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	<title>Psy et Geek ;-) &#187; internet</title>
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	<description>Psy &#38; Geek ;-) explore les mondes numériques</description>
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		<title>Internet : quel rôle dans l&#8217;apprentissage de la sexualité chez les adolescents</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 11:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>
		<category><![CDATA[adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[pédophilie]]></category>
		<category><![CDATA[pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte présenté aux  81ièmes Rencontres du CRIPS Ile-de-France Amour et sexualités sur Internet. 26 Septembre 2011. Quel rôle dans l&#8217;apprentissage de la sexualité chez les adolescents ? En 2005, une psychologue américaine, Patricia Greenfield, tire la sonnette d’alarme. L’internet que l’on présente comme un espace de partage des savoirs et de discussion n’est en fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify"><strong>Texte présenté aux  81ièmes Rencontres du CRIPS Ile-de-France Amour et sexualités sur Internet. 26 Septembre 2011. Quel rôle dans l&#8217;apprentissage de la sexualité chez les adolescents ? </strong></p>
<p align="justify">En 2005, une psychologue américaine, Patricia Greenfield, tire la sonnette d’alarme. L’internet que l’on présente comme un espace de partage des savoirs et de discussion n’est en fait pour les adolescents qu’un immense pornoland. En ligne, les enfants sont constamment confrontés à la sexualité Ils sont quotidiennement en contact avec des contenus sexuels ou pornographiques, qu’ils le souhaitent ou non. Ce contact répété avec la sexualité peut avoir des effets sur le développement des enfants, alerte Patricia Greenfield. Il peut être à l’origine de violences sexuelles, modifier leurs attitudes vis-à-vis de l’autre sexe ou leurs conceptions des relations sexuelles.</p>
<p align="justify">Le cri d’alarme de Patricia Greenfield rejoint des préoccupations quant à l’impact des médias sur les adolescents. Concernant, l’Internet plusieurs affaires mettant en cause des adolescents ont provoqué des débats public sur l’usage qu’ils peuvent avoir du réseau et les rencontres qu’ils peuvent y faire. Ces inquiétudes ont donné naissance aux USA au <em>Deleting Online Predator Act </em>qui a été introduit dans le <em>Protecting Children in the 21st Century Act. </em>Le texte de loi désigne les sites de réseaux sociaux comme des « <em>terrains de chasse pour les prédateurs »</em> et l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs a été discutée</p>
<p align="justify">Le mouvement d’inquiétude s’est également fait sentir en France. Des campagnes d’information de l’association e-enfance titrent « <em>Grace à son blog, Louise va tourner un film porno</em> », tandis que Action Innocence annonce . « <em>Un pseudo peut cacher n’importe qui</em>  » ou « » . De son coté, le secrétariat d’Etat chargé de la famille faisait de l’Internet un repaire de nazis, de psychopathes et de pédophiles :<em> « Ne laissez pas le danger entrer chez vous »</em></p>
<p align="justify">Qu’en est il exactement ? Quelles rencontres est ce que les enfants et les adolescents peuvent faire en ligne ? Quelles mesures de protection efficaces peut-on mettre en place. Pour répondre à ces questions, je présenterai les différents espaces fréquentés par les enfants . Je détaillerais ensuite les rencontres qu’ils peuvent y faire en m’appuyant sur des études scientifiques. Enfin, dans un troisième temps, je ferais quelques recommandations sur les protections qui peuvent être mises en place.</p>
<p align="justify"><strong>Les espaces en ligne des enfants et des adolescents</strong></p>
<p align="justify">Les adolescents sont massivement en ligne. On estime de 97% d’entre eux ont une présence régulière sur le réseau Internet. Quatre espaces différents sont fréquentés : les chat rooms, les messageries instantanées, les blogs et les sites de réseaux sociaux.</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Les chat rooms</span></p>
<p align="justify">Les chats rooms sont des dispositifs de discussion synchrone. Le dispositif est généralement divisé en trois parties. La partie centrale contient les échanges. Une colonne située à droite liste les noms des participants. Sous l’espace d’échange, une boite de dialogue permet d’entrer les messages et les commandes. Les messages défilent du bas vers le haut c&#8217;est-à-dire que les plus anciens disparaissent de la boite de chat par le haut. Le chat ne garde pas d’historique des messages. Les chats sont aujourd’hui des environnements riches c&#8217;est-à-dire que chaque évènement est associé à un son, que l’on peut y enrichir ses messages en modifiant la police de caractères et que l’on dispose de smiley pour dire son humeur de l’instant.</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Les messageries instantanées </span></p>
<p align="justify">Les messageries instantanées sont aussi des espaces de conversations en temps réel mais ils sont semi-fermés. Il faut que les deux parties donnent leur accord pour pouvoir discuter ensemble. Les messageries instantanées permettent l’archivage des messages. L’espace le plus connu est sans doute MSN &lt;chiffres&gt; 68% des adolescents utilisent des messageries instantanées.</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Les blogs</span></p>
<p align="justify">Les blogs sont des journaux en ligne. Ils sont constitués de deux espaces distincts. Les premier espace est l’espace de publication des billets. A droite ou à gauche, une colonne contient une liste de blogs que l’auteur recommande. L’auteur du blog modère les commentaires de ses billets, c&#8217;est-à-dire qu’il peut décider de les publier ou non. Si 54% des adolescents lisent des blogs, seuls 30% d’entre eux tiennent régulièrement un blog. Les blogs du domaine Skyrock sont la plus grande concentration de blogs francophones.</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Les réseaux sociaux</span></p>
<p align="justify">Les réseaux sociaux combinent ces différents dispositifs. Sur Facebook, il est possible de chatter, d’utiliser la messagerie instantanée et de bloguer. La différence avec les autres dispositifs tient au fait que chaque personne dispose d’un profil et d’une liste d’amis qui est navigable. Chacun est notifié sur son « mur » d’évènements se produisant sur les profils de ses amis, comme le chargement d’une image ou la publication d’un nouveau message. Il est possible de commenter ou « d’aimer » les statuts de ses amis. Les profils peuvent être privés c&#8217;est-à-dire fermés à tous ceux qui ne sont pas « amis », publics, c&#8217;est-à-dire ouverts à tout le monde, ou semi-publics, c&#8217;est-à-dire ouverts aux amis des amis. Les réseaux sociaux sont utilisés à 70% par les adolescents.</p>
<p align="justify"><strong>Les problèmes rencontrés en ligne par les adolescents</strong></p>
<p align="justify">Les adolescents peuvent rencontrer trois problèmes en ligne : les sollicitations sexuelles, le harcèlement en ligne, et les images pornographiques</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Les sollicitations sexuelles</span></p>
<p align="justify">L’augmentation du taux d’équipement des foyers en Internet haut débit à partir de 2000 a permis à un nombre considérable d’adolescents d’accéder à l’Internet. La multiplication des adolescents sur le réseau a en retour fait craindre pour leur sécurité. Des faits divers mettant en cause des pédophiles et le réseau Internet a fait surgir dans l’espace médiatique l’image du prédateur en ligne : un adulte, masquant ses intentions criminelles sous des pseudo, et se servant des traces laissées par les adolescents sur les réseaux sociaux pour les enlever et les violer.</p>
<p align="justify">Une étude de l’Université du New Hampshire a au moins en partie nourri ce type d’inquiétudes. Les média en ont retenu que 13% des jeunes sur Internet étaient sollicités par des « prédateurs en ligne ». Il s’agit en fait d’un raccourci, si car la situation est beaucoup plus complexe que cela. D’abord, toutes les sollicitations ne sont pas le fait d’adultes. Beaucoup sont le fait des enfants et des adolescents eux-mêmes. Ensuite, les sollicitations en ligne peuvent être sexuelles sans être perverses. Elles sont alors directes, crues, mais elles n’ont pas pour but de tromper la personne qui est sollicitée. Il faut prendre en compte la réception des sollicitations. La plupart des adolescents ne prennent pas ces sollicitations au sérieux. Ils ne sont ni effrayés ni ennuyés par les avances qui leur sont faites et ils savent prendre les mesures appropriées.</p>
<p align="justify">Ces précisions sont données par un des auteurs de l’étude, David Finkelhor. David Finkelhor est professeur de sociologie. Il travaille sur la maltraitance infantile depuis 1977 et a suivi les adolescents lorsqu’ils sont arrivés sur le réseau. Il est un spécialiste réputé et ses recherches sur les crimes sexuels impliquant des mineurs et l’Internet jettent toujours des lumières sur un sujet qui est traité sur un mode passionnel.</p>
<p align="justify">Dans une étude publiée en 2009, il montre que si le nombre d’arrestations de personnes ayant sollicité sexuellement des mineurs a augmenté de 21%, le nombre d’abus sexuels sur mineurs est en diminution. Ces résultats contrastés tiennent à la plus grande vigilance des forces de police sur le réseau. Au final, le nombre d’agresseurs en ligne arrêtés en 2006 constitue 1% des arrestations pour crimes sexuels commis contre des enfants</p>
<p align="justify">David Finkelhor donne comme estimations les chiffres suivants :</p>
<ul>
<li>
<div align="justify">4% des enfants de l’étude ont reçu des sollicitations sexuelles agressives. Un quart de ces sollicitations venaient de personnes que l’enfant connait hors ligne, et la plupart étaient des enfants.</div>
</li>
<li>
<div align="justify">4% des enfants de l’étude ont publié des photos d’eux même</div>
</li>
<li>
<div align="justify">4% des enfants déclarent avoir été gênés ou tourmentés par des sollicitations sexuelles en ligne</div>
</li>
</ul>
<p align="justify">Une étude plus récente menée par Ybarra et al. a comparé différents espaces fréquentés par les adolescents. Est-ce que les sites de réseaux sociaux sont tels que le décrit le <em>Deleting Online Predator Act </em>? Y a-t-il des lieux plus dangereux que d’autres ? La recherche a comparé les différents espaces en ligne en explorant deux types de problèmes que peuvent rencontrer les adolescents sur le réseau : les sollicitations sexuelles non souhaitées et le harcèlement en ligne.</p>
<p align="justify">15% des enfants questionnés rapportent avoir fait l’objet d’une sollicitation sexuelle non souhaitée au cours de l’année précédente. 34% rapportent un harcèlement en ligne (commentaires grossiers, rumeurs, menaces ou commentaires agressifs).</p>
<p align="justify">Résultat intéressant : alors que les chat rooms sont les espaces en ligne les moins fréquentés par les enfants, ils sont les plus souvent citées comme lieux d’agression. C’est là que les enfants affirment le plus souvent avoir été sollicités sexuellement ou harcelés. Dans seulement 4% des cas, la sollicitation sexuelle a eu lieu sur un réseau social. Enfin, l’étude notre que les filles sont davantage concernées par les agressions que les garçons.</p>
<p align="justify">Les auteurs interprètent ces résultats en mettant en avant le design des différents espaces. Les chat rooms sont des espaces anonymes et public. Tout le monde peut participer à la discussion sous des pseudonymes divers. Les messageries instantanées, les blogs et les sites de réseaux sociaux permettent un meilleur contrôle des échanges. Les propos offensants seraient alors plus facilement gérables.</p>
<p align="justify">Le pseudonymat sur Internet peut aussi rendre compte des sollicitations sexuelles ou des agressions en ligne. La situation de « désindividuation » réduirait le sentiment de responsabilité et de culpabilité. Les désirs sexuels et d’agression joueraient alors sans plus aucune inhibition.</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Les images pornographiques</span></p>
<p align="justify">Un sondage réalisé auprès de 1500 adolescents américains âgés entre 10 et 18 ans permet d’explorer l’ampleur du phénomène et de dresser un portrait des adolescents concernés. Les rencontres souhaitées et non souhaitées des adolescents avec du matériel pornographique ont été évaluées et mises en perspectives avec l’âge, le sexe, le type d’utilisation de l’Internet,</p>
<p align="justify">47% des adolescents questionnés affirmaient avoir été au contact avec de pornographie en ligne. Certains contacts étaient souhaités, et d’autres non.</p>
<p align="justify">Parmi les adolescents qui ne souhaitaient pas voir des images pornographiques, la plupart des rencontres se faisaient sur les sites de partage de fichiers. Selon Pew Internet, en 2009, 33% des adolescents partageaient des fichiers sur des plateforme peer-to-peer. Le pourcentage de rencontres avec le matériel pornographique augmente avec l’âge, le fait d’être harcelé ou d’avoir été sollicité sexuellement en ligne, des traits de caractère borderline, et la dépression.</p>
<p align="justify">Les logiciels de filtrage, la participation à des programmes éducatifs, et la surveillance parentale sont des mesures de protection efficaces.</p>
<p align="justify">Parmi les adolescents qui souhaitaient voir des images pornographiques, le fait d’être un garçon, d’utiliser des sites de partage de fichiers, de désirer parler de sexe avec des inconnus, de posséder des traits de personnalité borderline, d’utiliser l’Internet chez un ami et la tendance a transgresser sont des éléments aggravants.</p>
<p align="justify">Pour les auteurs, la fréquentation des sites pornographiques est un phénomène quasi généralisé. Elle est dans la plupart des cas non souhaitée. Qu’elle soit souhaitée ou non, elle est toujours plus grande chez les adolescents les plus vieux. Enfin, elle est liée a des souffrances personnelles ou relationnelle</p>
<p align="justify">Un autre sondage (Sabina, C., Wolak, J., &amp; Finkelhor, D. (2008)) explore l’exposition des adolescents la pornographie en ligne. 563 adolescents ont été questionnés via un questionnaire en ligne. 93% des garçons et 62% des filles ont été exposés à la pornographie en ligne. L’exposition avant 13 ans reste rare. L’écart entre les garçons et les filles est importants : les garçons rencontrent les images pornographiques plus tôt, voient davantage d’images pornographiques, et voient davantage d’images extrêmes</p>
<p align="justify">Le sondage reste assez imprécis sur les effets de ces images sur les adolescents. Les auteurs notent que quelques adolescents affirment qu’elles ont eu un effet important. Il est plutôt d’excitation chez les garçons et d’embarras ou de honte chez les filles.</p>
<p align="justify">Les auteurs notent une « exposition considérable à la pornographie en ligne » des adolescents ayant répondu au questionnaire. La disparité des situations rend nécessaire d’autres enquêtes : certains recherchent les images pornographiques, d’autres les découvrent au fil de la navigation, certains cherchent une information et d’autre des images excitantes, certains y reviennent d’autres non. Les auteurs s’inquiètent également de l’exposition à des images mettant en scène des perversions sexuelles</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Le harcèlement en ligne</span></p>
<p align="justify">On définit le harcèlement en ligne comme « un acte d’agression ouvert, intentionnel, envers une autre personne sur Internet » ou « un préjudice intentionnel et répété infligé au travers d’ordinateurs, de téléphones et autres appareils électroniques (Hinduja and Patchin 2009). Le harcèlement peut se produire sur des espaces publics comme des réseaux sociaux ou semi publics comme les chats ou les messageries instantanées. Le but du harcèlement en ligne est d’embarrasser, d’humilier ou de menacer.</p>
<p align="justify">Le harcèlement en ligne est très proche des sollicitations sexuelles non souhaitées. En effet, c’est un des moyens utilisé par les agresseurs sur le réseau Internet.</p>
<p align="justify">De tous les problèmes rencontrés en ligne, le harcèlement est le seul à être en augmentation (Mitchell, K. J., Wolak, J., &amp; Finkelhor, D. (2007)). Il est rare chez les jeunes adolescents et augmente avec l’âge et les filles sont davantage concernées que les garçons.</p>
<p align="justify">Les effets du harcèlement en ligne sont augmentés du fait de la multiplication des attaques en termes de lieu et de nombre. La victime reçoit des messages sur son compte Facebook, mais aussi sur sa messagerie instantanée et son mail ce qui lui laisse l’impression qu’elle n’est plus nulle part en sécurité. Le nombre des harceleurs donnent par ailleurs l’impression d’une publicité généralisée.</p>
<p align="justify">En fonction de la définition du harcèlement en ligne, les estimations du nombre d’adolescents concerné varient considérablement. Entre 4% et 46% des adolescents seraient concernés mais 67% des adolescents rapportent que le harcèlement est plus fréquent hors ligne que sur le réseau Internet.</p>
<p align="justify">Même si le pseudonymat de l’internet rend l’identification des agresseurs difficiles, le harcèlement en ligne est le plus souvent le fait d’autres adolescents. Victimes et agresseurs se connaissent hors-ligne mais la différenciation entre les uns et les autres peut être difficile. Une victime dans une situation peut tout-à-fait être agresseur dans une autre</p>
<p align="justify">Le harcèlement produit des effets d’autant plus désastreux que les adolescents sont à une période ou ils ont recours à des défenses massives pour venir à bout de situations difficiles. La violence, parfois retournée contre soi, ou les conduites antisociales sont des réponses possibles au harcèlement en ligne.</p>
<h5 align="justify">Conclusion et recommandations</h5>
<p align="justify">Les adolescents rencontrent trois types de problèmes en ligne : les sollicitations sexuelles non souhaitées, le harcèlement et la pornographie</p>
<p align="justify">Les sollicitations sexuelles sont la plupart du temps le fait d’autres adolescents, et la majorité d’entre eux savent les gérer. Les cas d’adultes se masquant sur le réseau pour abuser des enfants est anecdotique.</p>
<p align="justify">Les sollicitations sexuelles sont quasiment inexistantes sur les réseaux sociaux. Mais derniers posent un problème qui est insuffisamment pris en compte. Ils peuvent être utilisés comme espaces d’agression et de harcèlement. Des campagnes de dénigrement peuvent avoir des effets désastreux sur les enfants</p>
<p align="justify">L’exposition a la pornographie est un phénomène important qu’il faut prendre en compte.</p>
<p align="justify">L’Internet n’est pas un lieu plus dangereux qu’un autre, mais il met sous les yeux des adultes ce que la vie des adolescents peut avoir de tumultueux et de violent.</p>
<p align="justify">Pour assurer la meilleure protection aux enfants et aux adolescents en ligne il nous faut prendre conscience de deux chose. La première est qu’en ligne le danger ne vient pas d’un homme mur se faisant passer pour un adolescent afin de séduire des fillettes innocentes. Le portrait robot de l’agresseur type est plutôt est celui d’un un adolescent, bon élève, à l’aise dans le langage, et capable d’orchestrer des campagnes de diffamation.</p>
<p align="justify">Il nous faut aussi prendre conscience que les risques viennent davantage du désir de parler de sexualité avec des inconnus, des difficultés familiales, de la dépression chez l’adolescent, de l’isolement, bref, des facteurs de souffrance psychologique que l’on connait déjà.</p>
<p align="justify">Deux grands axes de travail peuvent être indiqués. Le premier est en direction des professionnels, des chercheurs et des parents et le second est en direction des enfants et des adolescents</p>
<p align="justify">Il faut à la fois la développer la connaissance des risques réels des enfants et adolescents en ligne et se donner des outils de diffusion de ces connaissances. Cela peut être fait au cours de journées d’études, ou par la mise en place d’un site web dédié.</p>
<p align="justify">Il faut également maintenir une présence éducative en ligne afin de toucher les adolescents là ou ils se trouve. Nous avons des éducateurs de rues, mais les adolescents arpentent maintenant les rues de Facebook et Azeroth. Nous avons besoin d’éducateurs numériques.</p>
<p align="justify">Si l’Internet est peu impliqué dans les abus sexuels sur mineurs, le harcèlement est lui beaucoup plus commun mais il reste méconnu. Il est donc souhaitable de</p>
<ul>
<li>
<div align="justify">Développer des programmes publics d’information sur le harcèlement en ligne</div>
</li>
<li>
<div align="justify">Développer des programmes de recherche sur le harcèlement en ligne.</div>
</li>
<li>
<div align="justify">Développer des guides de bonnes pratiques de l’Internet</div>
</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Recherches citées</strong></p>
<p align="justify">Andrew, S., &amp; Dana, B. (2008). Enhancing Child Safety &amp;amp; Online Technologies. Accessed Online: cyber. law. harvard. edu/sites/cyber. Retrieved from <a href="http://www.cap-press.com/pdf/1997.pdf">http://www.cap-press.com/pdf/1997.pdf</a></p>
<p align="justify">Mitchell, K. J., Wolak, J., &amp; Finkelhor, D. (2007). Trends in youth reports of sexual solicitations, harassment and unwanted exposure to pornography on the Internet. The Journal of adolescent health : official publication of the Society for Adolescent Medicine, 40(2), 116-26. doi:10.1016/j.jadohealth.2006.05.021</p>
<p align="justify">Sabina, C., Wolak, J., &amp; Finkelhor, D. (2008). The nature and dynamics of internet pornography exposure for youth. <em>Cyberpsychology &amp; behavior : the impact of the Internet, multimedia and virtual reality on behavior and society</em>, <em>11</em>(6), 691-3. doi:10.1089/cpb.2007.0179</p>
<p align="justify">Wolak, J., Finkelhor, D., &amp; Mitchell, K. (2009). Trends in Arrest of “Online Predators.” Durham, NH: University of New Hampshire, 30. Citeseer. Retrieved from <a href="http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.168.6232&amp;amp;rep=rep1&amp;amp;type=pdf">http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.168.6232&amp;amp;rep=rep1&amp;amp;type=pdf</a></p>
<p align="justify">Wolak, J., Mitchell, K., &amp; Finkelhor, D. (2007). Unwanted and wanted exposure to online pornography in a national sample of youth Internet users. Pediatrics, 119(2), 247-57. doi:10.1542/peds.2006-1891</p>
<p align="justify">Wolak, J., Mitchell, K., &amp; Finkelhor, D. (2007). Unwanted and wanted exposure to online pornography in a national sample of youth Internet users. <em>Pediatrics</em>, <em>119</em>(2), 247-57. doi:10.1542/peds.2006-1891</p>
<p align="justify">Ybarra, M. L., &amp; Mitchell, K. J. (2008). How risky are social networking sites? A comparison of places online where youth sexual solicitation and harassment occurs. <em>Pediatrics</em>, <em>121</em>(2), e350-7. doi:10.1542/peds.2007-0693</p>
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		<item>
		<title>Psychodynamique des groupes sur le r&#233;seau Internet</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Dec 2010 18:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeux vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[groupe]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Voici le texte de la thèse. Il devra être un peu modifié, notamment au niveau de la bibliographie qui est incomplète. La soutenance a été un très bon moment de travail. Les membres du jury ont tous fait des remarques qui donnaient à penser et envie de travailler encore davantage. Beaucoup de choses restent [...]]]></description>
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		</div>
<p>&#160;</p>
<p align="justify">Voici le texte de la thèse. Il devra être un peu modifié, notamment au niveau de la bibliographie qui est incomplète.</p>
<p align="justify">La soutenance a été un très bon moment de travail. Les membres du jury ont tous fait des remarques qui donnaient à penser et envie de travailler encore davantage. Beaucoup de choses restent encore à explore et comprendre, qu’il s’agisse de la médiation des objets numériques, des dynamiques des groupes en ligne ou des espaces psychothérapeutiques qui s’ouvrent avec le réseau ou les matières numériques.</p>
<p align="justify">J’ai été très touché de toutes les personnes qui se sont déplacées pour assister à la thèse. Je ne connaissais certaines d’entre elles “que” sur le net, ce qui donne une idée de la force des liens faibles. Je n’ai pas eu assez de temps pour échanger avec tous mais j’espère bien continuer les conversations qui se sont engagées autour et avant la thèse.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Thèse Yann Leroux</p>
<p>  <object id="doc_926569739929603" name="doc_926569739929603" height="600" width="100%" type="application/x-shockwave-flash" data="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" style="outline:none;" ><param name="movie" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf"><param name="wmode" value="opaque"><param name="bgcolor" value="#ffffff"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><param name="FlashVars" value="document_id=45699103&amp;access_key=key-2dlaub3d0hwlyf2xa6r9&amp;page=1&amp;viewMode=list"><embed id="doc_926569739929603" name="doc_926569739929603" src="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf?document_id=45699103&amp;access_key=key-2dlaub3d0hwlyf2xa6r9&amp;page=1&amp;viewMode=list" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="600" width="100%" wmode="opaque" bgcolor="#ffffff"></embed></object></p>
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		<title>R&#234;ve et Internet</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 09:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[matières numériques]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai toujours été frappé la le fait que le cyberespace était un espace onirique. Cela est longtemps resté en moi comme une impression vague, faite de souvenirs de parties de jeu vidéo, et de rencontres étranges entre des éléments de la cyberculture et des éléments de théorie psychanalytique. Par exemple, Le Neuromancien de William Gibson [...]]]></description>
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<p align="justify"><a title="Nothing on TV de futureatlas.com, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/87913776@N00/3241512841/"><img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" alt="Nothing on TV" src="http://farm4.static.flickr.com/3091/3241512841_1fd19e208a.jpg" width="500" height="375" /></a> </p>
<p align="justify">J’ai toujours été frappé la le fait que le cyberespace était un espace onirique. Cela est longtemps resté en moi comme une impression vague, faite de souvenirs de parties de jeu vidéo, et de rencontres étranges entre des éléments de la cyberculture et des éléments de théorie psychanalytique.</p>
<p align="justify">Par exemple, Le Neuromancien de William Gibson s’ouvre sur<em> “Le ciel au-dessus du port était couleur télé calée sur un émetteur hors service” </em>et j’associais cette couleur-bruit blanc à <a href="http://www.cairn.info/revue-topique-2001-1-page-103.htm">l’écran blanc du rêve de Lewin</a> et au souvenir d’une fièvre enfantine. Pour moi, les liens entre ces trois éléments sont évidents, mais je peine à les traduire pour un autre. </p>
<p align="justify">Aussi ai-je été heureux de voir que John Suler avait un peu travaillé la question [<a href="http://www-usr.rider.edu/~suler/psycyber/cybdream.html">The cyberspace as a dream world</a>]. Pour lui, le cyberespace est comme un rêve car on y interagit comme dans un rêve : on vole, traverse des mur, parle à des personnes qui ne sont pas dans le même espace, les objets apparaissent et disparaissent comme par magie,&#160; etc.</p>
<p align="justify">Mais la position de John Suler ne me satisfaisait pas totalement. Elle confond le rêve avec son produit final. Le rêve n’est pas le contenu manifeste. Il n’est pas le souvenir que l’on en a au réveil. Il n’est pas non plus dans les pensées latentes qui ont donné lieu au rêve. Le rêve est dans le travail du rêve, c’est-à-dire dans les opérations qui contribuent à transformer la matière psychique en images rêvées.</p>
<p align="justify"><strong>Comme le rêve, l’Internet est un espace d’inscription</strong>. Ces inscriptions peuvent prendre la forme d’un texte, d’une image, d’un son. Elles peuvent être générées automatiquement&#160; ou être une action délibérée. Elles contiennent des expériences, des pensées, des représentations et des affects conscients et inconscients</p>
<p align="justify"><strong>Comme le rêve, l’Internet est un espace dynamique </strong>dans lequel la circulation des matières numériques est réglé par des processus spécifiques : copier, coller, éditer, envoyer, supprimer.</p>
<p align="justify"><strong>Comme le rêve, l’Internet est un espace économique</strong> dans lequel des charges d’investissement se déplacent. Ces charges d’investissement se traduisent par le fait qu’un groupe de discussion va se concentrer sur un fil de discussion, ou qu’une vidéo va être fortement investie et diffusée au travers des réseaux sociaux </p>
<p align="justify"><strong>Comme le rêve, le cyberespace est une espace de transformation et de travail psychique.</strong> La matière numérique est crée, copiée, collée, et transmise. Ces opérations permettent à la matière numérique d’être figurée, ce qui est la condition nécessaire pour qu’elle soit utilisable par des êtres humains. Elle est également objet de déplacements et de condensations, qui sont les deux autres mécanismes clés du rêve. Elle y est plus ou moins disponible en fonction des charges d’investissement dont elle est l’objet </p>
<p>Nothing on TV par <a href="http://www.flickr.com/photos/87913776@N00/">futureatlas.com</a></p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=849&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;addiction &#224; Internet ? Comme l&#8217;Empire Qing !</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 14:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[addiction]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[jeux vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[panique morale]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Le détour par d’autres cultures permet de mieux comprendre celle dont on est issu. C’est le pari de l’anthropologie depuis Levi Strauss. C’est aussi celui d’un très bon article de Alex Golub et Kate Lingley qui se penche sur l’addiction à l’Internet et aux jeux vidéo : “Just like the Qing Empire : Internet [...]]]></description>
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<p><a title="qing tombs (132) de super.heavy, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/adamcnelson/607090782/"><img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" alt="qing tombs (132)" src="http://farm2.static.flickr.com/1208/607090782_c6f220526e.jpg" width="500" height="335" /></a>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Le détour par d’autres cultures permet de mieux comprendre celle dont on est issu. C’est le pari de l’anthropologie depuis Levi Strauss. C’est aussi celui d’un très bon article de Alex Golub et Kate Lingley qui se penche sur l’addiction à l’Internet et aux jeux vidéo : “Just like the Qing Empire : Internet Addiction, MMOGs, and Moral Crisis in Contemporary China”</p>
<p align="justify">L’empire Qing est le dernier empire chinois. Adossé à des millénaires d’histoire, il voit arriver sans crainte les “long-nez”. A partir du 19ième siècle, il s’est continuellement affaiblit pour des raisons externes et des raisons internes. En 1842, les Anglais forcent les chinois a autoriser le commerce de l’opium un moment interdit. Le traité de Nankin se fait au son du canon et toutes les autres puissances occidentales s’engouffreront dans la brèche. L’empire chinois est incapable de contenir les appétits occidentaux et doit par ailleurs faire face à des difficultés internes : des famines, des catastrophes naturelles, des guerres civiles et une corruption généralisée laissent l’empire Qing exsangues. Le 19ième siècle et le 20ième siècle sont scandés par des défaites répétées devant les puissances occidentales.</p>
<p align="justify">La thèse des auteurs est la suivante : les discours sur l’addiction et les jeux vidéo cristallisent des changements dans “l’ordre moral” de la société chinoise. Ils rappellent que d’une part l’idée d’une addiction à l’Internet ou aux jeux vidéo ne fait pas consensus, et que d’autre part la psychiatrie n’est pas un miroir de la réalité. Elle embarque des pratiques sociales, des normes des pouvoirs…</p>
<p align="justify">En Chine, l’arrivée de l’Internet a eu pour effet de créer un nouvel espace public : les “Wang ba” (cybercafés) sont devenus les lieux à la fois très prisés et très critiqués. il permettaient à ceux qui n’avaient pas Internet chez eux d’accéder à des services comme le chat, les jeux vidéo ou le mail. Mais, ils ont également été présentés comme des espaces dans lesquels les mélanges sociaux les plus troubles se produisent: les jeunes gens de bonne famille y rencontrent des personnes moins recommandables; ils sont au contact de produits stupéfiants comme le tabac, et l’alcool. L’ensemble fait du Wang ba un espace de dissolution des mœurs.</p>
<p align="justify">Les auteurs montrent comment la panique morale a été crée en Chine. Le gouvernement Chinois s’est d’abord montré circonspect vis à vis de l’Internet. Puis, des média ont relayé des histoires frappant l’imagination : un jeune homme tue son oncle pour lui voler de l’argent pour jouer à un jeu vidéo; deux adolescents exténués par une trop longue durée de jeu vidéo s’endorment sur un voie ferrée et se font écraser; un homme en tue un autre pour le vol d’une épée dans Mir II; un adolescent de 13 ans se suicide après avoir joué à Warcraft III; 4 adolescents sont blessés dans une bagarre dans un cybercafé pour un objet ; un adolescent de 17 ans se tue après avoir rencontré son amante en ligne et découvert qu’elle était une trentenaire; un homme obèse meurt après une session marathon de jeu vidéo</p>
<p align="justify">Les articles de la presse ont été accompagnés de travaux académiques indiquant la montée en puissance d’une nouvelle pathologie : l’internet, les jeux vidéo sont des objets d’addiction. A partir de ce moment, la pompe est amorcée, et tout problème est compris au travers de ce prisme. </p>
<p align="justify">En Chine, l’adoption de l’addiction à l’Internet a été favorisé par l’histoire. Le souvenir de l’opium imposé par les anglais pour assoir leur domination commerciale est encore vif. Pour beaucoup de Chinois, la première guerre de l’opium a été le point de départ de l’affaiblissement de l’Empire du Milieu.</p>
<p align="justify">Les Chinois n’ont pas manqué de faire le lien avec l’opium : de la même façon que l’Angleterre leur a imposé le commerce de l’opium et ses conséquences sanitaires et économiques désastreuses, l’Internet est un “opium électronique”. pour que l’histoire ne se répète pas, il faut donc s’en protéger</p>
<p align="justify">La Chine d’aujourd&#8217;hui est aux prises avec des changements majeurs qui touchent à la fois les structures familiales et les subjectivités individuelles. Les discours sur l’addiction à l’Internet ou aux jeux vidéo sont un reflet de ces modifications. Ces discours permettent en retour aux Chinois de mieux prendre en compte ces modifications. Par exemple, la description type fait jouer la figure d’une mère éplorée, d’un jeune homme isolé absorbé par des émotions violentes et refusant de retourner à l’école. </p>
<p align="justify">La situation type crypte en fait toute une série de modifications qui affectent la culture Chinoise : l’enfant unique, la montée de l’individualisme, le consumérisme, et la médicalisation du bien être.</p>
<p align="justify">La situation des enfants Chinois est très particulière. Du fait de la politique de l’enfant unique, l’enfant se retrouve seul à porter les espérances parentales. Il en résulte chez beaucoup d’entre eux des troubles du narcissisme : ils sont souvent extravagants et despotiques. Mais c’est surtout parce que les espérances parentales qu’ils doivent supporter se font sur la mise au tombeau de ce qu’ils sont. : ils doivent avant tout satisfaire leurs parents. </p>
<p align="justify">Le consumérisme a conduite à consommer des services médicaux, d’où l’utilisation de drogues pour traiter l’addiction à l’Internet et aux jeux vidéo. Les notions de contrôle de soi ou encore les solutions venant de la médecine traditionnelle sont écartés parce que trop couteuses en temps : il faut des résultats, et des résultats rapides. C’est sans doute ce qui explique que les traitements mis en place en Chine étonne plus d’un psychothérapeute</p>
<p align="justify">Enfin, les solidarités ne sont plus au cœur des subjectivités. Avec l’addiction à l’Internet, les Chinois importent la vision d’un individu et d’un individu aux prises avec des conflits intrapsychiques. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Le rapport avec l’empire Qing ? De la même manière que les Qing ont été très ambivalent vis à vis des technologies occidentales, les Chinois vivent les changements de leur société comme riches de risques et de promesses, concluent Alex Golub et Kate Lingley. “L’addiction à l’Internet et aux jeux vidéo” est une figure qui leur permet de porter dans l’espace public les questions qui se présentent à eux</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Source : “Just Like the Qing Empire”: Internet Addiction, MMOGs, and Moral Crisis in Contemporary China. Games and Culture January 2008 3: 59-75, doi: 10.1177/1555412007309526</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Crédit photo : qing tombs (132) par <a href="http://www.flickr.com/photos/adamcnelson/">super.heavy</a></p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=845&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Les enfants, les jeux vid&#233;o et l&#8217;Internet</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 08:32:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[internet]]></category>
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		<description><![CDATA[Je suis intervenu Jeudi 23 Septembre au Colloque organisé par la petite Bibliothèque Ronde Les nouvelles pratiques culturelles des enfants face au numérique. Le thème sur lequel je suis intervenu était “Les enfants, les jeux vidéo et Internet”. Je me suis plutôt centré sur les jeux vidéo avec comme objectif principal de faire connaitre les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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		</div>
<p>Je suis intervenu Jeudi 23 Septembre au Colloque organisé par la petite Bibliothèque Ronde <a href="http://www.lapetitebibliothequeronde.com/La-bibliotheque/Activites-Projets/Colloque-Les-nouvelles-pratiques-culturelles-des-enfants-face-au-numerique"><strong>Les nouvelles pratiques culturelles des enfants face au numérique</strong></a><strong>. </strong>Le thème sur lequel je suis intervenu était “<em>Les enfants, les jeux vidéo et Internet</em>”. Je me suis plutôt centré sur les jeux vidéo avec comme objectif principal de faire connaitre les jeux vidéo aux bibliothécaires et leur montrer que ce sont des média qui peuvent soutenir la pensée. </p>
<p>Il n’y a pas de mon point de vue des moments ou l’on pense et des moments ou l’on s’amuse. Il est possible de prendre du plaisir dans le travail intellectuel le plus aride et il est possible de penser en s’amusant pleinement. Et pour être complet, le travail intellectuel comme le jeu peuvent être mis au service d’une absence (presque) totale de pensée : combien s’abiment dans le travail pour ne pas penser ?</p>
<p>Je suis intervenu avec&#160; Karen Bertrams qui nous a fait par de son expérience aux Pays-Bas. L’abord du jeu vidéo y est totalement décomplexé : on joue dans les bibliothèques et celles ci sont pleinement implantées dans les paysages numériques : elles bloguent, elles twittent, elles sont sur Facebook….</p>
<p>Je n’ai pu être présent que pendant&#160; la matinée, mais ce que j’y ai entendu donne beaucoup à penser. D’abord, le sentiment que les bibliothèques font face à des temporalités différentes : créer une page Facebook prend 1 minutes. Avoir l’autorisation administrative de le faire prend beaucoup plus de temps. Ensuite, il y a des erreurs de perspective : nous ne sommes plus devant le numérique. Nous avons franchi le mur du numérique depuis le web 2.0. Nous sommes maintenant dans le numérique. C’est avec ces pratiques d’un Internet pervasif&#160; que les bibliothèques doivent faire aujourd’hui</p>
<p>&#160;</p>
<p>Je vous laisse avec le texte de l’intervention : Les enfants, les jeux vidéo et l&#8217;Internet. Intervention Petite Bibliothèque Ronde BNF Septembre 2010</p>
<p>  <object id="doc_743895073968308" name="doc_743895073968308" height="600" width="100%" type="application/x-shockwave-flash" data="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" style="outline:none;" ><param name="movie" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf"><param name="wmode" value="opaque"><param name="bgcolor" value="#ffffff"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><param name="FlashVars" value="document_id=38116187&amp;access_key=key-82vznrve78u04zoa1a2&amp;page=1&amp;viewMode=list"><embed id="doc_743895073968308" name="doc_743895073968308" src="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf?document_id=38116187&amp;access_key=key-82vznrve78u04zoa1a2&amp;page=1&amp;viewMode=list" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="600" width="100%" wmode="opaque" bgcolor="#ffffff"></embed></object></p>
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		<title>Demain au COPES</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 08:44:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je serais Mardi 30 Mars au Centre d’Ouverture Psychologique et Sociale&#160;COPES (Paris) pour une journée de formation. Le thème de cette année est “Le virtuel, jeux et enjeux pour l’enfant et la famille”. Le programme illustre parfaitement la situation française. D’un coté Michael Stora anime une formation sur Jeux vidéo, chat, blog… De la médiation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify"><a href="http://www.lecopes.org/index.php?p=copes"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" title="lecopes" alt="logo" align="left" src="http://www.lecopes.org/theme/logo.jpg" width="168" height="140" /></a>Je serais <strong>Mardi 30 Mars</strong> au <strong>Centre d’Ouverture Psychologique et Sociale</strong>&#160;<a href="http://www.lecopes.org">COPES</a> (Paris) pour une journée de formation. Le thème de cette année est “<strong>Le virtuel, jeux et enjeux pour l’enfant et la famille</strong>”. </p>
<p align="justify">Le programme illustre parfaitement la situation française. D’un coté <strong>Michael Stora</strong> anime une formation sur <a href="http://www.lecopes.org/index.php?p=sm10-15"><strong>Jeux vidéo, chat, blog… De la médiation thérapeutique au risque de cyberdépendance</strong></a><strong>&#160;</strong>avec cette précaution verbale (le risque) qui implante durablement l’idée d’une “cyberdépendance”. De l’autre, <strong>Serge Tisseron </strong>anime l’atelier <a href="http://www.lecopes.org/index.php?p=sm10-17"><strong>Le virtuel, jeux et enjeux pour l’enfant et la famille</strong></a>”. Les deux formations n’en faisaient qu’une l’année dernière…</p>
<p align="justify">Il va sans dire que ma préférence va aux conceptions de <strong>Serge Tisseron </strong>même si si déplore la présence du mot “addiction” dans la présentation de la formation. Je sais que <strong>Thomas Gaon </strong>fait partie du groupe de formateurs</p>
<p align="justify">Le public est composé d’éducateurs, d’animateurs, de psychologues qui sont à la fois intéressés par “le virtuel” et qui ont un très faible usage de l’Internet. C’est donc l’occasion de leur donner des éléments de cyberculture. J’aborde donc généralement l’histoire du réseau – non, on ne doit pas l’Internet à la bombe atomique – avant d’en venir au cœur de mon intervention : la vie sociale en ligne. Il y a là beaucoup d’aspects différents</p>
<ul>
<li>
<div align="justify">Que cherchons nous en ligne ? : </div>
</li>
<li>
<div align="justify">Qu’appelle-t-on identité en ligne ?</div>
</li>
<li>
<div align="justify">Comment fonctionnent les communautés en ligne ?</div>
</li>
<li>
<div align="justify">Comment la destructivité peut elle être mise en œuvre en ligne (Mr Bungle, Alex et Joan, le cas Kaycee…)</div>
</li>
<li>
<div align="justify">Comment la créativité peut elle être mise en œuvre en ligne (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/machiminas" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  machiminas" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >machiminas</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup>, un cas d’illusion groupale…)</div>
</li>
</ul>
<p align="justify">Il est important de montrer à ce public que le réseau n’est pas un autre monde. Il n’y a pas une autre réalité qui aurait pris place aux cotés de la réalité et de la réalité psychique. Ce que nous faisons en ligne a un effet hors ligne et vice versa.</p>
<p align="justify">Ce type de public est souvent intéressé par les jeux vidéo. C’est donc aussi l’occasion de faire un peu d’histoire – comment pourrait on comprendre la situation actuelle si on ne sait pas de quoi elle procède – et de taxinomie : un FPS ce n’est pas un <strike>MEUPORG</strike> MMORPG !. Avec ce public, j’aime présenter le modèle du <strong>ludopaysage</strong> et mon expérience de médiation psychothérapeutique avec les jeux vidéo: les notions qui y sont utilisées sont connues de tous, et cela me permet de voir comment elles sont est reçues et les aspects à améliorer. </p>
<ul>
<li>
<div align="justify">qu’est ce qu’un jeu vidéo ?</div>
</li>
<li>
<div align="justify">comment un jeu vidéo peut il être support de pensée ?</div>
</li>
<li>
<div align="justify">comment fonctionne l’immersion vidéo ludique [new !]</div>
</li>
<li>
<div align="justify">comment utiliser les jeux vidéo dans des médiations éducatives et psychothérapeutiques</div>
</li>
<li>
<div align="justify">pourquoi il n’y a pas de jeu sérieux (<em>serious game) </em>[new!]</div>
</li>
</ul>
<p align="justify">Finalement, l’histoire de l’Internet est une histoire de l’écriture, de ses supports et des questions que cela nous pose. L’écriture est généralement perçue comme support de pensée : elle est une mémoire, elle est une narration de soi et des autres. Mais nous avons aussi qu’elle a pu être pensée tout autrement : Platon, déjà, se méfiait de l’écriture. Shane_Fenton a rapporté ici un excellent article qui traitait des <em>dangers </em>de l’écriture. Avec l’écriture vient la question de ses supports et de leurs qualité : certains prennent bien l’encre, d’autre acceptent facilement l’effacement etc. Il est intéressant de comparer cela à l’<strong>écriture électronique </strong>qui fonctionne avec des règles très différentes : c’est une écriture orale, qui mêle les images aux signes et qui s’efface sans laisser de traces. Tous ces éléments sont à prendre en compte pour comprendre comment nous appréhendons le réseau.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">J’attends de cette journée de formation que les participants repartent avec une vision plus précise de l’Internet et la conviction que les matières numériques doivent être utilisées dans leur travail. </p>
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		<title>L&#8217;Internet comme enfer</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Trouvé via Serial Mapper,cette superbe carte de l’Internet inspirée l’enfer tel que Dante l’imagine dans La Divine Comédie. Elle fera sourire tous ceux qui ont connu l’Internet du temps du RTC, des Newsgroups, listes de diffusion et autres forums. A cette époque, l’Internet était un autre lieu dans lequel on allait après avoir accomplis quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p>Trouvé via <a href="http://www.serialmapper.com/archive/2010/02/21/avis-de-recherche.html">Serial Mapper</a>,cette superbe carte de l’Internet inspirée l’enfer tel que Dante l’imagine dans La Divine Comédie. Elle fera sourire tous ceux qui ont connu l’Internet du temps du RTC, des Newsgroups, listes de diffusion et autres forums. A cette époque, l’Internet était un autre lieu dans lequel on allait après avoir accomplis quelques rituels. D’abord, attendre la nuit et ses tarifs protecteurs. Ensuite lancer la connexion et attendre avec confiance ou angoisse la négociation du modem avec le serveur. Attendre la petite lumière verte indiquant l’établissement de la connexion. Charger son mail et ses newsgroups et se enfin lancer avec avidité dans la lecture et le plaisir des discussions qui vous poursuivaient jusqu’au lendemain.</p>
<p>&#160;</p>
<p>L’Internet était lointain et il fallait bien des argonautes pour l’atteindre. Mais aussi loin puisse t-on aller, il n’y avait pas un jour ou l’on ne se rappelait pas que l’Enfer, c’est les autres. Dans la nuit,on rencontrait bien des être fantasmagoriques : trolls et lurkers, UCEs, spams… Toute une ménagerie qui aurait fait passer la Nef des fous pour un agréable pique-nique</p>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
<p><img alt="http://pics.kuvaton.com/kuvei/dantes_internet.jpg" src="http://pics.kuvaton.com/kuvei/dantes_internet.jpg" width="493" height="651" /></p>
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		<title>La religion de nos machines</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 11:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un texte mi-humoristique, mi-sérieux, Umberto Eco affirmait le Mac était catholique et Window était protestant. Le Mac est “amical, conciliant, convivial”, il “explique la démarche à suivre” et se rapproche du “ratio studoriumW” des Jésuites. Le PC serait protestant parce qu’il nécessite “une libre interprétation des écritures”, c’est la machine des “décisions tourmentées” et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
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<p align="justify"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ratiostudiorum.jpg"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="" align="left" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1d/Ratiostudiorum.jpg/180px-Ratiostudiorum.jpg" width="180" height="251" /></a>Dans un texte mi-humoristique, mi-sérieux, <strong>Umberto Eco</strong> affirmait le <a href="http://www.moissey.com/UmbEco.htm">Mac était catholique et Window était protestant</a>. Le Mac est “amical, conciliant, convivial”, il “explique la démarche à suivre” et se rapproche du “<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/<em>ratio_studorium" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  <em>ratio studorium" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" ><em>ratio studorium</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup></em>” des Jésuites. Le PC serait protestant parce qu’il nécessite “une libre interprétation des écritures”, c’est la machine des “décisions tourmentées” et de l’ “herméneutique subtile”. Le système d’exploitation des PC n’est rien d’autre qu’un “schisme anglican”. Il exhibe une riche interface graphique mais garde par devers lui l’austère MS-DOS</p>
<p align="justify">Le “<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/<em>ratio_studorium" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  <em>ratio studorium" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" ><em>ratio studorium</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup></em>” établi à la toute fin du 16ième siècle est un guide systématisant les apprentissages que les jésuites donnaient dans leurs collèges. Après la leçon, venait pour l’élève le temps de la répétions (<em>repetitio</em>) au sens d’une reprise et d’une réappropriation de ce qui venait d’être transmis. Des <em>disputationes </em>permettaient aux étudiants de discuter ce qui est présenté. Ces <em>disputes </em>peuvent prendre la forme de <em>concertationes </em>au cours desquelles des parties se posent des questions l’une à l’autre. L’espace de l’enseignement est un espace de débat. L&#8217;acte de l’élève&#160; est central : il doit s’exercer à la manipulation des connaissances.</p>
<p align="justify">Il est assez facile de voir que cette position est au cœur l’Internet qu’il s’agisse des communautés premières comme celles des linuxiens de celles qui fleurissent à l’ombre des dispositifs du Web 2.0. Dans un cas comme dans l’autre, en effet, la profusion des Foire aux Questions, des Conseils d’Utilisation, des <em>Request for Comment</em> et aux Tutoriaux sont autant des guides écrits pour faciliter la formation des utilisateurs. Ceux ci sont encouragés à “s’exercer eux même” tout comme le professe l’ancien <em>ratio studorium </em>et dans les usages du web comme dans les collèges jésuites la figure du maitre n’est plus centrale.&#160; Dans un comme dans l’autre, le coté mica, convivial et conciliant est mis en avant. Dans un cas comme dans l’autre, l’oralité est privilégiée et les <em>flames wars </em>équivalents modernes des <em>disputaniones </em>d’antan. Enfin, dans un cas comme dans l’autre, <strong>ce qui fait autorité, c’est la maitrise que l’on acquiert peu à peu par l’usage des outils</strong>. Le “faire par soi-même”, et “l’exercice de soi” chers au jésuites se retrouve dans les usages du réseau par lequel on encourage chacun à s’exercer en fonction de son niveau de connaissance. </p>
<p align="justify">Mais on retrouve également la position “protestante” : les guides sont là, disponibles et ouverts, mais ils peuvent aussi nécessiter une interprétation. Une maxime linuxienne l’illustre parfaitement : “si nous ne comprenez pas ce message, alors c’est que le problème auquel vous vous attaquez dépasse trop largement vos compétences. “ Le “<em>lurk more</em>” de anonymous peut également s’entendre dans ce sens. Les machines renvoient parfois des messages abscons dont nous devons deviner le sens. Il y aussi tous ces messages d’alertes qui nous promettent mille morts si nous ne faisons pas la bonne mise à jour ou si nous osons ouvrir ce fichier.<strong> Patrick Flichy</strong> avait remarqué cette éthique protestante à l’œuvre dans les communauté d’apprentissage dans l’Imaginaire d’Internet</p>
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		<title>Dedipixs et texting</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’ai été interrogé par David Martin pour radio Totem a propos des dedipics et de sexting. L’interview a été courte, et il ne m’a pas été possible de déplier complètement ce phénomène et je me suis surtout attaché a essayer de faire passer une idée : il faut garder un œil sur les pratiques adolescences, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify">J’ai été interrogé par <a href="http://www.radio-totem.net/emissions/emission-3">David Martin pour radio Totem</a> a propos des dedipics et de sexting. L’interview a été courte, et il ne m’a pas été possible de déplier complètement ce phénomène et je me suis surtout attaché a essayer de faire passer une idée : il faut garder un œil sur les pratiques adolescences, et les interdire lorsque c’est nécessaire. C’est un travail que les parents doivent faire, et il ne faut pas qu’ils s’appuient sur des éléments tiers comme des modérateurs des espaces en ligne ou un logiciel parental. </p>
<p align="justify">Un <strong>dedipic</strong> est une photo sur laquelle la personne apparait tenant un court texte&#160; Le texte est généralement une dédicace au propriétaire du blogue sur lequel est posté la photo. Il s’agit donc d’une pratique de métissage mélangeant l’image (<em>pic</em>ture) et le texte (<em>dedi</em>cace).</p>
<p align="justify">Le <strong>sexting</strong> est l’envoi de MMS ou de SMS à caractère sexuel. Les sondages qui ont été faits laissent entendre que la majorité des enfants ont été au contact avec une image sexuelle sur le réseau.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Jeux d’enfants et pornographie</strong></p>
<p align="justify">Il faut d’abord faire la différence entre les jeux de pré-adolescents d’enfants et la pornographie. Les jeux d’enfants peuvent avoir un caractère sexuel, et ne méritent pas un traitement particulier de la part des adultes pour autant que les interdits fondamentaux n’ont pas été transgressés. Lorsqu’elle implique un enfant, la pornographie est un crime, et son traitement relève de la loi. Il est important de faire la distinction sinon on arrivera à des situation ou une loi sensée protéger les enfants sera utilisée contre eux.</p>
<p align="justify"><strong></strong></p>
<p align="justify"><strong>La question de la pédophilie</strong></p>
<p align="justify">La pédophilie est souvent présentée comme le grand danger de l’Internet pour les plus jeunes. S’il existe en effet des cas d’enfants séduits en ligne par des adultes, ceux ci demeurent fort heureusement rares. Il faut faire à ce propos deux remarques. La première est que dans la majorité des cas, le pédophile est un membre de la famille ou un proche de l’enfant. La seconde est que les enfants abusés en ligne sont des enfants. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Le harcèlement en ligne</strong></p>
<p align="justify">Le danger les plus fréquent auquel les jeunes internautes peuvent être confrontés en ligne est&#160; plutôt le harcèlement. L’internet offre en effet des moyens simples pour harceler quelqu’un : saturation de sa boîte mail, message offensant sur les forums, son blogue ou ses pages Facebook, Myspace ou Youtube. A un moment où l’estime de soi est en plein réaménagement, un déluge de messages insultants peut être dévastateur. Il faut aussi prendre conscience que les mondes en ligne donnent un effet de biais important : le harcèlement est plus visible par les adultes parce que Internet est un monde de traces. Les adultes sont alors confrontés à quelque chose qu’ils tentent généralement de ne pas voir : le monde de l’enfance est banalement un monde violent et sexualisé; ce n’est pas le monde idéalisé que la plupart des adultes s’en font après coup.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Elements de dynamiques sous jacents au dedipic</strong></p>
<p align="justify">L’invention première du dedipic tient surtout à deux désirs assez banaux. Le premier est un désir d’interactivité. Un dedipic est beaucoup plus riche qu’un commentaire. Il donne une mesure de l’engament de la personne dans la relation puisqu’il faut d’abord prendre une image dont on aura soigné la composition et ensuite la téléverser sur le site distant. Un dedipic engage en personne : on donne de son image et donc de soi. Le dedipic bénéficie de toute la sensualité de l’image, de ses pouvoirs<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/dedipixs-et-texting#footnote_0_733" id="identifier_0_733" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tisseron, S., Psychanalyse de l&rsquo;image">1</a></sup></p>
<p align="justify">Le second désir satisfait par le dédipic est l’authenticité. Le dedipic est la preuve en image que l’on est en lien en ligne avec de vraies personnes. Les adolescents qui sont en plein changements ont eu soif d’authenticité a peu près inextinguible. Les frontières entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas se déplacent et suscite un intense travail psychique autour de ce qui est réel et ce dont on ne peut que rêver. </p>
<p align="justify">D’autres tendances peuvent être en jeu : questionnement sur son corps, sur le désir de l’autre, jeux autour de l’emprise et de la possession…. Avec le dedipic, avoir l’autre dans la peau n’est plus une métaphore</p>
<p align="justify">Dans les pratiques adolescentes les choses commencent à déraper lorsque le dedipic entre dans un système de gratification narcissique. Le risque de dérapage est d’autant plus grand que la personne dispose de peu d’occasions de gratifications narcissiques dans son environnement.. Le risque est d’entrer dans un jeu de dupes : offrir à un autre un plaisir sexuel contre une gratification narcissique. Le dedipic n’est plus alors quelque chose qui ouvre sur une interactivité avec une personne. C’est le cache misère d’une relation perverse. Ce qui intéresse n’est pas en effet la dédicace mais le sexuel qui est a proximité ou derrière le texte : bout de cuisse, sein, pubis… Les dynamiques du web 2.0 accélèrent encore le processus en mettant chacun en position de rivalité imaginaire avec les autres : il est toujours possible d’aller plus loin, de faire des images de plus en plus rénumératrices</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_733" class="footnote">Tisseron, S., Psychanalyse de l’image</li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=733&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Internet comme miroir des exclusions</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Internet est souvent présenté comme un facteur de démocratisation. Le réseau participerait au bon mélange des masses, en mettant en contact des personnes d’horizons et d’intérêts différents. Le professeur et le maçon, l’adolescent et vieillard, le noir et le blanc trouveraient ici un espace ou ces différences ne compterait plus. Ce qui compterait, ce serait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/17/statue_liberte15.jpg" align="left" src="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/17/statue_liberte15.jpg" width="143" height="224" />L’Internet est souvent présenté comme un facteur de démocratisation. Le réseau participerait au bon mélange des masses, en mettant en contact des personnes d’horizons et d’intérêts différents. Le professeur et le maçon, l’adolescent et vieillard, le noir et le blanc trouveraient ici un espace ou ces différences ne compterait plus. Ce qui compterait, ce serait les compétence : la capacité à produire un beau texte, celle d’être présent et d’animer un lieu en ligne, ou encore des compétences à jouer remplacerait. En un mot, Internet serait une merveilleuse méritocratie. </p>
<p align="justify"><strong><a href="http://www.zephoria.org">danah boyd</a></strong> remet tout cela en cause lors d’une conférence au <a href="http://personaldemocracy.com/">Personal Democracy Forum</a>. “<a href="http://www.danah.org/papers/talks/PDF2009.html">The Not-So-Hidden Politic of Class Online</a>” Elle part de l’histoire de MySpace et de Facebook et montre que la façon dont les populations américaines s’y répartissent tient à des mécanismes d’exclusion sociale.</p>
<p align="justify">MySpace a été un des premiers site de réseau social<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/linternet-comme-miroir-des-exclusions#footnote_0_731" id="identifier_0_731" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="pour l&rsquo;histoire des sites de r&eacute;seaux sociaux voir boyd, d. m., &amp;amp; Ellison, N. B. (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship. Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1), article 11">1</a></sup> et le transfert d’une partie de sa population vers Facebook tient pour une part à l&#8217;attrait de la nouveauté. Mais Facebook s’est développé d’une façon particulière. Le site était d’abord réservé aux étudiants de Harvard, puis s’est ouvert aux universités de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivy_League" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Ivy League" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Ivy League</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> c’est-à-dire aux universités les plus prestigieuses. Lorsque l’inscription a été ouverte au grand public, le travail effectué par les premiers membres a fait le reste. Dans une communauté, les premiers membres sont très importants, car ils donnent la tonalité de l’ensemble. Les groupes se construisent, au moins a leurs commencement, sur une base communautaire : les nouveaux membres ressemblent aux membres plus anciens.</p>
<p align="justify">C’est cette homophilie qui a fait de MySpace et de Facebook des espaces sociaux si différents.Le peuplement de départ de Facebook est celui des universités et des grandes écoles c’est à dire des personnes qui pour la plupart sont issues de milieux aisés et instruits. Il s’est fait ensuite a partir des proches de ces étudiants.&#160; Ce peuplement de base a servi d’amorce à la migration des utilisateurs de MySpace vers Facebook. Tous ceux qui se sentaient proches de la population d’origine de Facebook n’ont pas hésité à migrer. Les autres sont restés sur MySpace. Le phénomène est le même que celui qui a vidé les grandes villes des bourgeois et des classes moyennes. MySpace a subi des effets d’ostracisation, tout comme les quartiers de banlieue peuvent être ostracités : on a en fait un lieu peu recommandable, et les médias ont diffusé des histoires de prédateurs sexuels, contribuant ainsi à créer une panique morale qui a encore accentué l’ostracisation.</p>
<p align="justify">Au final, on a deux espaces, MySpace et Facebook qui s’ignorent totalement l’un l’autre. La technique aggrave ici les dynamiques sociales puisqu’il n’est pas possible à partir d’un des sites de communiquer avec le réseau de l’autre site.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">danah boyd en tire des conclusions importantes</p>
<p align="justify"><strong>1. </strong>L’internet est un reflet de nos sociétés et il ne faut pas attendre des médias sociaux qu’ils résolvent magiquement les inégalités de nos sociétés.</p>
<p align="justify"><strong>2. </strong>L’internet n’est pas le lieu de l’universel. C’est un espace <em>public</em>, c’est à dire qu’il appartient aux classes dominantes, c’est à dire aux blancs instruits et aisés.</p>
<p align="justify"><strong>3. </strong>Pour ceux dont le travail est d’être en lien avec le public, être sur un réseau social, c’est indiquer quelle est la population à laquelle on s’intéresse et donc celle à laquelle on ne s’intéresse pas</p>
<p align="justify"><strong>4. </strong>Internet est une nouvelle arène politique, mais tous ne sont pas également armés. Si nous n’y prenons garde, si nous ne nous donnons pas la peine de donner a tous un accès et une littératie au réseau, nous risquons de produire de nouvelles inégalités qui vont s’ajouter aux anciennes</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_731" class="footnote">pour l’histoire des sites de réseaux sociaux voir <a href="http://jcmc.indiana.edu/vol13/issue1/boyd.ellison.html">boyd, d. m., &amp; Ellison, N. B. (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship. <i>Journal of Computer-Mediated Communication</i>, <em>13</em>(1), article 11</a></li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=731&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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