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	<title>Psy et Geek ;-) &#187; image</title>
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	<description>Psy &#38; Geek ;-) explore les mondes numériques</description>
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		<title>Les dessous psychologiques d&#8217;Instagram</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 06:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Instagram est une application de partage de photographie. Lancée en octobre 2010, elle réunit 15 aujourd’hui d’utilisateurs. Elle est en passe d’être l’application la plus utilisée sur les smartphones. Instagram permet de prendre des photographie avec un iPhone (l’application n’existe pas encore sur d’autres plateformes) . L’image peut ensuite être modifiée à l’aide de filtres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify"><a href="$Instagram memories[2].png"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px; border-color: initial; border-style: initial;" title="Instagram memories" src="$Instagram memories_thumb.png" alt="Instagram memories" width="244" height="140" align="left" border="0" /></a><a href="http://instagr.am/">Instagram</a> est une application de partage de photographie. Lancée en octobre 2010, elle réunit 15 aujourd’hui d’utilisateurs. Elle est en passe d’être l’application la plus utilisée sur les smartphones.</p>
<p align="justify">Instagram permet de prendre des photographie avec un iPhone (l’application n’existe pas encore sur d’autres plateformes) . L’image peut ensuite être modifiée à l’aide de filtres puis partagée sur différents réseaux sociaux (Facebook, Flickr, Tumblr, Foursquare, Posterous ou avec une adresse email.)L’utilisateur peut s’abonner a des personnes et suivre leur activité.Chaque image peut faire l’objet de différentes opérations : aimer, commenter, twitter.. Enfin, les images les plus populaires sont mises en avant.</p>
<p align="justify">Plusieurs éléments président au succès de l’application.</p>
<p align="justify">Il y a d’abord des éléments techniques : l’ergonomie de l’application est excellente, et elle fonctionne bien. Elle ne suscite donc chez l’utilisateur nif frustration, ni angoisse. L’utilisateur s’approche en effet de la zone de fonctionnement transitionnelle où les choses arrivent exactement au moment où l’on a besoin. Le cyberespace est en général construit autour de cette illusion : les choses s’y passent sans friction. Cela fait vivre avec d’autant plus d’acuité les échecs. Instagram évite à l’utilisateur les messages du type “upload failed” qui sont toujours vécus comme des échecs <em>personnels. </em>Loin de ces échecs et des angoisses qui y sont associées, les opérations effectuées avec Instagram apporte à l’utilisateur un sentiment de réussite et d’accomplissement. Par ailleurs limitations que l’espace géographie impose à son être son être sont suspendues puisqu’il est possible d’être via son image dans plusieurs lieux à la fois.</p>
<p align="justify">Les autres raisons du succès d’Instagram tiennent a la nature des images.</p>
<p align="justify">Pour les auteurs de l’application, Instagram est un télégramme instantané (“<em>instant</em> <em>telegram</em>”). Mais on pourrait tout aussi bien dire qu’il d’engrammes par lesquels l’utilisateur marque le temps qui passe.On peut d’ailleur lire l’adresse web <a href="http://instagr.am/">http://instagr.am/</a> comme “Inst tag r am” que l’on pourrait alors traduire par “je/nous sommes une étiquette instantannée”. Je n’oserais pas un “Je un “Je/nous tag donc je/nous suis ?”  La notion de “d’identité narrative” de Paul Ricoeur est ici précieuse. Les bornes de notre vie, nous dit le philosophe, sont imprécises. Nous ne sommes pas les auteurs de notre vie, et notre enfance se perdent dans les brumes de l’oubli. Il n’y a pas que l’origine de notre vie qui nous échappe : son terme aussi. La mort ne peut être qu’imaginée au travers des récits mythologiques et religieux. Quand à ce qui se passe entre ces deux bornes, c’est tout aussi imprécis. De grandes dates anniversaires servent de pivots à la mémoire, mais en général, celle ci est bien imprécise. Les choses se sont encore aggravées avec les sociétés modernes puisque chacun est appelé à s’inventer. L’identité est moins assujettie a des institution et livrée aux mouvements des désirs individuels.</p>
<p align="justify">Dans ce contexte, une application comme Instagram est plus que bienvenue. Elle permet de marquer les évènements les plus banaux  &#8211; qui font tout de même ce que l’on appelle une vie. Ce faisant, elle donne a chacun des repères : “je suis ici”, “je fais ceci”, “je pense cela”. Ces fragments de discours concourent à former l’identité narrative. A chaque photo, quelqu’un ou quelque chose se raconte. Chaque image est traversée par un double discours : le discours conscient, adressé ou non à quelqu’un et un discours inconscient que chacun s’adresse dans le secret de sa vie psychique.</p>
<p align="justify">Sur Instagram, les fils narratifs de chaque un peuvent être commentés par d’autres. Les commentaires sont comme les fils de trame qui courent sur la chaine des discours individuels. Ils forment un tissus dense de mots et d’images qui sont alors partagées dans le réseau social. Ainsi, les discours narratifs ne se clôturent pas sur eux-même. ils sont ouverts aux discours autres. Ils sont même en attente de ces discours.</p>
<p align="justify">A ces aspects sociaux, il faut aussi ajouter des aspects qui concernent la matière première d’Instagram : l’image. Trois éléments sont ici à prendre en compte</p>
<p align="justify">Prendre une image, c’est d’abord se donner l’occasion d’une représentation. L’image ne correspond jamais totalement à ce qui a été perçu. Elle est re-présentée a la perception, ce qui donne l’occasion de penser les choses tout à fait autrement. La prise d’image est tout un projet Prendre l’image d’une plage au sable fin, c’est déjà se donner l’occasion de penser à la fin de ses vacances. Parfois, les images sont aussi prises pour être enfermées quelque part en soi  : lorsqu’un évènement est trop émouvant, avoir un appareil photographique peut rendre bien des services. D’une façon générale, mettre devant soi une image, c’est se donner l’occasion de penser ce qui a présidé à sa formation et à sa fabrication.</p>
<p align="justify">Ensuite, Instagram permet de transformer les images avant de les mettre en ligne. Transformer une image, c’est avoir prise sur elle et le monde qu’elle contient. C’est aussi effectuer des opérations psychiques et se transformer soi. En effet, d’une certaine façon, l’oubli est une manière de modifier une image mentale : un élément est flouté, ou alors découpé et remplacé par un autre. Les déplacements et les refoulements qui réaménagent nos mémoires au gré de nos désirs et de nos interdits inconscients sont autant de “copier”, de “couper” et de “coller” que nous effectuons sur nos images mentales</p>
<p align="justify">Les transformations effectuées avec Instagram sont d’un type très particulier. Elles donnent aux images l’aspect de photographies prises avec les appareils instantanés des années 70-80.  C’est alors tout un monde qui s’ouvre a lui : il se voit feuilletant les vieilles photos de l’album familial. Parfois, il se retrouve ramené trente ou quarante ans en arrière. Il est enfant, pris en photo par un parent, ou parent capturant un moment de vie de son enfant. En d’autres termes, ces images sont des véhicules permettant de revisiter les mémoires familiales et individuelles. En ayant l’apparence de vieilles photos, elles aident à retrouver les sensations et les émotions du passé.</p>
<p align="justify">Enfin, pour chaque succès, il faut un peu de chance. Instagram a peut être bénéficié d’un concours de circonstances. Chaque génération passe par un moment particulier ou elle se retrouve au même âge que ses parents. La mémoire se virtualise alors car chacun voit les choses de sa place, mais aussi de la place des différents protagonistes du passé. Avec Instagram, l’utilisateur est à la fois l’utilisateur du temps présent, l’enfant du passé photographié, et le parent photographe.</p>
<p align="justify">Pour conclure, les attraits d’Instagram résident dans les points suivants</p>
<p align="justify">L’image est une colle sociale. Elle nous permet de nous immerger dans les mémoires individuelles et collectives et de partager à nouveau des émotions et des paroles.</p>
<p align="justify">La transformation des images nous met au contact des transformations que nous effectuons dans nos appareils psychiques.</p>
<p align="justify">Les flux d’images et la trame de commentaires permettent de construire des identités narratives et de se réapproprier sa propre existence au travers de la banalité de la vie quotidienne</p>
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		<title>Trois interpr&#233;tations sur les images MySpace angle</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 09:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Myspace a popularisé un type d’image particulier : les “myspace angle”. Ce sont des images par lesquelles une personne se présente. Elle est souvent utilisée en image de profil. Il s’agit d’un autoportrait. La personne tient l’appareil photo à bout de bras. L’image est donc prise en plongée, ce qui lui donne un aspect très [...]]]></description>
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<p align="justify"><img src="http://www.motifake.com/image/demotivational-poster/0807/myspace-angle-pictures-myspace-angle-pictures-turtle-shark-demotivational-poster-1216001091.jpg" width="486" height="393" /></p>
<p align="justify">Myspace a popularisé un type d’image particulier : les “<em>myspace angle”</em>. Ce sont des images par lesquelles une personne se présente. Elle est souvent utilisée en image de profil. Il s’agit d’un autoportrait. La personne tient l’appareil photo à bout de bras. L’image est donc prise en plongée, ce qui lui donne un aspect très particulier.</p>
<p align="justify">L’interprétation qui est classiquement donnée de ce type d’image est qu’elle met en valeur son modèle. La prise de vue atténue la générosité des hanches et transforme une poitrine un peu ténue en un généreux décolleté. Le modèle se prendrait ainsi sous le meilleur angle possible, afin de masquer les défauts réels ou imaginaires de sa plastique. Ce serait une pratique de la tromperie</p>
<p align="justify">Cette interprétation est sans aucun doute valable mais elle a le grand défaut d’être axée uniquement sur la séduction et l’érotisation. Elle transforme également le public du modèle en une audience masculine. </p>
<p align="justify">Au moins deux autres interprétations peuvent être proposées.</p>
<p align="justify">L’angle de la prise de vue met le spectateur au dessus du modèle qu’il regarde. Il transforme tout spectateur en quelque chose de plus grand que le modèle. Nous avons tous vécu ce type de situation. Les images <em>MySpace angle</em> reprennent la perspective d’un parent lorsque qu’il regarde son enfant. La situation donnée à voir est donc moins celle d’une séduction que d’une relation parent-enfant. A chaque fois que le modèle croise cette image, il réactive en lui cette situation : Moi, petit, regardé par un grand.</p>
<p align="justify">Le modèle regarde aussi l’image. Il est donc à l’autre pôle de la relation : non pas un enfant regardé, mais le parent regardant. Cette fonction parentale se réalise également dans les opérations de maintenance que chacun doit réaliser sur son profil : “nettoyage” des spam, compte à “alimenter” en images, en messages, en commentaires. Devant son image, le modèle est à la place de son parent. Il est de l’autre coté du bras, tout proche de lui même comme enfant. </p>
<p align="justify">Le modèle peut ainsi s’identifier alternativement aux deux pôles de la relation.Il peut s’identifier à la main qui tient l’appareil photo – il est alors à la place du parent qui tient sous son regard son enfant. Mais il peut aussi s’identifier au modèle&#160; &#8211; il est alors l’enfant tenu sous le regard du parent. Le fantasme sous-jacent serait alors “un enfant est tenu” ce qui englobe des situations beaucoup plus nombreuses que la séduction </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Ce type d’images n’est donc pas nécessaire faite pour tromper les autres. Elle est utilisée pour rendre possible rapprochement avec l’autre. et surtout elle sert à renforcer des images intérieures (ici, un parent et un enfant).&#160; Comme toutes les images, elle est “<em>une peau à habiter</em>” (Tisseron, S.) en ce sens qu’elle est toujours un petit peu fausse – l’image n’est jamais tout à fait le modèle – mais cette fausseté rend possible des contacts avec les autres. Elle est aussi une peau interne, sensible, profondément connectée à notre monde intérieur.</p>
<p align="justify">Peau à habiter, l’image est aussi une peau à abandonner. Cela est particulièrement sensible pour les images numériques qui sont produites en masse et instantanément contrairement aux image argentiques qui étaient très couteuses à produire et qui devaient passer par les mystères de la chambre noire pour être “révélées”. Comme toutes les images numériques, les “<em>MySpace Angle”&#160; </em>peuvent être facilement remplacées d’autres images. En cela, elles évitent les identifications trop rigides et sclérosantes qui enferment dans un cadre </p>
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		<title>The Cat, the Reverend and the Slave</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 16:59:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu’est-ce-que Second Life ? La vie rêvée ? Un endroit ou l’on peut se laisser aller à des addictions impossibles à réaliser dans l’espace ordinaire ? La promesse d’un nouveau corps plus conforme à ce que l’on est ou à ce que l’on voudrait être ? Des occasions de disputes conjugales ? Un espace social [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/38cb85b56dc8_A030/cat_reverend_slave-poster_3.jpg"><img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="cat_reverend_slave-poster" border="0" alt="cat_reverend_slave-poster" align="left" src="http://www.psyetgeek.com/images/38cb85b56dc8_A030/cat_reverend_slave-poster_thumb_3.jpg" width="184" height="244" /></a>Qu’est-ce-que Second Life ? La vie rêvée ? Un endroit ou l’on peut se laisser aller à des addictions impossibles à réaliser dans l’espace ordinaire ? La promesse d’un nouveau corps plus conforme à ce que l’on est ou à ce que l’on voudrait être ? Des occasions de disputes conjugales ? Un espace social ou l’on peut trouver une femme ? La retrouver ?&#160; La perdre ? La possibilité de s’inventer une nouvelle identité ? D’être vraiment soi ? Une nouvelle frontière ? Un lieu de débauche et de perdition ? Un lieu ou sauver les âmes ? Une utopie ? Le Royaume de Dieu ou moins un endroit ou chacun peut Le rencontrer ?</p>
<p align="justify">Le documentaire <em><a href="http://www.imdb.com/title/tt1629399/">The Cat, the Reverend and the Slave</a></em> de&#160; <strong>Alain Della Negra</strong> et <strong>Kaori Kinoshita </strong>croise toutes ces questions au travers d’une galerie de portraits d’utilisateurs américains de Second Life. Signe des temps, il n’est plus question de “virtuel” : Second Life a obtenu une réalité que plus personne ne lui dispute. Ce qui est mis en évidence, c’est bien plutôt la <em>relation </em>que les utilisateurs établissent avec l’environnement en ligne et les autres utilisateurs</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Il y a une question qui revient avec insistance dans le documentaire. C’est celle de la perversion. Elle se pose avec les figures des Goréens et des <em>furries. </em>Goreens et <em>furries</em> ne sont pas propres à Second Live. Ce ne sont même pas des créatures des mondes numériques. Ce sont des immigrants.</p>
<p align="justify">Les Goréens viennent des romans de John Norman, Les livres du cycle de Gor. tandis que les <em>furries</em> viennent d’un des cœurs de la culture geek : le <em>cosplay</em><sup><a href="http://www.psyetgeek.com/the-cat-the-reverend-and-the-slave#footnote_0_882" id="identifier_0_882" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="sur la culture geek, voir de travail de David Peyron">1</a></sup>. La vie des goréens est réglée de bout en bout. Un système de caste ordonne les places de chacun tandis que le sado masochisme règle leur vie sexuelle. La société décrite par Norman peut être une fantaisie plaisante tant qu’elle reste dans un livre. Elle est assurément une pathologie dès lors que l’on tente de l’appliquer dans la réalité. Mais pour ce qui est de&#160; Second Life ?</p>
<p align="justify">Les Goréens posent des questions sur ce que l’on appelle “réalité”. Etre maitre de la vie sexuelle de quelqu’un dans Second Life est-ce encore un jeu ou pas ? Comment peut-on avoir une relation sexuelle dans Second Life ? On a un début de réponse si l’on garde présent à l’esprit qu’Il y a dans toute relation sexuelle une part de violence&#160; Dès lors que l’on transpose en ligne les relations sexuelles, cette part ne peut qu’être encore plus importante puisque la rencontre dans corps-à-corps ne peut avoir lieu. Sans étreinte, il ne subsiste donc de l’acte sexuel que ses aspects d’emprise et de domination. En ligne, la sexualité est d’abord une affaire de pouvoir et de domination parce que saisir l’autre n’est pas possible..</p>
<p align="justify">Les <em>furries </em>viennent&#160; sont des émanations de la culture populaire. Ils procèdent des dessins animés des années 1970. Le mot “furry” s’impose dans les années 1990 pour désigner toute expression dans laquelle des humains incarnent des animaux, principalement des mammifères. Du fait de l’imaginaire de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Leopold_von_Sacher-Masoch">la vénus à la fourrure</a>, on ne sera pas étonner de retrouver chez les <em>furries</em> les relations maitre-esclave que pratiquent les Goréens</p>
<p align="justify">Au moins deux hypothèses peuvent être faites à propos des <em>furries</em></p>
<p align="justify"><strong>Les furries sont un avatar de l’objet transitionnel. </strong>Le destin des objets transitionnels est normalement de disparaitre comme ils sont arrivés. L’enfant, après avoir aimé passionnément son objet transitionnel, l’abandonne dans un coin. Cela lui est possible parce qu’il a suffisamment intériorisé ce dont l’objet transitionnel était porteur : la capacité à être seul. Dans le cas des furries, qu’il s’agisse de ceux de Second Life ou des <em>furrysuiters, </em>la personne est dans l’objet. Ce qui est mis en avant, c’est moins le fait de contenir une image psychique d’un objet absent que d’être contenu par un objet dans la réalité.</p>
<p align="justify"><strong>Les furries sont un travail autour de l’identité. </strong>Les <em>furries </em>sont autant d’occasion de travail psychique. Ils sont une mise au dehors d’une identité.. Ce sont des outils qui permettent de mieux se connaitre et de rencontrer les autres. Enfin, c’est une manière d’explorer des fantaisies personnelles. Certains <em>fury </em>sont porteurs d’agressivité, tandis que d’autres sont porteurs d’images de douceur. D’autres sont endossés parce qu’ils ont dans la communauté des hommes une mauvaise réputation. Le furry peut tout aussi bien être un modèle, un idéal, que ce que l’on cache au plus profond de soi.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><em>Goréens</em> et <em>Furries</em> sont des immigrants de Second Life. Il viennent de nos imaginaire, de nos espaces psychiques individuels et collectifs. Ils sont précieux car ils portent des stigmates de leurs pays d’origine. Il nous disent qui nous sommes.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_882" class="footnote">sur la culture geek, voir de travail de David Peyron</li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=882&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Fonds de pens&#233;es</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 08:24:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Regardez vos écrans, et vous y verrez une image de vous-même, de vos préoccupations, de vos intérêts. Il s’agit d’une image des investissements présents, mais aussi une image des investissements passés… &#160; On appelle gyre océanique les immenses tourbillons provoqués par la force de Coriolis. Une partie de ce que notre civilisation du plastique produit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify"><strong>Regardez vos écrans, et vous y verrez une image de vous-même, de vos préoccupations, de vos intérêts. Il s’agit d’une image des investissements présents, mais aussi une image des investissements passés…</strong></p>
<p align="justify"><img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" alt="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c2/Currents.svg/400px-Currents.svg.png" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c2/Currents.svg/400px-Currents.svg.png" /></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">On appelle <strong>gyre océanique</strong> les immenses tourbillons provoqués par la force de Coriolis. Une partie de ce que notre civilisation du plastique produit se retrouve immanquablement dans ces immenses gyres à tel point que certains parlent <a href="http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1471_continent_dechets_pacifique_nord.php">nouveaux continents</a></p>
<p align="justify">Nous avons là une image de notre fonctionnement psychique. Nous sommes en effet parcourus par d’immenses courants psychiques qui nous emportent loin de nous. Parfois, ce sont au contraire des courants qui viennent du large et qui demandent à être reconnus. Au sein du psychisme, ces courants peuvent s’affronter. Ils forment alors des zones de conflits. Mais parfois, ils forment des gyres, des zones d’accumulation dans lesquelles leurs énergies sont peu à peu réduites puis annulées.</p>
<p align="justify">Nos<strong> fonds d’écrans</strong> sont&#160; sont une de ces gyres. En effet, nos préoccupations pré-conscientes et inconscientes finissent toujours par y apparaitre.&#160; Ce qui est profond remonte toujours à la surface est une des choses que le psychanalyste <strong>Imre Hermann</strong> (Hermann I., 1943) a mis en évidence : nous avons d’autant plus tendance à “périphériser” nos états psychiques qu’ils nous sont douloureux. Cette <em>périphérisation</em> se fait à la surface du corps mais aussi sur des objets <strong>Serge TIsseron</strong> (1999) et <strong>Harold&#160; Searles</strong> (1960) ont montré chacun de leur coté comment détruisons et nous chérissons des objets comme nous souhaitons détruire ou conserver des tendances que nous sentons en nous.</p>
<p align="justify">L’image que nous mettons en fond d’écran dit une partie ce que nous sommes : cela peut être une image idéale, un souvenir, un objet, une personne aimée, un film…Nos fonds d’écran nous identifient : me voilà tel que je souhaite me présenter aux autres et à moi-même. Voilà ce que je mets quotidiennement sous mon regard pour y penser, pour rêver, pour m’exciter. Voilà ce qui est “moi”. Même l’absence de choix d’un fond d’écran “personnalisé” dit quelque chose de nous-même. Ne pas choisir, cela peut être avoir l’obligation de faire avec ce que “le constructeur” nous a donné. Cela peut être une impossibilité temporaire ou durable de changer</p>
<p align="justify">Les <strong>économiseurs d’écran</strong> assument les même fonction. Ils sont ce dont nous nous servons lorsque nous ne nous servons pas de notre ordinateur : ils nous représentent dans notre absence auprès de la machine. Réfléchir sur le choix que l’on a fait est souvent riche d’enseignements : qu’est ce qui vient à la place de cette absence ? Des figures symboliques ? Un aquarium ? Des photos de… vacances ?</p>
<p align="justify"><strong>La multitude des possible ses laisse finalement ramener à trois dynamiques : de désir, narcissique et de penser</strong>.</p>
<p align="justify">Les fonds d’écrans qui représentent une relation sont particulièrement aptes à représenter <strong>des dynamiques de désir</strong>. Celles ci peuvent être sous tendues par des désirs agressifs ou érotiques. L’image de fond est un représentant de l’objet que l’on voudrait posséder érotiquement ou agresser dans l’inconscient. Les désirs de maitrise et de possession s’exercent ici facilement : on a facilement mainmise sur l’objet, on l’a toujours à l’oeil,&#160; et on en change dès lors qu’il n’est plus investi. Cependant, il ne faut pas trop se laisser aller à l’illusion selon laquelle ces investissement/désinvestissement sont plus faciles que dans la réalité. La facilité de ces opérations dépend du fonctionnement inconscient et il est des personnes pour qui il est <em>nécessaire </em>d’avoir toujours le même fond d’écran sur toutes les machines</p>
<p align="justify">Les fonds d’écrans peuvent également être<strong> des soutiens du narcissisme</strong>. L’image représente l’image idéale vers laquelle on tend. Cela peut être une image du moi-idéal : images de toute puissance infantile ou une image de l’idéal du Moi : ce vers quoi on devrait tendre en accord avec les exigences morales de la société.</p>
<p align="justify">Enfin, les fond d’écran peuvent aussi être l’occasion <strong>de penser à des situations particulières</strong> : l’image de ses enfants donne l’occasion de penser ce que être parent veut dire, et les parents que l’on a pu avoir. L’image d’un paysage est souvent l’image inconsciente que se fait la personne de son fonctionnement psychique. On y trouve une représentation de l’ensemble mais aussi une représentation des relations entre les parties : par exemple un paysage calme avec une cascade tumultueuse.</p>
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		<title>Dedipixs et texting</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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		</div>
<p align="justify">J’ai été interrogé par <a href="http://www.radio-totem.net/emissions/emission-3">David Martin pour radio Totem</a> a propos des dedipics et de sexting. L’interview a été courte, et il ne m’a pas été possible de déplier complètement ce phénomène et je me suis surtout attaché a essayer de faire passer une idée : il faut garder un œil sur les pratiques adolescences, et les interdire lorsque c’est nécessaire. C’est un travail que les parents doivent faire, et il ne faut pas qu’ils s’appuient sur des éléments tiers comme des modérateurs des espaces en ligne ou un logiciel parental. </p>
<p align="justify">Un <strong>dedipic</strong> est une photo sur laquelle la personne apparait tenant un court texte&#160; Le texte est généralement une dédicace au propriétaire du blogue sur lequel est posté la photo. Il s’agit donc d’une pratique de métissage mélangeant l’image (<em>pic</em>ture) et le texte (<em>dedi</em>cace).</p>
<p align="justify">Le <strong>sexting</strong> est l’envoi de MMS ou de SMS à caractère sexuel. Les sondages qui ont été faits laissent entendre que la majorité des enfants ont été au contact avec une image sexuelle sur le réseau.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Jeux d’enfants et pornographie</strong></p>
<p align="justify">Il faut d’abord faire la différence entre les jeux de pré-adolescents d’enfants et la pornographie. Les jeux d’enfants peuvent avoir un caractère sexuel, et ne méritent pas un traitement particulier de la part des adultes pour autant que les interdits fondamentaux n’ont pas été transgressés. Lorsqu’elle implique un enfant, la pornographie est un crime, et son traitement relève de la loi. Il est important de faire la distinction sinon on arrivera à des situation ou une loi sensée protéger les enfants sera utilisée contre eux.</p>
<p align="justify"><strong></strong></p>
<p align="justify"><strong>La question de la pédophilie</strong></p>
<p align="justify">La pédophilie est souvent présentée comme le grand danger de l’Internet pour les plus jeunes. S’il existe en effet des cas d’enfants séduits en ligne par des adultes, ceux ci demeurent fort heureusement rares. Il faut faire à ce propos deux remarques. La première est que dans la majorité des cas, le pédophile est un membre de la famille ou un proche de l’enfant. La seconde est que les enfants abusés en ligne sont des enfants. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Le harcèlement en ligne</strong></p>
<p align="justify">Le danger les plus fréquent auquel les jeunes internautes peuvent être confrontés en ligne est&#160; plutôt le harcèlement. L’internet offre en effet des moyens simples pour harceler quelqu’un : saturation de sa boîte mail, message offensant sur les forums, son blogue ou ses pages Facebook, Myspace ou Youtube. A un moment où l’estime de soi est en plein réaménagement, un déluge de messages insultants peut être dévastateur. Il faut aussi prendre conscience que les mondes en ligne donnent un effet de biais important : le harcèlement est plus visible par les adultes parce que Internet est un monde de traces. Les adultes sont alors confrontés à quelque chose qu’ils tentent généralement de ne pas voir : le monde de l’enfance est banalement un monde violent et sexualisé; ce n’est pas le monde idéalisé que la plupart des adultes s’en font après coup.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Elements de dynamiques sous jacents au dedipic</strong></p>
<p align="justify">L’invention première du dedipic tient surtout à deux désirs assez banaux. Le premier est un désir d’interactivité. Un dedipic est beaucoup plus riche qu’un commentaire. Il donne une mesure de l’engament de la personne dans la relation puisqu’il faut d’abord prendre une image dont on aura soigné la composition et ensuite la téléverser sur le site distant. Un dedipic engage en personne : on donne de son image et donc de soi. Le dedipic bénéficie de toute la sensualité de l’image, de ses pouvoirs<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/dedipixs-et-texting#footnote_0_733" id="identifier_0_733" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tisseron, S., Psychanalyse de l&rsquo;image">1</a></sup></p>
<p align="justify">Le second désir satisfait par le dédipic est l’authenticité. Le dedipic est la preuve en image que l’on est en lien en ligne avec de vraies personnes. Les adolescents qui sont en plein changements ont eu soif d’authenticité a peu près inextinguible. Les frontières entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas se déplacent et suscite un intense travail psychique autour de ce qui est réel et ce dont on ne peut que rêver. </p>
<p align="justify">D’autres tendances peuvent être en jeu : questionnement sur son corps, sur le désir de l’autre, jeux autour de l’emprise et de la possession…. Avec le dedipic, avoir l’autre dans la peau n’est plus une métaphore</p>
<p align="justify">Dans les pratiques adolescentes les choses commencent à déraper lorsque le dedipic entre dans un système de gratification narcissique. Le risque de dérapage est d’autant plus grand que la personne dispose de peu d’occasions de gratifications narcissiques dans son environnement.. Le risque est d’entrer dans un jeu de dupes : offrir à un autre un plaisir sexuel contre une gratification narcissique. Le dedipic n’est plus alors quelque chose qui ouvre sur une interactivité avec une personne. C’est le cache misère d’une relation perverse. Ce qui intéresse n’est pas en effet la dédicace mais le sexuel qui est a proximité ou derrière le texte : bout de cuisse, sein, pubis… Les dynamiques du web 2.0 accélèrent encore le processus en mettant chacun en position de rivalité imaginaire avec les autres : il est toujours possible d’aller plus loin, de faire des images de plus en plus rénumératrices</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_733" class="footnote">Tisseron, S., Psychanalyse de l’image</li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=733&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Internet comme miroir des exclusions</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/17/statue_liberte15.jpg" align="left" src="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/17/statue_liberte15.jpg" width="143" height="224" />L’Internet est souvent présenté comme un facteur de démocratisation. Le réseau participerait au bon mélange des masses, en mettant en contact des personnes d’horizons et d’intérêts différents. Le professeur et le maçon, l’adolescent et vieillard, le noir et le blanc trouveraient ici un espace ou ces différences ne compterait plus. Ce qui compterait, ce serait les compétence : la capacité à produire un beau texte, celle d’être présent et d’animer un lieu en ligne, ou encore des compétences à jouer remplacerait. En un mot, Internet serait une merveilleuse méritocratie. </p>
<p align="justify"><strong><a href="http://www.zephoria.org">danah boyd</a></strong> remet tout cela en cause lors d’une conférence au <a href="http://personaldemocracy.com/">Personal Democracy Forum</a>. “<a href="http://www.danah.org/papers/talks/PDF2009.html">The Not-So-Hidden Politic of Class Online</a>” Elle part de l’histoire de MySpace et de Facebook et montre que la façon dont les populations américaines s’y répartissent tient à des mécanismes d’exclusion sociale.</p>
<p align="justify">MySpace a été un des premiers site de réseau social<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/linternet-comme-miroir-des-exclusions#footnote_0_731" id="identifier_0_731" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="pour l&rsquo;histoire des sites de r&eacute;seaux sociaux voir boyd, d. m., &amp;amp; Ellison, N. B. (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship. Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1), article 11">1</a></sup> et le transfert d’une partie de sa population vers Facebook tient pour une part à l&#8217;attrait de la nouveauté. Mais Facebook s’est développé d’une façon particulière. Le site était d’abord réservé aux étudiants de Harvard, puis s’est ouvert aux universités de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivy_League" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Ivy League" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Ivy League</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> c’est-à-dire aux universités les plus prestigieuses. Lorsque l’inscription a été ouverte au grand public, le travail effectué par les premiers membres a fait le reste. Dans une communauté, les premiers membres sont très importants, car ils donnent la tonalité de l’ensemble. Les groupes se construisent, au moins a leurs commencement, sur une base communautaire : les nouveaux membres ressemblent aux membres plus anciens.</p>
<p align="justify">C’est cette homophilie qui a fait de MySpace et de Facebook des espaces sociaux si différents.Le peuplement de départ de Facebook est celui des universités et des grandes écoles c’est à dire des personnes qui pour la plupart sont issues de milieux aisés et instruits. Il s’est fait ensuite a partir des proches de ces étudiants.&#160; Ce peuplement de base a servi d’amorce à la migration des utilisateurs de MySpace vers Facebook. Tous ceux qui se sentaient proches de la population d’origine de Facebook n’ont pas hésité à migrer. Les autres sont restés sur MySpace. Le phénomène est le même que celui qui a vidé les grandes villes des bourgeois et des classes moyennes. MySpace a subi des effets d’ostracisation, tout comme les quartiers de banlieue peuvent être ostracités : on a en fait un lieu peu recommandable, et les médias ont diffusé des histoires de prédateurs sexuels, contribuant ainsi à créer une panique morale qui a encore accentué l’ostracisation.</p>
<p align="justify">Au final, on a deux espaces, MySpace et Facebook qui s’ignorent totalement l’un l’autre. La technique aggrave ici les dynamiques sociales puisqu’il n’est pas possible à partir d’un des sites de communiquer avec le réseau de l’autre site.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">danah boyd en tire des conclusions importantes</p>
<p align="justify"><strong>1. </strong>L’internet est un reflet de nos sociétés et il ne faut pas attendre des médias sociaux qu’ils résolvent magiquement les inégalités de nos sociétés.</p>
<p align="justify"><strong>2. </strong>L’internet n’est pas le lieu de l’universel. C’est un espace <em>public</em>, c’est à dire qu’il appartient aux classes dominantes, c’est à dire aux blancs instruits et aisés.</p>
<p align="justify"><strong>3. </strong>Pour ceux dont le travail est d’être en lien avec le public, être sur un réseau social, c’est indiquer quelle est la population à laquelle on s’intéresse et donc celle à laquelle on ne s’intéresse pas</p>
<p align="justify"><strong>4. </strong>Internet est une nouvelle arène politique, mais tous ne sont pas également armés. Si nous n’y prenons garde, si nous ne nous donnons pas la peine de donner a tous un accès et une littératie au réseau, nous risquons de produire de nouvelles inégalités qui vont s’ajouter aux anciennes</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_731" class="footnote">pour l’histoire des sites de réseaux sociaux voir <a href="http://jcmc.indiana.edu/vol13/issue1/boyd.ellison.html">boyd, d. m., &amp; Ellison, N. B. (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship. <i>Journal of Computer-Mediated Communication</i>, <em>13</em>(1), article 11</a></li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=731&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>#E1Fillon</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La percée des réseaux sociaux dans la culture française continue. Cette semaine, deux événements me semblent particulièrement représentatifs de ce mouvement. Le premier est la réclusion volontaire de journalistes dans la webosphère, la seconde est la mise en place d’un tweet live à propos de l’interview de François Fillon par Europe 1 et plus exactement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify">La percée des réseaux sociaux dans la culture française continue. Cette semaine, deux événements me semblent particulièrement représentatifs de ce mouvement. Le premier est la réclusion volontaire de journalistes dans la webosphère, la seconde est la mise en place d’un <em>tweet live </em>à propos de l’interview de François Fillon par Europe 1 et plus exactement par <a href="http://twitter.com/patthomas">Patrice Thomas</a>. Vingt personnes ont été choisies pour faire par de leurs idées et impression au fil de l’interview. </p>
<p align="justify">J’ai récupéré les données avec NodeXL Mercredi à 10 heures 30 : tous les tweets qui portaient mention du hastag #E1Fillon ont été importées.&#160; </p>
<p align="justify">La première chose qui étonne est la petitesse du graphe. Seuls 102 acteurs ont participé au hashtag #E1Fillon et ont généré 301 liens. C’est vraiment peu, surtout si on le compare a <strong>#TEDxParis</strong> où 400 acteurs ont généré plus de 90.000 liens.Il semble que l’événement ait peiné à percer dans la twittosphère, soit que les personnes qui en ait eu l’initiative n’aient pas disposé d’un réseau suffisamment puissant pour l’annoncer au-delà de leur réseau, soit que les personnes sur twitter ne soient pas très intéressées par ce type d’événement.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Les professionnels au centre de la conversation</strong></p>
<p align="justify">En regardant le profil des personnes ayant participé à #E1Fillon, il est possible de de tirer des informations sur la composition du réseau.. On constate que la conversation est principalement faite par des journalistes (carrés rouges), des <em>community managers</em> et des attachés de presse (ronds rouge foncé) : l’événement #E1Fillon a surtout rassemblé des professionnels.</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/E1Fillon_FCDE/image.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="Graphe de #E1Fillon" border="0" alt="Graphe de #E1Fillon" src="http://www.psyetgeek.com/images/E1Fillon_FCDE/image_thumb.png" width="518" height="463" /></a> </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Les journalistes ne sont pas les plus nombreux : ils composent seulement 11% de la conversation. Mais lorsque l’on parle de poids et d’influence, c’est vers eux qu’il faut se tourner ! </p>
<p align="justify">Le <em>degree </em>est une première valeur de l’influence dans un réseau. Elle correspond au nombre de liens entrants vers un acteur et au nombre de liens sortant du même acteur. Les liens entrants sont appelés <em>indegree </em>et les liens sortants sont appelés <em>outdegree. </em>On a là deux mesures distinctes : la première est une <strong>mesure de l’attention</strong> produite par un acteur, tandis que la seconde est <strong>une mesure de l’attention</strong> qu’il génère.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/E1Fillon_FCDE/image_3.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/E1Fillon_FCDE/image_thumb_3.png" width="519" height="294" /></a> </p>
<p align="justify">Ces valeurs recèlent ici une surprise. Parmis les personnes qui ont le <em>degree </em>le plus elevé certaines ont produit peu d’information. Celles qui en ont produit le plus sont étrangères au journalisme : <a href="http://www.cdeniaud">cdeniaud</a> est CM, <a href="http://www.twitter.com/mancioday">Mancioday</a> est blogueur et CM et&#160; <a href="http://www.twitter.com/rosselin">Rosselin</a> est ingénieur média. il semble même, si l’on s’en tient à ces valeurs, que l’on l’on produit de l’information, moins on reçoit de l’attention.</p>
<p align="justify">Sans doute est ce que les journalistes bénéficient ils ici de leur notoriété, et la conversation pâtit d’un certain effet fan que l’on peut noter sur le net : puisqu’il est facile de parler aux célébrités, on ne manque pas de le faire.</p>
<p align="justify">Au final, le grand mélange promis par les réseaux sociaux ne s’est pas fait : les journalistes et autres professionnels restent a part des autres membres du réseau. Ce sont eux qui aggrégent le plus d’attention</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Cette interprétation est confirmée par quatrième valeur du tableau. <strong>L’Eigenvector centrality</strong> est une mesure plus précise de l’attention que le <em>degree. </em>Quelqu’un qui poste beaucoup aura un <em>degree </em>important, mais il n’est pas sur que </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Pour finir, le graphe des 10 personnes les plus influentes pour <strong>#E1Fillon</strong> au 3 février 2010 à 10 heures 30</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/E1Fillon_FCDE/image_4.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/E1Fillon_FCDE/image_thumb_4.png" width="528" height="364" /></a> </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>N.B</strong> : On remarquera le silence des formations politiques qui manquent encore trop souvent des occasions de se faire entendre sur Twitter.</p>
<p align="justify"><strong>N.B.</strong> D’autres graphes du réseau ont été réalisés avec Pajek.. Le réseau a été éclaté en ses différents composants (k-cores) pour en trouver le coeur. </p>
<p align="justify"><a href="http://twitpic.com/11dxc8">Image 1 : k-core =1</a> &#8211; <a href="http://twitpic.com/11dx7y">Image 2 : k-core =2</a> &#8211; <a href="http://twitpic.com/11dxgd ">Image 3 : k-kore =3</a></p>
<p align="justify"><strong>N.B.:</strong> les données sont partagées sur un google doc <a href="https://spreadsheets.google.com/ccc?key=0AvEGYFRTrNBQdEwzR0Mwdl9yWDBRWjlXbm9wcUd0V0E&amp;hl=en">#E1Fillon</a></p>
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		<title>Les nuages lieux de l&#8217;extimit&#233; ?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons une sociabilité intime : tous nos actes, même ceux qui nous semblent les plus naturels, comme marcher, manger ou se torcher, sont des actes sociaux. Ils sont construit collectivement, et ne prennent sens que dans une communauté1. Nous pouvons verser l’extimité au titre des “techniques de soi” de Michel Foucault au sens qu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify"><a href="http://www.freemages.fr/album/nature/nuages_2.jpg"><img title="Nuages" hspace="4" alt="Nuages" vspace="4" align="middle" src="http://www.freemages.fr/album/nature/nuages_2.jpg" width="513" height="352" /></a></p>
<p align="justify">Nous avons une sociabilité intime : tous nos actes, même ceux qui nous semblent les plus naturels, comme marcher, manger ou se torcher, sont des actes sociaux. Ils sont construit collectivement, et ne prennent sens que dans une communauté<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/les-nuages-lieux-de-lextimit#footnote_0_722" id="identifier_0_722" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. les techniques du corps de Marcel Mauss">1</a></sup>. Nous pouvons verser l’extimité au titre des “<em>techniques de soi</em>” de Michel Foucault au sens qu’il s’agit bien là de&#160; techniques par lesquels nous effectuons “seul ou avec d&#8217;autres, des opérations sur [notre] corps, [notre] âme, [nos] pensées” (Foucault M.)</p>
<p align="justify">Les blogues et les réseaux sociaux sont souvent compris comme des dispositifs où cette extimité se donnerait à voir. Le coté “journal intime” de certains blogues, le babillage sur Twitter et sur Facebook, l’exposition de soi que l’on peu y noter que ce soit au travers d’images ou de textes en seraient quelques exemples. C’est un point de vue que l’on peut retrouver sous le clavier de <strong>Serge Tisseron</strong> qui note dans <a href="http://squiggle.be/serge-tisseron/nouveaux-reseaux-des-desirs-vieux-comme-le-monde.html" target="_blank">Nouveaux réseaux : des désirs vieux comme le monde</a> que les réseaux sociaux permettent de se cacher et de se montrer et donc sont des lieux d’expression de l’intime et de l’extime. </p>
<p align="justify">Pour bien comprendre ce qui se passe avec les nuages, il faut prendre en compte ce qu’ils ont de spécifique.Il est évident que parler ce n’est pas écrire, et écrire sur une feuille de papier ce n’est pas écrire avec un ordinateur :</p>
<p align="justify"><strong>“Toute technique s’accompagne […] d’une <em>posture </em>psychique qu’elle induit et qui influe, à son tour, sur le contenu du message […] la pensée se construit dans le va et vient entre les contraintes imposées par la machine, les échappées libératoires qu’elle permet et le projet du texte qui s’en trouve modifié à chaque instant. Ainsi, elle se construit différemment selon qu’on parle, qu’on écrit sur du papier ou qu’on tape sur un clavier devant un écran d’ordinateur”</strong> Serge Tisseron, L’intimité surexposée, 2001.</p>
<p align="justify">La parole, l’écrit et l’écriture électroniques produisent donc des postures différentes. Toujours selon Serge Tisseron, la parole est d’abord retrouvailles avec le sonore originel, l’écrit est en rapport avec les matières scolaires. L’un et l’autre sous sous le régime du surmoi mais différemment. La parole est liée au surmoi maternel – c’est elle qui autorise la prise.&#160; de parole – tandis que l’écrit est lié au surmoi paternel qui veille au respect des normes (la bonne forme des lettres et des mots). Parce qu’il est toujours possible de reprendre ce qui a été écrit, l’écriture électronique est beaucoup plus libre des exigences surmoiques. On le voit avec l’apparition de ces chimères que sont les souriards mais aussi avec l’oralité écrite que de nombreux observateurs ont noté a propos des communications médiatisées par un ordinateur.</p>
<p align="justify">Cette liberté tient à la matérialité du support et aux qualités de l’encre numérique. La page blanche peut s’effacer sans laisser la moindre trace de repentir. Par ailleurs, les lettres sont toujours bien formées, elles s’ordonnent parfaitement sur la ligne, et il est possible d’en modifier facilement la taille et la forme. Sur une feuille de papier, ce que la main écrit est sous la surveillance de l’œil. Ce que la main dessine est comparé à une forme idéale, et le plaisir est en lien avec la proximité de l’idéal. Avec un ordinateur, la bonne formation des lettres est prise en charge par le dispositif.</p>
<p align="justify">Parce qu’ils offrent cette fluidité du numérique et qu’ils sont des ouvertures vers l’autre, les blogues sont de bons candidats pour être des supports de l’extimité. Il y est en effet facile de publier du contenu, qu’il s’agisse d’images ou de textes, ou les deux à la fois, et il y est facile d’y recueillir des commentaires qui vont en retour modifier les représentations de soi qui ont été à l’origine de la mise en ligne du contenu. </p>
<p align="justify">Un blogue est différent d’un carnet intime car il est d’emblée tourné vers les autres. Il nécessite un travail d’explicitation qui n’est pas nécessaire au carnet intime puisque l’on s’écrit à soi-même. Il est également différent du journal car un journal ne contient pas des éléments intimes ou personnels. Mais il est des journaux et des carnets intimes qui utilisent le blogue !</p>
<p align="justify">Il faut aussi se souvenir qu’un blogue est un média. Ce qui est important est donc la forme de relation que la personne entretien avec ce média. Un blogue peut être utilisé comme n’importe quel autre outil en ligne mais il peu aussi être mis au service d’une dynamique psychique. Ainsi, un blogue peut tout aussi bien être au service d’un travail de mémoire ou d’oubli; il peut témoigner d’un désir d’appartenance a un groupe social… ou être le lieu d’expression de l’extimité. Il peut aussi servir … à bloguer !</p>
<p align="justify"><strong><a href="http://ticetsociete.revues.org/412#tocto1n4">Sébastien Rouquette</a></strong> a remarquablement bien repéré les différentes utilisations extimes que l’on peut avoir du blogue : revendiquer sa “vraie” nature, faire valider sa vie, donner son avis et écrire. Chaque utilisation valorise une identité avoir une personnalité propre, témoin, essayiste ou auteur) et soutient un type de désir (reconnaissance, réconfort, débattre, désir d’être suivi)</p>
<p align="justify">On retrouve bien ici les deux mouvements de l’extimité : être reconnu comme ayant une identité propre et faire valider sa vie correspondent au mouvement centrifuge qui va de soi vers l’autre tandis que créer des espaces de débat et de rencontre correspond au mouvement centripète de l’extimité.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_722" class="footnote"><a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/mauss_marcel/socio_et_anthropo/6_Techniques_corps/Techniques_corps.html" target="_blank">Cf. les techniques du corps</a> de Marcel Mauss</li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=722&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>R&#233;alit&#233;s mixtes</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 09:36:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toujours aussi actif sur Second Life, Hugues Aubin a organisé une journée de travail sur ce qu’il appelle la réalité mixte.&#160; L’événement se tiendra dans Second Life et aura des images sur les différents réseaux sociaux (Twitter, Facebook…) en synchronie et après coup sur les blogues. J’ai répondu positivement avec plaisir à son invitation. Hugobiwan [...]]]></description>
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<p align="justify"><a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://dancull.files.wordpress.com/2009/04/secondlife_logo_qjpreviewth.jpg&amp;imgrefurl=http://dancull.wordpress.com/2009/04/24/get-a-life-mixed-reality-conservation/&amp;usg=___pGSQrDgG4lLtvk2Sb4PtCOeuQw=&amp;h=480&amp;w=450&amp;sz=18&amp;hl=fr&amp;start=5&amp;sig2=hVdBUb3D0adGNXJCIXJZ4Q&amp;um=1&amp;tbnid=IJn47Gfrd9HJTM:&amp;tbnh=129&amp;tbnw=121&amp;prev=/images%3Fq%3Dsecond%2Blife%2Blogo%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DG%26um%3D1&amp;ei=BYFVS9DKDMnC-Qbx-PTCBw"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" align="left" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:IJn47Gfrd9HJTM%3Ahttp://dancull.files.wordpress.com/2009/04/secondlife_logo_qjpreviewth.jpg" width="121" height="129" /></a>Toujours aussi actif sur Second Life, <strong>Hugues Aubin</strong> a organisé une journée de travail sur ce qu’il appelle la réalité mixte.&#160; L’événement se tiendra dans Second Life et aura des images sur les différents réseaux sociaux (Twitter, Facebook…) en synchronie et après coup sur les blogues.</p>
<p align="justify">J’ai répondu positivement avec plaisir à son invitation. <strong>Hugobiwan Zolnir</strong> a bâti dans Second Life avec l’aide de quelques autres un magnifique endroit qui s’appelle la <a href="http://sldirect.blogspot.com/">Bibliothèque Francophone</a>. Le lieu fait vraiment partie des choses à voir sur SL et ils y organisent toujours des événements qui donnent à penser. </p>
<p align="justify">Seront également présents <strong>Loic Hay</strong> à qui l’on doit entre autres choses&#160; <a href="http://metalab3d.blogspot.com">metalab3d des cyberterritoires</a>.; <strong>David Orban</strong>, <strong>Yann Le Guennec</strong>; <strong></strong><a href="http://twitter.com/Dr_Manhattan"><strong>Kyle G</strong> (ReactionGrid Inc. USA)</a> et <a href="http://www.classroom20.com/profile/GBLabs"><strong>Rich White</strong></a> <a href="http://www.classroom20.com/profile/GBLabs">(Pittburg, USA)</a></p>
<p align="justify">La réunion se tiendra <strong>le 21 Janvier de 10 heures à 13 heures</strong>.&#160; Vous trouverez plus d’informations ici : <a href="http://2010isweb2.pbworks.com/jeudi+21+%2810:00-13:00%29+:+r%C3%A9alit%C3%A9+mixte,+hommes+et+territoires+augment%C3%A9s+%28Hugues+Aubin%29">réalité mixte, hommes et territoires augmentés</a>.</p>
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		<title>Sur ReadWriteWeb France</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 09:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur une suggestion de Fabrice Epelboin, j’ai écrit un billet pour ReadWriteWeb à propos du changement de règles de publication de Facebook. Ce que j’avais lu à ce propos me me semblait inadéquat : pourquoi demander à Facebook de garantir nos vies privées ? Pourquoi demander au renard de garder le poulailler ? Ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/SurReadWriteWebFrance_9164/image.png"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="Logo ReadWriteWeb France" border="0" alt="Logo ReadWriteWeb France" align="left" src="http://www.psyetgeek.com/images/SurReadWriteWebFrance_9164/image_thumb.png" width="244" height="79" /></a> Sur une suggestion de <strong><a href="http://twitter.com/epelboin">Fabrice Epelboin</a></strong>, j’ai écrit un <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/19/analyse/facebook-comme-bac-a-sable/">billet</a> pour <a href="http://fr.readwriteweb.com">ReadWriteWeb</a> à propos du changement de règles de publication de Facebook. Ce que j’avais lu à ce propos me me semblait inadéquat : pourquoi demander à Facebook de garantir nos vies privées ? Pourquoi demander au renard de garder le poulailler ? Ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas que Facebook ou les autres compagnies du web 2.0 forent nos vies sociales pour en extraire du dollar. Ce qui m’inquiète, c’est la baisse de la puissance publique mise en place par l’état lui même et qui laisse le citoyen sans tiers pour faire face a ces nouvelles puissances qui émergent du web. Je m’inquiète également de la pédagogie de la peur qui s’installe a propos des mondes numériques. Partout, ce ne sont que des “faites ceci, ne faites pas cela”, des alarmes a propos du (soi-disant) mésusage du web par les plus jeunes, et des frayeurs a propos des traces que nous laissons en ligne. Pourtant, la peur n’a jamais aidé a penser, et c’est pourtant ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour nous avancer plus avant dans mondes numériques. Pour reprendre la célèbre formule du psychanalyste anglais D. W. Winnicott, nous avons besoin d’un environnement numérique suffisamment bon. .Nous avons besoin de le penser de cette manière. Nous avons besoin de le constituer ainsi.</p>
<p align="justify">Bien sûr, nous pouvons nous débrouiller “entre nous”. Mais d’une part, c’est porter atteinte au lien social, et d’autre part, les “entre nous” seront une minorité. <em>Quid </em>de tous les autres qui n’auront pas les connaissances nécessaires pour utiliser l’internet de la façon dont ils le souhaitent ? Qui de tous ceux qui utilisent les outils qui leur sont donné non par choix mais par méconnaissance ?</p>
<p align="justify">Vos commentaires sont bienvenus, sur <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/19/analyse/facebook-comme-bac-a-sable/">ReadWriteWeb</a> ou ici.</p>
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