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	<title>Psy et Geek ;-) &#187; facebook</title>
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	<description>Psy &#38; Geek ;-) explore les mondes numériques</description>
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		<title>Le cyberespace comme espace utopique</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 09:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeux vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[communautés]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’opposé du cyberespace comme espace spirituel, on trouve le cyberespace comme espace utopique. Alors que lorsqu’il est construit comme espace spirituel, le cyberespace est un espace hyper-indidivuel – à tel point que Margareth Wertheim parle de” cyber-égoïsme&#34; –, lorsqu’il est construit comme espace utopique, il devient un espace hyper-social. Beaucoup de commentateurs ont mis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/3cfd7b9857fe_8B26/Villes-utopiques.png"><img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="Villes utopiques" border="0" alt="Villes utopiques" src="http://www.psyetgeek.com/images/3cfd7b9857fe_8B26/Villes-utopiques_thumb.png" width="532" height="178" /></a></p>
<p align="justify">A l’opposé du cyberespace comme espace spirituel, on trouve le cyberespace comme espace utopique. Alors que lorsqu’il est construit comme espace spirituel, le cyberespace est un espace hyper-indidivuel – à tel point que<strong> Margareth Wertheim</strong> parle de” cyber-égoïsme&quot; –, lorsqu’il est construit comme espace utopique, il devient un espace hyper-social.</p>
<p align="justify">Beaucoup de commentateurs ont mis l’accent sur le fait que le cyberespace est un espace qui transcende la géographie. Il permet à des personnes distantes sur le globe mais proches par leurs projets ou par leurs gouts, de se retrouver, de collaborer ou jouer ensemble. La géographie du cyberespace est donc celle des désirs individuel. Elle permet la construction de communautés sur la base de d’intérêts communs ce qui faisait dire à <strong>J.-C. R.&#160; Licklider</strong> que les personnes seront plus heureuses en ligne puisqu’elle n’auront plus à souffrir des “accidents de proximité”. Il y a là l’idée d’un bon ordonnancement, parce que désiré par chacun, qui s’opposerait aux chaos du hasard. On retrouve les images d’architecture parfaite du cyberspace comme espace merveilleusement ordonné.</p>
<p align="justify"><strong>Margareth Wertheim</strong> rappelle que Johann Andreae imaginait en sa ville de Christianopolis une    <br />société dans laquelle les individus pratiqueraient assidument les arts&#160; et que Tommaso Campanella imaginait que dans la Ville du Soleil, les personnes acquerraient les compétences techniques suffisantes pour comprendre et vivre en harmonie avec les créatures de Dieu</p>
<p align="justify">Le cyberespace a des éléments communs avec l’utopie. Comme l’utopie, il est un espace clôt auquel on accède grâce à une navigation. Comme l’utopie, il est un espace uniforme et égalitaire. Comme l’utopie, il est le lieu ou l’Age d’Or se réalise. Comme l’utopie, il est appelé à s’ouvrir pour conquérir toute la société. Comme l’utopie, il est réglé par des règles qui ne peuvent pas être dépassées – “le code est la loi” – Comme l’utopie, il est un espace voué à l’éducation des individus.</p>
<p align="justify">Le cyberespace serait un espace dans lequel l’utopie deviendrait possible d’abord parce qu’il est un espace commun, et ensuite parce qu’il donne à chaque personne la même valeur. Dans le cyberespace, chaque voix compte, les lointaines comme les proches, les blanches comme les noires.&#160; </p>
<p align="justify">Le cyberespace nous libère de la <em>“tyrannie de la géographie</em>” (Wertheim, M. 1999). Il est un espace dans lequel nous pouvons nous développer comme être sociaux.&#160; Nous pourrions même y développer la meilleure sociabilité qui soit puisqu’elle serait basée sur les désirs et les volontariats mutuels. On a beaucoup insisté sur cet aspect. L’internet offrirait de nouvelles agoras, ces places ou les citoyens grecs se rassemblaient pour commercer et pour régler les affaires de la cité. L’agencement du cyberespace permettrait de construire des sociétés dans lesquelles la liberté de parole serait garantie tout comme l’accès aux ressources nécessaires à chacun pour sa formation. </p>
<p align="justify">Le cyberespace permettrait à toute personne de s’exprimer grâce à deux mécanismes. Le premier est le relatif clair-obscur dans lequel chacun se trouve. Chacun est ce qu’il dit être, jusqu’a ce que la preuve du contraire soit amenée. Le second est que l’immensité du cyberespace garanti qu’il y a toujours une place possible pour tous les points de vue. Cela a donné lieu à une modalité particulière de règlements des conflits qu’on appelle l’embranchement (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/fork" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  fork" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >fork</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup>)</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/3cfd7b9857fe_8B26/linux_timeline_poster_v1.1.png"><img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="linux_timeline_poster_v1.1" border="0" alt="linux_timeline_poster_v1.1" align="left" src="http://www.psyetgeek.com/images/3cfd7b9857fe_8B26/linux_timeline_poster_v1.1_thumb.png" width="244" height="174" /></a>Le terme vient de la communauté des développeurs. Lorsque dans un projet <em>open source</em> des divergences de point de vue apparaissent, le projet initial peut donner lieu à un nouvel embranchement. L’arbre des distributions Linux exemplifie ce mode de fonctionnement, mais on le trouve aussi bien dans la hiérarchie des groupe Usenet ou sur les plate-formes du web 2.0. L’embranchement est en fait le signe d’un conflit. Dans les groupes hors ligne, lorsqu’un conflit se présente, son mode de résolution passe nécessairement par un effort de synthèse des forces qui s’oppose ou par l’imposition de l’une d’entre elles. En ligne, les communautés on plutôt tendance à contourner les conflits dès lors qu’elle remettent fortement en cause l’équilibre de la communauté. Elles procède alors par bouturage.</p>
<p align="justify">Le bouturage permet de conduire plusieurs projets parallèlement. Certains projets s’ensemence meme entre eux&#160; en échangeant des fonctionnalités, tout en continuant leurs développements. D’autres projets entrent en concurence&#160; ce qui laisse entendre que le conflit est plus facilement géré lorsqu’il met en cause un agent extérieur que lorsqu’il est interne.&#160; </p>
<p align="justify">Le grand avantage du bouturage est qu’il permet de d’ensemencer le cyberespace d’une multitude de projets. Théoriquement, toutes les demandes peuvent ainsi être suivies sans qu’aucun projet ne perde sa philosophie où son identité. Si un bouturage ne marche pas, c’est qu’il n’était pas viable, ou qu’il a été mal conduit. Le cyberespace compte ici sur sa principale caractéristique : la multitude.</p>
<p align="justify">Cependant, les multitudes ne se disposent pas harmonieusement. Elles sont aussi agencées par des forces sociales. Certains projets disposeront de beaucoup plus de personnes, d’autres avanceront plus vite, d’autre seront abandonnés. Des disparités apparaissent peu à peu. Finalement, on se retrouve avec quelques projets stars, et une longue traine de projets moins importants.</p>
<p align="justify">Cette disposition n’est pas anodine. Elle a été retrouvé par <strong>Albert-László Barabási</strong> lorsqu’il a fait une exploration du web. Si le web fonctionnait sur un mode égalitariste, toutes les pages seraient liées entre elles par à peu près le nombre de lien. On aurait quelques rares site qui auraient très peu de lien, et quelques rares sites qui auraient un nombre élevé de liens. En somme, la distribution des liens suivrait une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/loi_normale" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  loi normale" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >loi normale</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup>. Les données qu’il a rapporté dressent une géographie toute autre car il trouve d’énormes stars qui reçoivent la majorité des liens. Ces sites sont visibles d’ou que l’on se trouve sur le graphe et la loi qui organise l’ensemble n’est plus la loi nomale mais la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/loi_de_puissance" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  loi de puissance" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >loi de puissance</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> généralement connue sous le nom des 80/20. Dans le cas du réseau étudié par Albert-László Barabási, 20% des sites recevaient 80% des liens. On retrouve cette loi sur les forums ou les réseaux sociaux&#160; 80% du contenu est produit par 20% des utilisateurs</p>
<p align="justify">Le cyberespace n’est donc pas un espace plat et uniforme dans lequel individus et contenus se disposent aléatoirement. Certaines zones sont très prisées, ou encore des éléments sont utilisées comme des stigmates. Cela est le cas de l’adresse email. Une adresse email n’est pas seulement un moyen commode pour envoyer et recevoir du courrier. C’est un identifiant qui peut ouvrir des portes.</p>
<p align="justify">Dans sa toute première version, Facebook était réservé aux étudiants de Harvard. L’adresse email finissant par havard.edu&#160; était la clé qui permettait de s’inscrire sur thefacebook.com. Facebook a ensuite été ouvert aux adresses de la Ivy league, puis à tous les établissements scolaires des USA, puis à tous les établissements scolaires, Elle dressait des montagnes infranchissables à toute personne ne possédant pas la bonne adresse. Elle a créé un milieu fréquenté uniquement par des jeunes gens issus du même milieu social c’est à dire des personnes issues de milieux plutôt aisés et valorisant les études. En d’autre termes, l’adresse email a reproduit t dans le cyberespace les affiliations sociales qui existent hors ligne. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Finalement, moins qu’un utopie, le cyberespace est un miroir de la société qui la produit. Né au creux du 20ième siècle, explosant avec le nouveau millénaire, il porte en lui les marques, les espoirs, et les angoisses de la société qui l’a porté.</p>
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		<title>C&#8217;est facebook ? Non ! C&#8217;est Twitter ? Non ! C&#8217;est une r&#233;volution</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un lien posté sur Twitter et Facebook menait à une vidéo dans laquelle on voyait un homme se tenir le coté et parler d’une voix oppressé. Autour de lui, des hommes en blouse blanche s’agitent. On prépare une seringue. L’homme parle encore. Sa respiration est de plus en plus difficile mais ce qu’il a a [...]]]></description>
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		</div>
<p align="justify"><em>Un lien posté sur Twitter et Facebook menait à une vidéo dans laquelle on voyait un homme se tenir le coté et parler d’une voix oppressé. Autour de lui, des hommes en blouse blanche s’agitent. On prépare une seringue. L’homme parle encore. Sa respiration est de plus en plus difficile mais ce qu’il a a dire est important. La seringue se suspend. On le laisse parler. Des chants s’élève. Dieu est loué. Dans une pièce à coté, un homme est étendu. Sa tête est bandée. Son visage est calme. Il semble mieux en point que l’homme qui parlait. On le recouvre d’un drap blanc. Les chants redoublent. On découvre son visage. On le recouvre. Les images nous venaient de Tunisie. On était Lundi. Il était 8 heures du matin.</em></p>
<p align="justify"><em><strong><img src="http://www.islandbreath.org/2011Year/01/110115vfortunisia.jpg" width="528" height="381" /></strong></em></p>
<p align="justify">L’historien <strong>Jean Tulard </strong>rappelle dans une <a href="http://www.lemonde.fr/afrique/reactions/2011/01/18/jean-tulard-l-an-1789-de-la-revolution-tunisienne_1467392_3212.html">interview</a> donnée au journal Le Monde une évidence lexicale. Une révolution n’est pas une révolte. Une révolte est <em>“un acte spontané, qui nait d’une indignation, d’un ras-le-bol, d’un accès de désespoir. Elle est généralement anarchique, sans chef, sans mot d’ordre et limitée localement”</em> tandis que la révolution <em>“prône un changement radical d’hommes, d’institutions, de façon de penser”</em></p>
<p align="justify">Bref, dans un cas, il s’agit d’un mouvement de foule. Des personnes sont réunies ensemble par le même mouvement de sympathie ou d’antipathie. La foule peut se créer de façon “spontanée”, elle est difficilement contrôlable son mode de fonctionnement est irrationnel.</p>
<p align="justify">Les révolutions sont elles bien plus organisées. Elles sont préparées par des leaders qui prônent un changement idéologique, mais aussi par l’esprit du temps. L’avancée des connaissances et les progrès techniques changent grandement la façon dont chacun perçoit son environnement et donc&#160; ce que chacun juge tolérable ou intolérable. </p>
<p align="justify">Il a été dit de la révolution tunisienne qu’elle a été précipitée par les médias sociaux. Les enthousiastes de l’Internet l’ajoutent alors à une succession de mouvements populaires qui ont secoué ou mis fin à des régimes dictatoriaux. On se souvient de la marée verte qui a envahit Twitter lors des évènements iraniens. Ou de la révolution Orange d’Ukraine. Sans oublier, bien sûr, Wikileaks, qui a montré les dessous de nos sages démocraties.</p>
<p align="justify">Sur les réseaux sociaux, nous avons le plus souvent affaire à des mouvements de foule. Chacun peut y exprimer sa sympathie vis à vis de personnes vivant dans l’oppression. Cette expression est d’autant plus facile qu’elle est peu couteuse. En quelques clics, il était possible de colorier son avatar Twitter en vert pour exprimer sa solidarité avec le peuple iranien. La twitttosphère a alors pris les couleurs de</p>
<p align="justify">Le mouvement de foule est aussi favorisé par le contact avec les images. L’image est en effet un extraordinaire vecteur d’émotions. Comment devant les images venant de Tunisie, ne pas se sentir en sympathie ? Comment ne pas calquer sa respiration avec celui qui parle ? Comment ne pas être en empathie avec le chœur d’hommes ? Avec le mort ? </p>
<p align="justify">Nous savons que dans le cas de la révolution d’Ukraine, le rôle de Twitter a été largement surestimé. Avoir accès à Twitter, surtout avec un <em>smartphone</em>, vous situe immédiatement dans la classe des favorisés. Or, ce sont les ventres vides qui font les révoltes et les révolutions. Nous savons aussi que ce qui avait été gagné par la révolution Orange vient d’être annulé est le pays est presque revenu au point ou il en était en 2004. </p>
<p align="justify">Cela ne veut pas dire que l’Internet ne joue aucun rôle dans les mouvements de soulèvement populaire. Une campagne d’Anonymous a sans doute contribué à la libération de <strong>Slim Amamou. </strong>En plus de ce soutien externe, l’Internet a également joué un rôle interne. Les messages postés sur Twitter et Facebook ont contribué à ce que chacun prenne conscience que son indignation était partagée par d’autres. Enfin, l’Internet est une source&#160; vitale lorsque l’on est dans un pays qui censure l’information. Lire sur Wikileaks que la diplomatie américaine considérait que la famille de Ben Ali était mafieuse a permis une prise de conscience. Tout le monde le savait en Tunisie, mais personne n’osait le dire à son voisin. Et voilà que l’on découvre que les U.S.A. le pensent aussi ! </p>
<p align="justify"><strong>Robert Darnton</strong> est historien, et il n’hésite pas à comparer les modes d’expression d’hier et d’aujourd’hui. Les libelles sont des articles racontant les faits et gestes des puissants de l’époque. Ils peuvent être bien renseignés ou tout simplement diffamatoires. Ils peuvent faire quelques pages ou quelques volumes. Ils sont édités en Angleterre ou aux Pays-Bas. Certains de leurs auteurs se retrouveront au cœur de la révolution française.&#160; Robert Darnton montre que les libelles contribuent à construire l’espace public. Il n’hésite pas à en faire&#160; un équivalent de la blogosphère : <em>“au début de la Révolution, les français lisaient autant sur la vie privée des puissants que des traités sur les abus de pouvoirs” </em></p>
<p align="justify">Hier comme aujourd’hui, les nouvelles circulent dans l’espace public. Hier comme aujourd’hui, l’oralité le dispute à l’écrit.&#160; Hier comme aujourd’hui la question du public et du privé se posent. Ce qui change, c’est la vitesse de circulation qui laisse moins de latitude aux uns et aux autres pour penser leurs actions.</p>
<p align="justify">L’Internet joue aujourd’hui exactement le même rôle que les libelles ont joué dans le Paris du XVIIIe siècle. C’est un espace de diffusion de l’information.&#160; Il contribuera sans doute à reconfigurer l’espace public et&#160; les relations aux pouvoirs politiques, scientifiques et techniques de la même manière que les libelles ont contribué à dessiner l’espace public tel que nous le connaissons. Le réseau appelle la construction de nouvelles relations à l’information. Mais en aucun cas, l’Internet ne fait la révolution.&#160; L’Internet permet de faire connaitre sa révolte et de s’associer à d’autres. C’est peu. C’est beaucoup. Mais C’est insuffisant pour faire une révolution.</p>
<p align="justify">Faire de l’Internet l’alpha et l’oméga de tous les mouvements de contestation, c’est d’abord oublier que ceux-ci existent depuis bien avant le réseau. C’est ensuite surestimer ses effets en que l’information a des vertus positives en soi, et enfin c’est oublier les extraordinaires potentialités de surveillance et de contrôle que portent les mondes numériques </p>
<p align="justify">La révolution nécessite un engagement et une prise de risque. Descendre dans la rue pour faire face à des des gens en armes nécessite un autre courage qu’un RT ou un <em>like. </em></p>
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		<title>Les &#233;tranges fruits de Facebook</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 10:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; La nouvelle s’est répandue sur Facebook&#160; trainée de poudre : “on a trouvé un pédophile !” Une page d’alerte a été créée et a recueilli en quelques heures plus de 3100 personnes. On y dénonce une personne que son profil accuserait : on y voit beaucoup d’enfants, il commente les photos de jeunes garçons [...]]]></description>
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			</a>
		</div>
<p><a title="Virtual Rope de pupski, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/pupski/49048209/"><img alt="Virtual Rope" src="http://farm1.static.flickr.com/28/49048209_82fa836efa.jpg" width="500" height="374" /></a>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">La nouvelle s’est répandue sur Facebook&#160; trainée de poudre : “<em>on a trouvé un pédophile</em> !” Une page d’alerte a été créée et a recueilli en <i>quelques</i> <i>heures </i>plus de 3100 personnes. On y dénonce une personne que son profil accuserait : on y voit beaucoup d’enfants, il commente les photos de jeunes garçons et un de ses amis Facebook affiche sur sa photo de profil un provocateur « <i>I like sex with boys »</i></p>
<p align="justify">Nous sommes des êtres tellement sociaux qu’il nous il suffit d’être confrontés à des avis congruents pour être fortement tentés d’avoir de le même. Dans les années 50 des psychosociologues ont mis en lumière les processus d’influence qui nous façonnent. Ils ont montré que nous avons tendance à adopter les normes du groupe mais aussi que nous les adoptons même lorsqu’elles vont à l’encontre de nos perceptions ou de nos conceptions. Le fait de se sentir affilié au groupe est en soi une motivation suffisamment puissante pour qu’un individu adopte une norme opposée à ses perceptions ou à ses valeurs.</p>
<p align="justify">Cette mise à l’écart de la conscience de soi est appelée désindividuation en psychologie sociale. C’est cette désindividuation qui a donné dans les années 40 aux arbres d’Alabama ou du Mississipi d’étranges fruits. Qu’un homme crie <i>« A mort ! »</i> et on se hâtait. De mains agrippaient un corps, une corde était jetée par-dessus une branche et la foule appliquait la loi de Lynch. Du fait de la désindividuation, chacun était appelé à agir non plus en fonction de ses normes internes mais en fonction de ce que font et vivent les autres.</p>
<p align="justify">Ces foules se rassemblent aujourd’hui sur le réseau. Le phénomène n’est pas nouveau. Pour donner un exemple français et récent, on se souvient de la fièvre qui a saisit la blogosphère autour des photos de « Laure Manaudou nue ». Sur Facebook, on a vu d’immense foules se former à l’appel de différentes causes. Pour soutenir la lutte contre le cancer du sein, il fallait mettre sur son mur « je l’aime sur… », tandis que l’année précédente, il fallait afficher la couleur de … ses sous-vêtements. Pour la cause des enfants, il fallait au mois d’octobre mettre personnage de dessin animé préféré en photo de profil. Il n’y a bien évidement aucun lien rationnel entre la cause défendue et les actes réalisés. Comme toutes les foules, les foules numériques ne fonctionnent pas sur le mode de la pensée rationnelle et consciente. Elle font une large part à la vie inconsciente. Le portrait dressé par Sigmund Freud d’une foule : <i>« impulsive, mobile, irritable, » « incapable d’une volonté persévérante », pleine d’un « sentiment de toute puissance », « influençable et crédule », « dépourvue de sens critique » </i>correspond parfaitement aux rassemblement qui se produisent sur Facebook. Ainsi, après avoir cru que changer l’image de son profil aidait la cause des enfants, la foule croira aussi éperdument que c’était un piège tendu par des pédophiles. En fonction du personnage affiché, les pédophiles auraient pu évaluer l’âge de la personne et à partir de là contacter des enfants. C’est que la foule vit une une vie rêvée : « c<i>omme dans le rêve et dans l&#8217;hypnose,</i> dit Freud<em> dans l’activité psychique des foules, l&#8217;épreuve de réalité disparait face à l’intensité des motions de désir investies affectivement » </em>(Freud, 1921, p. 137)<em>.&#160; </em></p>
<p align="justify">Avec ses 700 millions de membres et le clair-obscur que sont les mondes numériques, Facebook donne de nombreuses occasions de former des foules. Une foule offre de grands avantages par rapport à l’individu. Elle ne se pose pas de questions. Elle s’offre comme une évidence. La foule sait que telle personne est pédophile. Elle est certaine de ses preuves. Elle dénonce. Elle invective. Elle insulte. Elle menace. </p>
<p align="justify">Le second avantage de la foule est qu’elle permet à chacun de se montrer agressif, violent ou cruel en toute impunité. Il n’y a qu’a lire les quelques commentaires de la page de dénonciation pour avoir une idée de la haine mise en jeu<i>. </i>Derrière la figure du pédophile honni se profile vite la haine de l’homosexuel. Dans sa passion de justice immédiate, la foule oublie que si la pédophilie est un crime, l’homosexualité n’est ni un crime, ni une maladie. On en appelle à l’émasculation voire même à l’exécution. Le coté instinctuel de la foule avait été noté par Sigmund Freud après Gustave Lebon. Les foules en ligne ne se montrent pas très différentes. Dans cette foule, les individus se laissent aller aux fantasmes les plus crus ! Chacun se rassemble sous l’idéal commun : « <i>il faut protéger les enfants » </i>et chacun s’identifie à ses voisins. La foule est alors doublement verrouillée : d’abord par la désignation d’un mauvais objet à détruire et ensuite par l’amour témoigné aux enfants.</p>
<p align="justify">Les foules d’hier comme les foules d’aujourd’hui ne supportent pas d’attendre. Attendre, c’est penser. Penser, c’est se défaire de la foule. Se défaire de la foule, c’est abandonner la toute puissance imaginaire qu’elle offre. Hier, on jetait une corde au dessus d’une branche. Aujourd’hui, on crée un groupe Facebook. Cependant, hier comme aujourd’hui, l’enthousiasme avec lequel ces foules se rassemblent ne doit pas faire oublier qu’elles enfreignent la loi.</p>
<p align="justify">Il est souhaitable que Facebook ne se couvre pas de <i>« fruits étranges »</i></p>
<p align="justify"><em></em></p>
<p align="justify"><em>Crédit photo&#160; </em>Virtual Rope par <a href="http://www.flickr.com/photos/pupski/">pupski</a></p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=880&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;hygi&#232;nisme identitaire des &#233;tudiants am&#233;ricains</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 07:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[identité]]></category>
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		<description><![CDATA[Le New-York Times, toujours à l’affut des nouvelles tendances du cyberespace, vient de faire une nouvelle découverte : avant d’entrer au collège, les étudiants américains prennent soin d’effacer leurs traces. La tendance est si forte qu’il s’agirait d’un nouveau rituel L’entrée dans les collèges américains n’est pas une chose aisée. Non seulement les études sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.jmw-vpc.com/difac/masques/184.jpg" align="right" src="http://www.jmw-vpc.com/difac/masques/184.jpg" width="210" height="216" />Le <a href="http://www.nytimes.com/2010/04/25/fashion/25Noticed.html?partner=rss&amp;emc=rss">New-York Times</a>, toujours à l’affut des nouvelles tendances du cyberespace, vient de faire une nouvelle découverte : avant d’entrer au collège, les étudiants américains prennent soin d’effacer leurs traces. La tendance est si forte qu’il s’agirait d’un nouveau <strong>rituel </strong></p>
<p align="justify">L’entrée dans les collèges américains n’est pas une chose aisée. Non seulement les études sont onéreuses, mais les parents n’hésitent pas a payer un conseiller entre 1000 et 9000 dollars pour préparer au mieux la candidature de leur enfant. Dans ce contexte, un profil Facebook qui garde en mémoire des mois ou des années de frasques peut être vécu comme un handicap.</p>
<p align="justify">Aussi, les étudiants changent-ils de nom.. Les changements de noms jouent sur les homophonies et les calembours, par exemple Amy devient Aim E. Pour certains professeurs, le changement de nom ne suffit pas, et des sessions de “nettoyage” sont organisées avec les élèves.</p>
<p align="justify">C’est là un épisode de plus entre les tactiques individuelles et les stratégies institutionnelles. Il y aura toujours des interstices que les individus utiliseront de façon créative, même dans un espace comme l’Internet qui a la tentation panoptique dans ses gènes. <strong>Facebook</strong> avait imposé une norme : on y est sous son vrai nom, alors que la culture de l’Internet était celle du pseudonyme, voire de la tromperie. Avec ces jeux sur le nom, on en reviendrait aux positions premières.</p>
<p align="justify">Il reste tout de même inquiétant de voir avec quelle facilité toute une classe d’âge se soumet aux impératifs d’une institution,&#160; Il est inquiétant de voir que l’état ne s’occupe pas de protéger davantage ses citoyens les plus jeunes : depuis quand d’autres critères que scolaires doivent-ils être appliqués pour prétendre entrer dans un établissement universitaire ?</p>
<p align="justify">L’hygiènisme identitaire des étudiants américains est une bonne illustration de la modification des systèmes de surveillance. ils deviennent si pervasifs et si intériorisés que les individus peinent à instaurer des logiques de conflit.. La surveillance n’est plus présentée comme une poids mais comme quelque chose d’agréable. La servitude n’est plus volontaire : elle est <a href="http://www.internetactu.net/2004/10/12/la-traabilit-de-lindividu-mobile-vers-la-surveillance-dsire/">désirée</a>. </p>
<p align="justify">Enfin, il est difficile de ne pas remarquer que terme de “<strong>nettoyer</strong>”&#160; (utilisé aussi dans les jeux vidéo) a des résonnances sinistres dans notre histoire proche. Même sans aller jusqu’à l’horreur nazie, c’est tout de même ce terme qui est utilisé à chaque fois que des crimes de guerre ont été commis : au Viet-Nam, en Algérie, en Bosnie, au Rwanda…L’idéal hygiéniste appliqué à l’identité d’une personne ou d’un groupe n’a <em>jamais </em>donné de bons résultats.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><font size="1">Sur la </font><a href="http://www.internetactu.net/2009/08/31/technologies-de-surveillance-ou-de-discrimination/"><font size="1">société de surveillance… ou de discrimination</font></a><font size="1">&#160; qui est en train de se mettre en place, l’article de <strong>Jean-Marc Manach</strong> est à lire : on y verra que la mobilité a laquelle nous donnons tant de valeur est le signe certain de notre soumission aux surveillances dont nous sommes l’objet</font>.</p>
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		<title>Dans mon r&#233;seau Facebook</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 09:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai fait un graphe de mon réseau Facebook pour comprendre comment il était constitué. On reconnait assez facilement quatre amas différents : un groupe est constitué l’OMNSH, un association regroupant des chercheurs en sciences humaines travaillant sur les mondes numériques; un second groupe est constitué par des blogueurs; un troisième groupe est formé par des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify">J’ai fait un graphe de mon réseau Facebook pour comprendre comment il était constitué. On reconnait assez facilement quatre amas différents : un groupe est constitué l’OMNSH, un association regroupant des chercheurs en sciences humaines travaillant sur les mondes numériques; un second groupe est constitué par des blogueurs; un troisième groupe est formé par des membres de la communauté des blogueurs bordelais et enfin on trouve quelques psychologues. Ce dernier groupe est constitué de psychologues qui se sont installés sur Facebook après que les listes de diffusion sur lesquelles ils se trouvaient se soient éteintes.Cette dernière communauté isolée et ne tient à l’ensemble que grâce à une seule personne qui joue ici le rôle de pont (cercle rouge)</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb.png" width="469" height="377" /></a> </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Un an plus tard, la situation est très différente</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_3.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_3.png" width="527" height="157" /></a> </p>
<p align="justify">Le réseau a beaucoup grossi : il a plus que quintuplé tandis que le degré moyen, c’est à dire le nombre moyen des liens entrants et sortant de chaque acteur a diminué de moitié. On trouve un énorme amas que les premières itération de visualisation&#160; n’arrive pas à afficher clairement et un amas plus petit qui correspond à des connaissances retrouvées sur Facebook. Enfin, ça et là, quelques composants sont déconnectés de l’ensemble. On distingue clairement le composant Sénagal qui est dans mon réseau Facebook un véritable morceau d’histoire. S’y trouvent en effet des amis d’enfance qui m’ont retrouvé sur Facebook. </p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_4.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_4.png" width="532" height="365" /></a> </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Si l’on se réfère au nombre de liens entrants <em>(in degree</em>), le centre de gravité se déplace</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_5.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_5.png" width="533" height="487" /></a></p>
<p align="justify">Une dernière visualisation permet d’y voir un peu plus clair. Le réseau est en pleine métamorphose et se distribue principalement en trois composantes. Le sphère bordelaise s’est développée et est en contact avec la composante centrale des “blogueurs”. Il s’agit en fait à la fois d’individus&#160; et de sociétés très impliquées dans le développement du web 2.0. Il est assez normal que le groupe des bordelais soit en contact étroit avec cet autre ensemble : beaucoup participent des deux.</p>
<p align="justify">La psychosphère est également en développement. Sur Facebook, on trouve maintenant près de 500 personnes se déclarant psychologues.Le groupe des psychologues est dans mon réseau plus épars. Ce manque de densité traduit les usages des psychologues en ligne qui généralement restent cantonnés entre eux et&#160; n’ont pas encore pris l’habitude de réseauter.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_6.png"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_6.png" width="539" height="479" /></a></p>
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		<title>Dedipixs et texting</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’ai été interrogé par David Martin pour radio Totem a propos des dedipics et de sexting. L’interview a été courte, et il ne m’a pas été possible de déplier complètement ce phénomène et je me suis surtout attaché a essayer de faire passer une idée : il faut garder un œil sur les pratiques adolescences, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p align="justify">J’ai été interrogé par <a href="http://www.radio-totem.net/emissions/emission-3">David Martin pour radio Totem</a> a propos des dedipics et de sexting. L’interview a été courte, et il ne m’a pas été possible de déplier complètement ce phénomène et je me suis surtout attaché a essayer de faire passer une idée : il faut garder un œil sur les pratiques adolescences, et les interdire lorsque c’est nécessaire. C’est un travail que les parents doivent faire, et il ne faut pas qu’ils s’appuient sur des éléments tiers comme des modérateurs des espaces en ligne ou un logiciel parental. </p>
<p align="justify">Un <strong>dedipic</strong> est une photo sur laquelle la personne apparait tenant un court texte&#160; Le texte est généralement une dédicace au propriétaire du blogue sur lequel est posté la photo. Il s’agit donc d’une pratique de métissage mélangeant l’image (<em>pic</em>ture) et le texte (<em>dedi</em>cace).</p>
<p align="justify">Le <strong>sexting</strong> est l’envoi de MMS ou de SMS à caractère sexuel. Les sondages qui ont été faits laissent entendre que la majorité des enfants ont été au contact avec une image sexuelle sur le réseau.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Jeux d’enfants et pornographie</strong></p>
<p align="justify">Il faut d’abord faire la différence entre les jeux de pré-adolescents d’enfants et la pornographie. Les jeux d’enfants peuvent avoir un caractère sexuel, et ne méritent pas un traitement particulier de la part des adultes pour autant que les interdits fondamentaux n’ont pas été transgressés. Lorsqu’elle implique un enfant, la pornographie est un crime, et son traitement relève de la loi. Il est important de faire la distinction sinon on arrivera à des situation ou une loi sensée protéger les enfants sera utilisée contre eux.</p>
<p align="justify"><strong></strong></p>
<p align="justify"><strong>La question de la pédophilie</strong></p>
<p align="justify">La pédophilie est souvent présentée comme le grand danger de l’Internet pour les plus jeunes. S’il existe en effet des cas d’enfants séduits en ligne par des adultes, ceux ci demeurent fort heureusement rares. Il faut faire à ce propos deux remarques. La première est que dans la majorité des cas, le pédophile est un membre de la famille ou un proche de l’enfant. La seconde est que les enfants abusés en ligne sont des enfants. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Le harcèlement en ligne</strong></p>
<p align="justify">Le danger les plus fréquent auquel les jeunes internautes peuvent être confrontés en ligne est&#160; plutôt le harcèlement. L’internet offre en effet des moyens simples pour harceler quelqu’un : saturation de sa boîte mail, message offensant sur les forums, son blogue ou ses pages Facebook, Myspace ou Youtube. A un moment où l’estime de soi est en plein réaménagement, un déluge de messages insultants peut être dévastateur. Il faut aussi prendre conscience que les mondes en ligne donnent un effet de biais important : le harcèlement est plus visible par les adultes parce que Internet est un monde de traces. Les adultes sont alors confrontés à quelque chose qu’ils tentent généralement de ne pas voir : le monde de l’enfance est banalement un monde violent et sexualisé; ce n’est pas le monde idéalisé que la plupart des adultes s’en font après coup.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Elements de dynamiques sous jacents au dedipic</strong></p>
<p align="justify">L’invention première du dedipic tient surtout à deux désirs assez banaux. Le premier est un désir d’interactivité. Un dedipic est beaucoup plus riche qu’un commentaire. Il donne une mesure de l’engament de la personne dans la relation puisqu’il faut d’abord prendre une image dont on aura soigné la composition et ensuite la téléverser sur le site distant. Un dedipic engage en personne : on donne de son image et donc de soi. Le dedipic bénéficie de toute la sensualité de l’image, de ses pouvoirs<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/dedipixs-et-texting#footnote_0_733" id="identifier_0_733" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tisseron, S., Psychanalyse de l&rsquo;image">1</a></sup></p>
<p align="justify">Le second désir satisfait par le dédipic est l’authenticité. Le dedipic est la preuve en image que l’on est en lien en ligne avec de vraies personnes. Les adolescents qui sont en plein changements ont eu soif d’authenticité a peu près inextinguible. Les frontières entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas se déplacent et suscite un intense travail psychique autour de ce qui est réel et ce dont on ne peut que rêver. </p>
<p align="justify">D’autres tendances peuvent être en jeu : questionnement sur son corps, sur le désir de l’autre, jeux autour de l’emprise et de la possession…. Avec le dedipic, avoir l’autre dans la peau n’est plus une métaphore</p>
<p align="justify">Dans les pratiques adolescentes les choses commencent à déraper lorsque le dedipic entre dans un système de gratification narcissique. Le risque de dérapage est d’autant plus grand que la personne dispose de peu d’occasions de gratifications narcissiques dans son environnement.. Le risque est d’entrer dans un jeu de dupes : offrir à un autre un plaisir sexuel contre une gratification narcissique. Le dedipic n’est plus alors quelque chose qui ouvre sur une interactivité avec une personne. C’est le cache misère d’une relation perverse. Ce qui intéresse n’est pas en effet la dédicace mais le sexuel qui est a proximité ou derrière le texte : bout de cuisse, sein, pubis… Les dynamiques du web 2.0 accélèrent encore le processus en mettant chacun en position de rivalité imaginaire avec les autres : il est toujours possible d’aller plus loin, de faire des images de plus en plus rénumératrices</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_733" class="footnote">Tisseron, S., Psychanalyse de l’image</li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=733&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Internet comme miroir des exclusions</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Internet est souvent présenté comme un facteur de démocratisation. Le réseau participerait au bon mélange des masses, en mettant en contact des personnes d’horizons et d’intérêts différents. Le professeur et le maçon, l’adolescent et vieillard, le noir et le blanc trouveraient ici un espace ou ces différences ne compterait plus. Ce qui compterait, ce serait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/17/statue_liberte15.jpg" align="left" src="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/17/statue_liberte15.jpg" width="143" height="224" />L’Internet est souvent présenté comme un facteur de démocratisation. Le réseau participerait au bon mélange des masses, en mettant en contact des personnes d’horizons et d’intérêts différents. Le professeur et le maçon, l’adolescent et vieillard, le noir et le blanc trouveraient ici un espace ou ces différences ne compterait plus. Ce qui compterait, ce serait les compétence : la capacité à produire un beau texte, celle d’être présent et d’animer un lieu en ligne, ou encore des compétences à jouer remplacerait. En un mot, Internet serait une merveilleuse méritocratie. </p>
<p align="justify"><strong><a href="http://www.zephoria.org">danah boyd</a></strong> remet tout cela en cause lors d’une conférence au <a href="http://personaldemocracy.com/">Personal Democracy Forum</a>. “<a href="http://www.danah.org/papers/talks/PDF2009.html">The Not-So-Hidden Politic of Class Online</a>” Elle part de l’histoire de MySpace et de Facebook et montre que la façon dont les populations américaines s’y répartissent tient à des mécanismes d’exclusion sociale.</p>
<p align="justify">MySpace a été un des premiers site de réseau social<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/linternet-comme-miroir-des-exclusions#footnote_0_731" id="identifier_0_731" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="pour l&rsquo;histoire des sites de r&eacute;seaux sociaux voir boyd, d. m., &amp;amp; Ellison, N. B. (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship. Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1), article 11">1</a></sup> et le transfert d’une partie de sa population vers Facebook tient pour une part à l&#8217;attrait de la nouveauté. Mais Facebook s’est développé d’une façon particulière. Le site était d’abord réservé aux étudiants de Harvard, puis s’est ouvert aux universités de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivy_League" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Ivy League" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Ivy League</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> c’est-à-dire aux universités les plus prestigieuses. Lorsque l’inscription a été ouverte au grand public, le travail effectué par les premiers membres a fait le reste. Dans une communauté, les premiers membres sont très importants, car ils donnent la tonalité de l’ensemble. Les groupes se construisent, au moins a leurs commencement, sur une base communautaire : les nouveaux membres ressemblent aux membres plus anciens.</p>
<p align="justify">C’est cette homophilie qui a fait de MySpace et de Facebook des espaces sociaux si différents.Le peuplement de départ de Facebook est celui des universités et des grandes écoles c’est à dire des personnes qui pour la plupart sont issues de milieux aisés et instruits. Il s’est fait ensuite a partir des proches de ces étudiants.&#160; Ce peuplement de base a servi d’amorce à la migration des utilisateurs de MySpace vers Facebook. Tous ceux qui se sentaient proches de la population d’origine de Facebook n’ont pas hésité à migrer. Les autres sont restés sur MySpace. Le phénomène est le même que celui qui a vidé les grandes villes des bourgeois et des classes moyennes. MySpace a subi des effets d’ostracisation, tout comme les quartiers de banlieue peuvent être ostracités : on a en fait un lieu peu recommandable, et les médias ont diffusé des histoires de prédateurs sexuels, contribuant ainsi à créer une panique morale qui a encore accentué l’ostracisation.</p>
<p align="justify">Au final, on a deux espaces, MySpace et Facebook qui s’ignorent totalement l’un l’autre. La technique aggrave ici les dynamiques sociales puisqu’il n’est pas possible à partir d’un des sites de communiquer avec le réseau de l’autre site.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">danah boyd en tire des conclusions importantes</p>
<p align="justify"><strong>1. </strong>L’internet est un reflet de nos sociétés et il ne faut pas attendre des médias sociaux qu’ils résolvent magiquement les inégalités de nos sociétés.</p>
<p align="justify"><strong>2. </strong>L’internet n’est pas le lieu de l’universel. C’est un espace <em>public</em>, c’est à dire qu’il appartient aux classes dominantes, c’est à dire aux blancs instruits et aisés.</p>
<p align="justify"><strong>3. </strong>Pour ceux dont le travail est d’être en lien avec le public, être sur un réseau social, c’est indiquer quelle est la population à laquelle on s’intéresse et donc celle à laquelle on ne s’intéresse pas</p>
<p align="justify"><strong>4. </strong>Internet est une nouvelle arène politique, mais tous ne sont pas également armés. Si nous n’y prenons garde, si nous ne nous donnons pas la peine de donner a tous un accès et une littératie au réseau, nous risquons de produire de nouvelles inégalités qui vont s’ajouter aux anciennes</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_731" class="footnote">pour l’histoire des sites de réseaux sociaux voir <a href="http://jcmc.indiana.edu/vol13/issue1/boyd.ellison.html">boyd, d. m., &amp; Ellison, N. B. (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship. <i>Journal of Computer-Mediated Communication</i>, <em>13</em>(1), article 11</a></li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=731&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Hier a  Chattelerault</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 09:47:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’étais à hier Châtellerault pour parler de l’internet auprès de collégiens et de lycéens. La manifestation . Plutôt que de leur parler des jeux vidéo et des réseaux sociaux, j’ai tenté d’en parler avec eux. Les groupes étaient plutôt grands – deux classes – et pour le second groupe il mélangeait des collégiens et des [...]]]></description>
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<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/demain-a-chatellrault">J’étais à hier Châtellerault pour parler de l’internet auprès de collégiens et de lycéens</a>. La manifestation . Plutôt que de leur parler des jeux vidéo et des réseaux sociaux, j’ai tenté d’en parler <em>avec eux. </em>Les groupes étaient plutôt grands – deux classes – et pour le second groupe il mélangeait des collégiens et des lycées ce qui n’a pas manqué de poser des difficultés car les intérêts des uns et des autres sont très différents.</p>
<p align="justify">Je voulais éviter un cours de plus sur des sujets que les adolescents connaissaient. Comment faire apparaitre <em>leurs </em>représentation sur le réseau ? Comment faire pour les faire participer ? La carte mentale m’est apparue comme une solution possible. Une carte mentale de groupe permettrait à la fois d’avoir une certaine interactivité et d’obtenir des groupes les représentations qu’ils se sont formés à propos du réseau.</p>
<p align="justify">J’ai donc distribué aux enfants des post-it sur lesquels je leur ai demandé d’écrire tout ce qui leur passait par l’esprit a propos des jeux vidéo et des réseaux sociaux. Les enfants étaient divisés en petits groupes et au bout de 10 minutes, chaque groupe envoyait un représentant qui présentait à l’assemblée les mots ou expressions qu’ils avait recueillis. J’écrivais au fur et a mesure les mots sur une <em>mind map </em>réalisée avec <a href="http://freemind.sourceforge.net/wiki/index.php/Main_Page">Freemind</a>. La <em>mind map</em>&#160; s’affichait sur un écran sur que tout le monde pouvait voir. Elle était ensuite réaménagée pour mieux en faire les catégories.</p>
<p align="justify">Les choses ont été plus compliquées que prévu.J’ai été assez surpris de la relative passivité des adolescents et de leur collage à un type de discours très stéréotypé : les jeux vidéo sont dangereux, les réseaux sociaux sont à éviter. Pourtant, la grande majorité d’entre eux disaient jouer à des jeux vidéo et avoir un compte Facebook. De deux choses l’une : ou ils ont pris une position d’apparente soumission à une position qu’ils me prêtaient </p>
<p align="justify">Le second problème a été le temps. Il n’a pas été possible de travailler suffisamment ensemble les cartes mentales. Aussi, ai-je proposé de les finir de mon coté, de les mettre en ligne et de donner le lien aux enseignants qui accompagnaient les enfants.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">On obtient <a href="http://www.mindmeister.com/maps/show/41292163">une carte des représentations du jeu vidéo</a></p>
<p> <iframe style="overflow: hidden" height="400" src="http://www.mindmeister.com/maps/public_map_shell/41292163?width=500&amp;height=400&amp;zoom=1" frameborder="0" width="600" scrolling="no"></iframe>
<p>&#160;</p>
<p>J’ai trouvé que c’était une façon intéressante de générer la discussion au sein d’un groupe. Elle permet de faire connaitre un outil numérique qui pourra être utilisé seul ou en groupe et elle offre une médiation ce qui peut être très appréciable si l’on a à faire avec un groupe qui est un peu inhibé. Enfin, elle permet de valoriser les connaissances du public puisque ce sont ses idées qui apparaissent sur la carte mentale</p>
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		<title>Les nuages lieux de l&#8217;extimit&#233; ?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 10:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons une sociabilité intime : tous nos actes, même ceux qui nous semblent les plus naturels, comme marcher, manger ou se torcher, sont des actes sociaux. Ils sont construit collectivement, et ne prennent sens que dans une communauté1. Nous pouvons verser l’extimité au titre des “techniques de soi” de Michel Foucault au sens qu’il [...]]]></description>
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<p align="justify"><a href="http://www.freemages.fr/album/nature/nuages_2.jpg"><img title="Nuages" hspace="4" alt="Nuages" vspace="4" align="middle" src="http://www.freemages.fr/album/nature/nuages_2.jpg" width="513" height="352" /></a></p>
<p align="justify">Nous avons une sociabilité intime : tous nos actes, même ceux qui nous semblent les plus naturels, comme marcher, manger ou se torcher, sont des actes sociaux. Ils sont construit collectivement, et ne prennent sens que dans une communauté<sup><a href="http://www.psyetgeek.com/les-nuages-lieux-de-lextimit#footnote_0_722" id="identifier_0_722" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cf. les techniques du corps de Marcel Mauss">1</a></sup>. Nous pouvons verser l’extimité au titre des “<em>techniques de soi</em>” de Michel Foucault au sens qu’il s’agit bien là de&#160; techniques par lesquels nous effectuons “seul ou avec d&#8217;autres, des opérations sur [notre] corps, [notre] âme, [nos] pensées” (Foucault M.)</p>
<p align="justify">Les blogues et les réseaux sociaux sont souvent compris comme des dispositifs où cette extimité se donnerait à voir. Le coté “journal intime” de certains blogues, le babillage sur Twitter et sur Facebook, l’exposition de soi que l’on peu y noter que ce soit au travers d’images ou de textes en seraient quelques exemples. C’est un point de vue que l’on peut retrouver sous le clavier de <strong>Serge Tisseron</strong> qui note dans <a href="http://squiggle.be/serge-tisseron/nouveaux-reseaux-des-desirs-vieux-comme-le-monde.html" target="_blank">Nouveaux réseaux : des désirs vieux comme le monde</a> que les réseaux sociaux permettent de se cacher et de se montrer et donc sont des lieux d’expression de l’intime et de l’extime. </p>
<p align="justify">Pour bien comprendre ce qui se passe avec les nuages, il faut prendre en compte ce qu’ils ont de spécifique.Il est évident que parler ce n’est pas écrire, et écrire sur une feuille de papier ce n’est pas écrire avec un ordinateur :</p>
<p align="justify"><strong>“Toute technique s’accompagne […] d’une <em>posture </em>psychique qu’elle induit et qui influe, à son tour, sur le contenu du message […] la pensée se construit dans le va et vient entre les contraintes imposées par la machine, les échappées libératoires qu’elle permet et le projet du texte qui s’en trouve modifié à chaque instant. Ainsi, elle se construit différemment selon qu’on parle, qu’on écrit sur du papier ou qu’on tape sur un clavier devant un écran d’ordinateur”</strong> Serge Tisseron, L’intimité surexposée, 2001.</p>
<p align="justify">La parole, l’écrit et l’écriture électroniques produisent donc des postures différentes. Toujours selon Serge Tisseron, la parole est d’abord retrouvailles avec le sonore originel, l’écrit est en rapport avec les matières scolaires. L’un et l’autre sous sous le régime du surmoi mais différemment. La parole est liée au surmoi maternel – c’est elle qui autorise la prise.&#160; de parole – tandis que l’écrit est lié au surmoi paternel qui veille au respect des normes (la bonne forme des lettres et des mots). Parce qu’il est toujours possible de reprendre ce qui a été écrit, l’écriture électronique est beaucoup plus libre des exigences surmoiques. On le voit avec l’apparition de ces chimères que sont les souriards mais aussi avec l’oralité écrite que de nombreux observateurs ont noté a propos des communications médiatisées par un ordinateur.</p>
<p align="justify">Cette liberté tient à la matérialité du support et aux qualités de l’encre numérique. La page blanche peut s’effacer sans laisser la moindre trace de repentir. Par ailleurs, les lettres sont toujours bien formées, elles s’ordonnent parfaitement sur la ligne, et il est possible d’en modifier facilement la taille et la forme. Sur une feuille de papier, ce que la main écrit est sous la surveillance de l’œil. Ce que la main dessine est comparé à une forme idéale, et le plaisir est en lien avec la proximité de l’idéal. Avec un ordinateur, la bonne formation des lettres est prise en charge par le dispositif.</p>
<p align="justify">Parce qu’ils offrent cette fluidité du numérique et qu’ils sont des ouvertures vers l’autre, les blogues sont de bons candidats pour être des supports de l’extimité. Il y est en effet facile de publier du contenu, qu’il s’agisse d’images ou de textes, ou les deux à la fois, et il y est facile d’y recueillir des commentaires qui vont en retour modifier les représentations de soi qui ont été à l’origine de la mise en ligne du contenu. </p>
<p align="justify">Un blogue est différent d’un carnet intime car il est d’emblée tourné vers les autres. Il nécessite un travail d’explicitation qui n’est pas nécessaire au carnet intime puisque l’on s’écrit à soi-même. Il est également différent du journal car un journal ne contient pas des éléments intimes ou personnels. Mais il est des journaux et des carnets intimes qui utilisent le blogue !</p>
<p align="justify">Il faut aussi se souvenir qu’un blogue est un média. Ce qui est important est donc la forme de relation que la personne entretien avec ce média. Un blogue peut être utilisé comme n’importe quel autre outil en ligne mais il peu aussi être mis au service d’une dynamique psychique. Ainsi, un blogue peut tout aussi bien être au service d’un travail de mémoire ou d’oubli; il peut témoigner d’un désir d’appartenance a un groupe social… ou être le lieu d’expression de l’extimité. Il peut aussi servir … à bloguer !</p>
<p align="justify"><strong><a href="http://ticetsociete.revues.org/412#tocto1n4">Sébastien Rouquette</a></strong> a remarquablement bien repéré les différentes utilisations extimes que l’on peut avoir du blogue : revendiquer sa “vraie” nature, faire valider sa vie, donner son avis et écrire. Chaque utilisation valorise une identité avoir une personnalité propre, témoin, essayiste ou auteur) et soutient un type de désir (reconnaissance, réconfort, débattre, désir d’être suivi)</p>
<p align="justify">On retrouve bien ici les deux mouvements de l’extimité : être reconnu comme ayant une identité propre et faire valider sa vie correspondent au mouvement centrifuge qui va de soi vers l’autre tandis que créer des espaces de débat et de rencontre correspond au mouvement centripète de l’extimité.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_722" class="footnote"><a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/mauss_marcel/socio_et_anthropo/6_Techniques_corps/Techniques_corps.html" target="_blank">Cf. les techniques du corps</a> de Marcel Mauss</li></ol><img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=722&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Demain a Chatellerault</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 09:18:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je serai Mardi 26 Janvier à Châtellerault – de updates à faire sur Foursquare ! – pour un Forum sur les réseaux sociaux. Il y a là deux nouvelles tendances. La première, c’est que l’on me demande de parler à des collégiens. La seconde est que l’intérêt se déplace maintenant des jeux vidéo au réseaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><a href="http://idata.over-blog.com/3/61/81/96/FlyerCyberdependance86.jpg"><img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" alt="FlyerCyberdependance86" src="http://img.over-blog.com/346x500/3/61/81/96/FlyerCyberdependance86.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Je serai <strong>Mardi 26 Janvier</strong> à <strong>Châtellerault</strong> – de updates à faire sur <strong>Foursquare</strong> ! – pour un Forum sur les réseaux sociaux. Il y a là deux nouvelles tendances. La première, c’est que l’on me demande de parler à des <em>collégiens</em>. La seconde est que l’intérêt se déplace maintenant des jeux vidéo au <em>réseaux sociaux.</em></p>
<p align="justify">S’agissant d’enfants, je me vois mal leur asséner deux heures sur le thème “Ne faites pas n’importe quoi sur Facebook”. D’abord parce que je pense qu’en général, les adolescents ne font pas “n’importe quoi sur le réseau”; ensuite parce que lorsque quelqu’un fait “n’importe quoi” cela n’a jamais n’importe quel sens, et il faut prendre le temps de comprendre avec lui ce qui se passe; enfin parce que un média prédispose des types de relation (par exemple, des “<em>friends</em>” et des “<em>followers</em>”) mais ce sont toujours des sujets qui en disposent.</p>
<p align="justify">Il y a quelques histoires dans l’histoire du réseau qui je pense intéresseront les enfants. Comment s’est inventé le mail ? Le Jour Où le Rêveur S’est Réveillé, La Mort de Lord British, La Guerre des Miaou Miaou… Le réseau fabrique sa légende en avançant. Ces mythes font lien avec les imaginaires profonds individuels et collectifs, et nous permettent de nous mouvoir sur le réseau. Pour ce qui est des enfants, il me semble important leur faire toucher du doigt que le réseau est quelque chose qui s’est construit, qu’ils en sont les héritiers et les légataires.</p>
<p align="justify">A partir de là, nous pourrons travailler sur des thématiques plus précises : Qu’est ce que l’identité ? Qu’est ce que l’Internet ? Quels sont les risques liés à l’Internet ?. Les enfants réfléchiront en petits groupes. L’idée n’est pas de préparer une vaste dissertation, mais de faire apparaitre une carte des représentations. Les réponses des différents groupes seront collectées et reprises dans une carte générale construite et discutée avec les enfants. En fonction des résultats, nous construirons alors une seconde carte. L’ensemble sera partagé en ligne. Si un des organisateurs pouvait twitter l’atelier ce serait juste parfait !</p>
<p align="justify">Tout cela en… une heure ! </p>
<p align="justify">D’évidence, un tel thème nécessiterait un temps bien plus long et pourrait s’insérer un projet pédagogique !</p>
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