Prison Door ~ Normandy http://www.flickr.com/blog.gne

Reçu dans ma  boite mail un message me faisant connaître les nouvelles règles du forum de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie.

Je comprends tout a fait la nécessité d’avoir un lieu fermé dans lequel il soit possible d’échanger sur des pratiques communes. Je comprends aussi que les membres d’une fédération aient besoin d’un espace qui leur soit réservé. Mais je crains que ce mouvement ne prive les psychologues d’un point de contact avec l’espace public.

Les psychologues ont toujours eu des espaces pour discuter ensemble de leurs pratiques. Pendant leur formation, les étudiants travaillent sous la responsabilité d’un tuteur. Ensuite, des séances de supervision individuelles ou en groupe, et des groupes de travail entre pairs, leur donne ces espaces de travail commun. Par contre, ce qui leur a toujours manqué, c”est d’une visibilité publique : combien savent la différence entre un psychologue, un psychiatre et un psychothérapeute ? Qui sait comment sont formés les psychologues ? Qui peut dire leur utilité ? Dans quels cas peut on aller voir un psychologue ? Ou doit on aller pour rencontrer un psychologue ? Les rares institutions qui nous représentent, comme le Syndicat National des Psychologues ou la FFPP [Attention ! desing vintage !] ont échoué à faire passer ces informations

L’internet, avec les listes de diffusion et les forums ont permis l’ouverture d’autres espaces sociaux. Cependant, alors même que le réseau permet des échanges privés, les psychologues francophones sont restés très prudents vis à vis de la mise en place de groupe de travail clinique en ligne. Il y en a eu quelques uns, sur http://www.psyapsy.org notamment, mais ils n’ont pas eu le succès ni l’attention qu’il méritaient. Le contraste avec les collègues anglo-saxons est flagrant. Dès la démocratisation de l’internet, des psychologues et des psychothérapeutes ont utilisé le réseau pour se rencontrer, échanger sur leurs pratiques ou tout simplement avoir un espace de socialisation.

Ils ont également su utiliser le réseau pour créer des espaces de rencontre avec le public et évoluer avec le réseau. Le succès d’un site comme psychentral de John Grohol, régulièrement cité comme faisant partie des 100 sites les plus utiles, tient pour beaucoup au talent de son maitre d’oeuvre, mais aussi du pragmatisme américain. Il est tourné non seulement vers les psychologues qui y trouvent des articles en relation avec leurs pratiques, mais également vers le public. Des articles permettent de mieux comprendre les métiers de psychologue et de psychothérapeute mais aussi d’avoir des informations fiables sur la santé mentale.

 

Personnellement, je n’ enverrai pas mon attestation ADELI au forum de la FFPP.car jen e veux pas participer a ce qui me semble être un enterrement en première classe. Hormis ce qui concerne le travail clinique, toutes les discussions des psychologues peuvent se situer dans l’espace public. Nous avons plus de choses à y gagner qu’a perdre en disparaissant des radars de l’Internet.

Les psychologues se ferment au web

3 pesnées sur “Les psychologues se ferment au web

  • Ping : Michelle Carrupt (cmic) 's status on Monday, 28-Sep-09 10:54:58 UTC - Identi.ca

  • 30 septembre 2009 à 17:39
    Permalien

    je suis tout à fait d’accord avec vous, je suis tombé sur le même mail et je regrette fortement la “fermeture” de certains de ces endroits au public du net…

  • 3 octobre 2009 à 13:50
    Permalien

    C’est assez symptomatique de la société française, cette peur des castes dominantes de voir la “plèbe” avoir le droit de citer. Economiquement, socialement, culturellement, nous somme un vieux vaisseau figé, avec un peur coupable du lendemain, de la nouveauté, des jeunes…

    Quel gâchis…

Commentaires fermés.

%d blogueurs aiment cette page :