Une nouvelle recherche suggère que pour un enfant le fait d’avoir un téléviseur ou une console de jeu dans sa chambre est un facteur de risque.

L’étude a été menée par Douglas GENTILE a qui l’on doit de nombreuses publications sur le sujet. Les chercheurs ont montré que la présence d’écrans dans la chambre des enfants est liées à une diminution du temps pour la lecture, le sommeil ou des activités de la vie familiales. Une corrélation est aussi liée a un plus grand risque d’obésité et d’addiction aux jeux vidéo. Enfin, la recherche a aussi trouvé que les enfants qui ont des écrans et des jeux vidéo dans leurs chambres sont aussi plus enclins à des comportements violents.

Selon cette recherche, les effets négatifs des écrans dans la chambre des enfants pourraient durer de six mois à deux ans. Les écrans sont des problèmes à la fois parce qu’ils remplacent des activités qui sont importantes dans le développement des enfants et parce qu’ils leur apporte des contenus qui sont problématiques (c’est à dire des images violentes).

Dans un monde où les interactions avec les écrans deviennent la norme, les recommandation de Douglas GENTILE – pas d’écran dans la chambre des enfants – vont être difficile à mettre en place et même contre productives. Pour les enfants d’aujourd’hui, les écrans sont des outils pour se divertir, apprendre, construire des relations relations et se construire. Il est donc préférable de leur apprendre à se servir de ces outils plutot que de chercher à les en priver.

L’étude de Douglas GENTILE reste importante parce qu’elle donne les directions ou les efforts des parents doivent porter. Les écrans ne doivent pas remplacer les activités habituelles des enfants c’est à dire les activité de plein air, les activités sportives, les sorties avec les amis mais aussi les tâches quotidiennes à faire à la maison et bien évidemment le travail scolaire. Ensuite, les parents doivent veiller à ce que les enfants accèdent à un contenu approprié à leur âge. Lorsque ces deux conditions sont remplies, les écrans sont véritablement des soutiens dans le développement des enfants

SOURCE Gentile, D. A., Berch, O. N., Choo, H., Khoo, A., & Walsh, D. A. (2017). Bedroom Media: One Risk Factor for Development. Developmental Psychology. Advance online publication. http://dx.doi.org/10.1037/dev0000399

Les écrans dans la chambre des enfants sont-ils un facteur de risque ?
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5 pesnées sur “Les écrans dans la chambre des enfants sont-ils un facteur de risque ?

  • 30 septembre 2017 à 18:45
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    L’article dramatise le fait que certaines zones du cerveau voient leur taille diminuer mais c’est aussi un processus normal. Par exemple, à l’adolescence, de nombreux neurones sont détruits. L’interprétation qui est donnée habituellement est que le cerveau abandonne les circuits neuronaux peu utilisés. Moins de cerveau veut donc dire ici que la personne fonctionne mieux. Il est probable que le même raisonnement s’applique pour les jeux vidéo. On sait par exemple que les joueurs de FPS ont des compétences visuo-spatiales plus importantes que les non-joueurs. Très probablement, chez ces personnes, cela se traduit par la mise en place de circuits neuroaux spécialisés et donc aussi de l’abandon de ceux qui sont moins sollicités.

    En conclusion, il n’y a pas d’éffet nefaste sur le cerveau mais des modifications qui sont probablement dues à l’entrainement des joueurs.

  • 1 octobre 2017 à 13:37
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    Généralement d’accord avec vous du côté de la ‘dédiabolisation’ des écrans. Cependant, étant directement en contact avec des enfants présentant des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation (psychologue éducation nationale depuis près de 15 ans), je constate une évolution des problématiques qui peuvent quand même être en lien avec une sur-consommation d’écrans (pour faire vite): pb de langage précoce, d’attention/concentration, de motivation…
    Il me semble que bannir les écrans de la chambre des enfants (pas des adolescents) est plutôt une mesure de santé publique, un grand nombre de parents ne mettant en place aucun contrôle parental et ayant déjà du mal à imposer des horaires de coucher raisonnable…

  • 3 octobre 2017 à 12:12
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    Bonjour heldum, merci ce de commentaire qui précise une une chose importante. Il y a effectivement une différence à faire entre les enfants et les adolescents. Avoir un écran dans sa chambre à 14 ans ce n’est pas la même chose qu’avoir un écran dans sa chambre à 4 ans. A cet age, le meilleur écran reste encore un parent banalement attentif, disponible, et empathique

  • 3 octobre 2017 à 12:22
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    Banalement… comme vous dites ;)
    J’ai sans doute une vision légèrement biaisée mais je crois que cette disponibilité parentale est bien souvent mise à mal (parfois à cause des écrans aussi, d’ailleurs!)

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