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Jeudi 2 Décembre à Toulouse se tiendra un colloque sur le thème “L’enfant et les violences invisibles. Quelles réalités ? Quelles réponses”. Un des ateliers travaillera sur le réseau Internet. L’intitulé en est “Du côté des écrans : entre manipulation et dépendance” et j’y discuterai en compagnie de Fabienne Faure, psychologue à ARPADE, Céline Castest Renard, avocate au barreau de Toulouse, et Claire Safont-Mottay, maitre de conférence en psychologie du développement.

J’aurais 20 minutes pour parler des violences invisibles “du coté des écrans”. La première que je vois est la falsification des médias qui trop souvent ne manquent pas une occasion de pointer du doigt les jeux vidéo. La seconde tourne autour du terme de dépendance. Dans le cadre des écrans, la première et plus importante que je vois à l’œuvre, c’est celle qui consiste à priver les enfants d’une culture numérique suffisante.

Faire comme s’il existait quelque chose comme des digital natives, c’est véritablement faire violence aux enfants en les soustrayant du travail de transmission dont ils doivent être les bénéficiaires. C’est les laisser avec l’idée fausse que la culture est quelque chose qui s’obtient à la naissance.

Aucun enfant ne nait avec savoir qui lui permette de se servir du réseau convenablement sans apprentissages. On comprend très bien que même lorsqu’ils naissent dans une famille de bibliophiles patentés, les enfants doivent apprendre à lire. Pourquoi diable pense-t-on qu’ils ne doivent pas apprendre à se servir des ordinateurs ?

L’enfant et les violences invisibles
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