Texte présenté aux  81ièmes Rencontres du CRIPS Ile-de-France Amour et sexualités sur Internet. 26 Septembre 2011. Quel rôle dans l’apprentissage de la sexualité chez les adolescents ?

En 2005, une psychologue américaine, Patricia Greenfield, tire la sonnette d’alarme. L’internet que l’on présente comme un espace de partage des savoirs et de discussion n’est en fait pour les adolescents qu’un immense pornoland. En ligne, les enfants sont constamment confrontés à la sexualité Ils sont quotidiennement en contact avec des contenus sexuels ou pornographiques, qu’ils le souhaitent ou non. Ce contact répété avec la sexualité peut avoir des effets sur le développement des enfants, alerte Patricia Greenfield. Il peut être à l’origine de violences sexuelles, modifier leurs attitudes vis-à-vis de l’autre sexe ou leurs conceptions des relations sexuelles.

Le cri d’alarme de Patricia Greenfield rejoint des préoccupations quant à l’impact des médias sur les adolescents. Concernant, l’Internet plusieurs affaires mettant en cause des adolescents ont provoqué des débats public sur l’usage qu’ils peuvent avoir du réseau et les rencontres qu’ils peuvent y faire. Ces inquiétudes ont donné naissance aux USA au Deleting Online Predator Act qui a été introduit dans le Protecting Children in the 21st Century Act. Le texte de loi désigne les sites de réseaux sociaux comme des « terrains de chasse pour les prédateurs » et l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs a été discutée

Le mouvement d’inquiétude s’est également fait sentir en France. Des campagnes d’information de l’association e-enfance titrent « Grace à son blog, Louise va tourner un film porno », tandis que Action Innocence annonce . « Un pseudo peut cacher n’importe qui  » ou « » . De son coté, le secrétariat d’Etat chargé de la famille faisait de l’Internet un repaire de nazis, de psychopathes et de pédophiles : « Ne laissez pas le danger entrer chez vous »

Qu’en est il exactement ? Quelles rencontres est ce que les enfants et les adolescents peuvent faire en ligne ? Quelles mesures de protection efficaces peut-on mettre en place. Pour répondre à ces questions, je présenterai les différents espaces fréquentés par les enfants . Je détaillerais ensuite les rencontres qu’ils peuvent y faire en m’appuyant sur des études scientifiques. Enfin, dans un troisième temps, je ferais quelques recommandations sur les protections qui peuvent être mises en place.

Les espaces en ligne des enfants et des adolescents

Les adolescents sont massivement en ligne. On estime de 97% d’entre eux ont une présence régulière sur le réseau Internet. Quatre espaces différents sont fréquentés : les chat rooms, les messageries instantanées, les blogs et les sites de réseaux sociaux.

Les chat rooms

Les chats rooms sont des dispositifs de discussion synchrone. Le dispositif est généralement divisé en trois parties. La partie centrale contient les échanges. Une colonne située à droite liste les noms des participants. Sous l’espace d’échange, une boite de dialogue permet d’entrer les messages et les commandes. Les messages défilent du bas vers le haut c’est-à-dire que les plus anciens disparaissent de la boite de chat par le haut. Le chat ne garde pas d’historique des messages. Les chats sont aujourd’hui des environnements riches c’est-à-dire que chaque évènement est associé à un son, que l’on peut y enrichir ses messages en modifiant la police de caractères et que l’on dispose de smiley pour dire son humeur de l’instant.

Les messageries instantanées

Les messageries instantanées sont aussi des espaces de conversations en temps réel mais ils sont semi-fermés. Il faut que les deux parties donnent leur accord pour pouvoir discuter ensemble. Les messageries instantanées permettent l’archivage des messages. L’espace le plus connu est sans doute MSN <chiffres> 68% des adolescents utilisent des messageries instantanées.

Les blogs

Les blogs sont des journaux en ligne. Ils sont constitués de deux espaces distincts. Les premier espace est l’espace de publication des billets. A droite ou à gauche, une colonne contient une liste de blogs que l’auteur recommande. L’auteur du blog modère les commentaires de ses billets, c’est-à-dire qu’il peut décider de les publier ou non. Si 54% des adolescents lisent des blogs, seuls 30% d’entre eux tiennent régulièrement un blog. Les blogs du domaine Skyrock sont la plus grande concentration de blogs francophones.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux combinent ces différents dispositifs. Sur Facebook, il est possible de chatter, d’utiliser la messagerie instantanée et de bloguer. La différence avec les autres dispositifs tient au fait que chaque personne dispose d’un profil et d’une liste d’amis qui est navigable. Chacun est notifié sur son « mur » d’évènements se produisant sur les profils de ses amis, comme le chargement d’une image ou la publication d’un nouveau message. Il est possible de commenter ou « d’aimer » les statuts de ses amis. Les profils peuvent être privés c’est-à-dire fermés à tous ceux qui ne sont pas « amis », publics, c’est-à-dire ouverts à tout le monde, ou semi-publics, c’est-à-dire ouverts aux amis des amis. Les réseaux sociaux sont utilisés à 70% par les adolescents.

Les problèmes rencontrés en ligne par les adolescents

Les adolescents peuvent rencontrer trois problèmes en ligne : les sollicitations sexuelles, le harcèlement en ligne, et les images pornographiques

Les sollicitations sexuelles

L’augmentation du taux d’équipement des foyers en Internet haut débit à partir de 2000 a permis à un nombre considérable d’adolescents d’accéder à l’Internet. La multiplication des adolescents sur le réseau a en retour fait craindre pour leur sécurité. Des faits divers mettant en cause des pédophiles et le réseau Internet a fait surgir dans l’espace médiatique l’image du prédateur en ligne : un adulte, masquant ses intentions criminelles sous des pseudo, et se servant des traces laissées par les adolescents sur les réseaux sociaux pour les enlever et les violer.

Une étude de l’Université du New Hampshire a au moins en partie nourri ce type d’inquiétudes. Les média en ont retenu que 13% des jeunes sur Internet étaient sollicités par des « prédateurs en ligne ». Il s’agit en fait d’un raccourci, si car la situation est beaucoup plus complexe que cela. D’abord, toutes les sollicitations ne sont pas le fait d’adultes. Beaucoup sont le fait des enfants et des adolescents eux-mêmes. Ensuite, les sollicitations en ligne peuvent être sexuelles sans être perverses. Elles sont alors directes, crues, mais elles n’ont pas pour but de tromper la personne qui est sollicitée. Il faut prendre en compte la réception des sollicitations. La plupart des adolescents ne prennent pas ces sollicitations au sérieux. Ils ne sont ni effrayés ni ennuyés par les avances qui leur sont faites et ils savent prendre les mesures appropriées.

Ces précisions sont données par un des auteurs de l’étude, David Finkelhor. David Finkelhor est professeur de sociologie. Il travaille sur la maltraitance infantile depuis 1977 et a suivi les adolescents lorsqu’ils sont arrivés sur le réseau. Il est un spécialiste réputé et ses recherches sur les crimes sexuels impliquant des mineurs et l’Internet jettent toujours des lumières sur un sujet qui est traité sur un mode passionnel.

Dans une étude publiée en 2009, il montre que si le nombre d’arrestations de personnes ayant sollicité sexuellement des mineurs a augmenté de 21%, le nombre d’abus sexuels sur mineurs est en diminution. Ces résultats contrastés tiennent à la plus grande vigilance des forces de police sur le réseau. Au final, le nombre d’agresseurs en ligne arrêtés en 2006 constitue 1% des arrestations pour crimes sexuels commis contre des enfants

David Finkelhor donne comme estimations les chiffres suivants :

  • 4% des enfants de l’étude ont reçu des sollicitations sexuelles agressives. Un quart de ces sollicitations venaient de personnes que l’enfant connait hors ligne, et la plupart étaient des enfants.
  • 4% des enfants de l’étude ont publié des photos d’eux même
  • 4% des enfants déclarent avoir été gênés ou tourmentés par des sollicitations sexuelles en ligne

Une étude plus récente menée par Ybarra et al. a comparé différents espaces fréquentés par les adolescents. Est-ce que les sites de réseaux sociaux sont tels que le décrit le Deleting Online Predator Act ? Y a-t-il des lieux plus dangereux que d’autres ? La recherche a comparé les différents espaces en ligne en explorant deux types de problèmes que peuvent rencontrer les adolescents sur le réseau : les sollicitations sexuelles non souhaitées et le harcèlement en ligne.

15% des enfants questionnés rapportent avoir fait l’objet d’une sollicitation sexuelle non souhaitée au cours de l’année précédente. 34% rapportent un harcèlement en ligne (commentaires grossiers, rumeurs, menaces ou commentaires agressifs).

Résultat intéressant : alors que les chat rooms sont les espaces en ligne les moins fréquentés par les enfants, ils sont les plus souvent citées comme lieux d’agression. C’est là que les enfants affirment le plus souvent avoir été sollicités sexuellement ou harcelés. Dans seulement 4% des cas, la sollicitation sexuelle a eu lieu sur un réseau social. Enfin, l’étude notre que les filles sont davantage concernées par les agressions que les garçons.

Les auteurs interprètent ces résultats en mettant en avant le design des différents espaces. Les chat rooms sont des espaces anonymes et public. Tout le monde peut participer à la discussion sous des pseudonymes divers. Les messageries instantanées, les blogs et les sites de réseaux sociaux permettent un meilleur contrôle des échanges. Les propos offensants seraient alors plus facilement gérables.

Le pseudonymat sur Internet peut aussi rendre compte des sollicitations sexuelles ou des agressions en ligne. La situation de « désindividuation » réduirait le sentiment de responsabilité et de culpabilité. Les désirs sexuels et d’agression joueraient alors sans plus aucune inhibition.

Les images pornographiques

Un sondage réalisé auprès de 1500 adolescents américains âgés entre 10 et 18 ans permet d’explorer l’ampleur du phénomène et de dresser un portrait des adolescents concernés. Les rencontres souhaitées et non souhaitées des adolescents avec du matériel pornographique ont été évaluées et mises en perspectives avec l’âge, le sexe, le type d’utilisation de l’Internet,

47% des adolescents questionnés affirmaient avoir été au contact avec de pornographie en ligne. Certains contacts étaient souhaités, et d’autres non.

Parmi les adolescents qui ne souhaitaient pas voir des images pornographiques, la plupart des rencontres se faisaient sur les sites de partage de fichiers. Selon Pew Internet, en 2009, 33% des adolescents partageaient des fichiers sur des plateforme peer-to-peer. Le pourcentage de rencontres avec le matériel pornographique augmente avec l’âge, le fait d’être harcelé ou d’avoir été sollicité sexuellement en ligne, des traits de caractère borderline, et la dépression.

Les logiciels de filtrage, la participation à des programmes éducatifs, et la surveillance parentale sont des mesures de protection efficaces.

Parmi les adolescents qui souhaitaient voir des images pornographiques, le fait d’être un garçon, d’utiliser des sites de partage de fichiers, de désirer parler de sexe avec des inconnus, de posséder des traits de personnalité borderline, d’utiliser l’Internet chez un ami et la tendance a transgresser sont des éléments aggravants.

Pour les auteurs, la fréquentation des sites pornographiques est un phénomène quasi généralisé. Elle est dans la plupart des cas non souhaitée. Qu’elle soit souhaitée ou non, elle est toujours plus grande chez les adolescents les plus vieux. Enfin, elle est liée a des souffrances personnelles ou relationnelle

Un autre sondage (Sabina, C., Wolak, J., & Finkelhor, D. (2008)) explore l’exposition des adolescents la pornographie en ligne. 563 adolescents ont été questionnés via un questionnaire en ligne. 93% des garçons et 62% des filles ont été exposés à la pornographie en ligne. L’exposition avant 13 ans reste rare. L’écart entre les garçons et les filles est importants : les garçons rencontrent les images pornographiques plus tôt, voient davantage d’images pornographiques, et voient davantage d’images extrêmes

Le sondage reste assez imprécis sur les effets de ces images sur les adolescents. Les auteurs notent que quelques adolescents affirment qu’elles ont eu un effet important. Il est plutôt d’excitation chez les garçons et d’embarras ou de honte chez les filles.

Les auteurs notent une « exposition considérable à la pornographie en ligne » des adolescents ayant répondu au questionnaire. La disparité des situations rend nécessaire d’autres enquêtes : certains recherchent les images pornographiques, d’autres les découvrent au fil de la navigation, certains cherchent une information et d’autre des images excitantes, certains y reviennent d’autres non. Les auteurs s’inquiètent également de l’exposition à des images mettant en scène des perversions sexuelles

Le harcèlement en ligne

On définit le harcèlement en ligne comme « un acte d’agression ouvert, intentionnel, envers une autre personne sur Internet » ou « un préjudice intentionnel et répété infligé au travers d’ordinateurs, de téléphones et autres appareils électroniques (Hinduja and Patchin 2009). Le harcèlement peut se produire sur des espaces publics comme des réseaux sociaux ou semi publics comme les chats ou les messageries instantanées. Le but du harcèlement en ligne est d’embarrasser, d’humilier ou de menacer.

Le harcèlement en ligne est très proche des sollicitations sexuelles non souhaitées. En effet, c’est un des moyens utilisé par les agresseurs sur le réseau Internet.

De tous les problèmes rencontrés en ligne, le harcèlement est le seul à être en augmentation (Mitchell, K. J., Wolak, J., & Finkelhor, D. (2007)). Il est rare chez les jeunes adolescents et augmente avec l’âge et les filles sont davantage concernées que les garçons.

Les effets du harcèlement en ligne sont augmentés du fait de la multiplication des attaques en termes de lieu et de nombre. La victime reçoit des messages sur son compte Facebook, mais aussi sur sa messagerie instantanée et son mail ce qui lui laisse l’impression qu’elle n’est plus nulle part en sécurité. Le nombre des harceleurs donnent par ailleurs l’impression d’une publicité généralisée.

En fonction de la définition du harcèlement en ligne, les estimations du nombre d’adolescents concerné varient considérablement. Entre 4% et 46% des adolescents seraient concernés mais 67% des adolescents rapportent que le harcèlement est plus fréquent hors ligne que sur le réseau Internet.

Même si le pseudonymat de l’internet rend l’identification des agresseurs difficiles, le harcèlement en ligne est le plus souvent le fait d’autres adolescents. Victimes et agresseurs se connaissent hors-ligne mais la différenciation entre les uns et les autres peut être difficile. Une victime dans une situation peut tout-à-fait être agresseur dans une autre

Le harcèlement produit des effets d’autant plus désastreux que les adolescents sont à une période ou ils ont recours à des défenses massives pour venir à bout de situations difficiles. La violence, parfois retournée contre soi, ou les conduites antisociales sont des réponses possibles au harcèlement en ligne.

Conclusion et recommandations

Les adolescents rencontrent trois types de problèmes en ligne : les sollicitations sexuelles non souhaitées, le harcèlement et la pornographie

Les sollicitations sexuelles sont la plupart du temps le fait d’autres adolescents, et la majorité d’entre eux savent les gérer. Les cas d’adultes se masquant sur le réseau pour abuser des enfants est anecdotique.

Les sollicitations sexuelles sont quasiment inexistantes sur les réseaux sociaux. Mais derniers posent un problème qui est insuffisamment pris en compte. Ils peuvent être utilisés comme espaces d’agression et de harcèlement. Des campagnes de dénigrement peuvent avoir des effets désastreux sur les enfants

L’exposition a la pornographie est un phénomène important qu’il faut prendre en compte.

L’Internet n’est pas un lieu plus dangereux qu’un autre, mais il met sous les yeux des adultes ce que la vie des adolescents peut avoir de tumultueux et de violent.

Pour assurer la meilleure protection aux enfants et aux adolescents en ligne il nous faut prendre conscience de deux chose. La première est qu’en ligne le danger ne vient pas d’un homme mur se faisant passer pour un adolescent afin de séduire des fillettes innocentes. Le portrait robot de l’agresseur type est plutôt est celui d’un un adolescent, bon élève, à l’aise dans le langage, et capable d’orchestrer des campagnes de diffamation.

Il nous faut aussi prendre conscience que les risques viennent davantage du désir de parler de sexualité avec des inconnus, des difficultés familiales, de la dépression chez l’adolescent, de l’isolement, bref, des facteurs de souffrance psychologique que l’on connait déjà.

Deux grands axes de travail peuvent être indiqués. Le premier est en direction des professionnels, des chercheurs et des parents et le second est en direction des enfants et des adolescents

Il faut à la fois la développer la connaissance des risques réels des enfants et adolescents en ligne et se donner des outils de diffusion de ces connaissances. Cela peut être fait au cours de journées d’études, ou par la mise en place d’un site web dédié.

Il faut également maintenir une présence éducative en ligne afin de toucher les adolescents là ou ils se trouve. Nous avons des éducateurs de rues, mais les adolescents arpentent maintenant les rues de Facebook et Azeroth. Nous avons besoin d’éducateurs numériques.

Si l’Internet est peu impliqué dans les abus sexuels sur mineurs, le harcèlement est lui beaucoup plus commun mais il reste méconnu. Il est donc souhaitable de

  • Développer des programmes publics d’information sur le harcèlement en ligne
  • Développer des programmes de recherche sur le harcèlement en ligne.
  • Développer des guides de bonnes pratiques de l’Internet

Recherches citées

Andrew, S., & Dana, B. (2008). Enhancing Child Safety &amp; Online Technologies. Accessed Online: cyber. law. harvard. edu/sites/cyber. Retrieved from http://www.cap-press.com/pdf/1997.pdf

Mitchell, K. J., Wolak, J., & Finkelhor, D. (2007). Trends in youth reports of sexual solicitations, harassment and unwanted exposure to pornography on the Internet. The Journal of adolescent health : official publication of the Society for Adolescent Medicine, 40(2), 116-26. doi:10.1016/j.jadohealth.2006.05.021

Sabina, C., Wolak, J., & Finkelhor, D. (2008). The nature and dynamics of internet pornography exposure for youth. Cyberpsychology & behavior : the impact of the Internet, multimedia and virtual reality on behavior and society, 11(6), 691-3. doi:10.1089/cpb.2007.0179

Wolak, J., Finkelhor, D., & Mitchell, K. (2009). Trends in Arrest of “Online Predators.” Durham, NH: University of New Hampshire, 30. Citeseer. Retrieved from http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.168.6232&amp;rep=rep1&amp;type=pdf

Wolak, J., Mitchell, K., & Finkelhor, D. (2007). Unwanted and wanted exposure to online pornography in a national sample of youth Internet users. Pediatrics, 119(2), 247-57. doi:10.1542/peds.2006-1891

Wolak, J., Mitchell, K., & Finkelhor, D. (2007). Unwanted and wanted exposure to online pornography in a national sample of youth Internet users. Pediatrics, 119(2), 247-57. doi:10.1542/peds.2006-1891

Ybarra, M. L., & Mitchell, K. J. (2008). How risky are social networking sites? A comparison of places online where youth sexual solicitation and harassment occurs. Pediatrics, 121(2), e350-7. doi:10.1542/peds.2007-0693

Internet : quel rôle dans l’apprentissage de la sexualité chez les adolescents
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12 pesnées sur “Internet : quel rôle dans l’apprentissage de la sexualité chez les adolescents

  • 27 septembre 2011 à 14:04
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    j’allais laisser un message pour dire qu’il faut vraiment faire revoir les flux rss du blog. Mais en faite il faut revoir la mise en forme des articles… celui ci est illisible!

  • 27 septembre 2011 à 14:09
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    J’y travaille, j’y travaille ! je ne comprends pas pourquoi la publication par Windows Live Writer donne ces résultats !

  • 28 septembre 2011 à 2:11
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    Très instructif et édifiant comme article, même si la forme demande en effet une certaine détermination doublée d’un peu d’habitude.

    Je vais simplement essayer d’apporter une précision à propos d’un un fait qui peut être passé sous silence ici .
    En effet, si le harcèlement est le type de violence auquel les adolescents semblent le plus confronté et de loin, il ne faut pas mésestimer le nombre d’abus dont ils sont victimes à leur insu.
    Il me semble que le calcul des agressions sexuelles ne prend ici en compte que les agresseurs adultes ayant repéré et pisté leur victime sur Internet dans le but ultime de les agresser sexuellement dans la réalité :

    Ce calcul comporte un faille non négligeable, il ne considère pas le nombre d’adolescents à la recherche de contenus pornographiques que je nommerai “actif” (webcam à sens unique ou non, session en direct) victimes à leur insu d’un criminel cherchant à assouvir ses fantasmes malsains.

    De fait, l’un des modes opératoires les plus en vogue aujourd’hui chez les prédateur sexuels attirés par les jeunes adolescents est ce qu’on peut assimiler au “phishing” : Simuler du contenu multimédia pédopornographique pour faire croire à l’adolescent(e)qu’il est en relation avec un(e) jeune de son âge recherchant aussi l’excitation et ultimement obtenir un média de la victime se masturbant ou procédant à un quelconque autre acte sexuel de nature jouissive.

    Ce contenu aura ensuite toutes les chances d’aller alimenter les collections répugnantes de ces individus qui auraient bien besoin de votre aide (après que la justice soit passée ;) ), et de finir sur leur canaux de diffusion et d’échange habituels de ce type de contenu.

    L’adolescent pense alors avoir été chanceux de trouver un partenaire ponctuel de son âge pour s’adonner aux mêmes plaisir que lui, d’habitudes solitaires. Mais en fait, il a de bonnes chances de ne jamais savoir qu’il a été abusé et qu’une vidéo de lui accomplissant des actes socialement/culturellement humiliants circulera peut-être indéfiniment sur les réseaux très fermés et anonymisant des pédophiles, dont il alimentera encore longtemps les fantasmes à son insu.

    N’y-aurait-il pas là matière à inclure une nouvelle catégorie de danger dans votre billet ?

  • 9 octobre 2011 à 12:17
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    La Commission européenne semble prendre au sérieux le problèmes de harcèlements sexuels sur internet. Elle a créé le “European Online Grooming Project” qui a mené une grande étude dont les résultats commencent à être diffusés : http://www.europeanonlinegroomingproject.com

  • 9 octobre 2011 à 15:22
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    je vous invite à lire mon article publié dans la revue “neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence ” :Pratiques et intérêts sexuels des jeunes sur Internet and co” http://www.jeanyveshayez.net/brut/703-inte.htm

    Les conclusions de mes nombreuses observations cliniques sont plus phénoménologiques et moins alarmistes…vous sous-estimez la proportion d’ ados acteurs désirant que des choses se passent
    Bien à vous

  • 9 octobre 2011 à 16:05
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    Je n’avais pas l’impression d’être alarmiste. Ce n’est pas mon but, d’ailleurs
    Merci pour le lien vers l’article (-:

  • Ping : Internet : quel rôle dans l’apprentissage de la sexualité chez les adolescents | information documentation

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  • 9 janvier 2012 à 20:26
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    Je crois que votre étude contribue à apporter un regard plus objectif sur un sujet qui soulève trop les passions. On monte en épingle des cas exceptionnels et on perd de vue l’essentiel. Je crois que le malaise des adultes à l’égard de la sexualité n’est pas vécu de la même manière par les jeunes et que leur utilisation très libre de l’internet les amène à tenter toutes sortes d’expériences sexuelles à distance. L’absence de contact physique peut créer l’illusion d’une absence de risque. Voilà où l’éducation devrait commencer: non pas par la sexualité, mais par les particularités de ces nouveaux modes de communication. Malheureusement, comme éducateurs, nous les connaissons moins bien que les jeunes que nous avons à former.

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