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	<title>Commentaires sur : Hier &#224; Talence</title>
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	<description>Psy &#38; Geek ;-) explore les mondes numériques</description>
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		<title>Par : Myriam</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-1832</link>
		<dc:creator>Myriam</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2009 21:35:23 +0000</pubDate>
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		<description>La passion n’est pas une pathologie... Ne pas t&#039;oublier en est ce une ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La passion n’est pas une pathologie&#8230; Ne pas t&#8217;oublier en est ce une ?</p>
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		<title>Par : étudiante</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-368</link>
		<dc:creator>étudiante</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 10:50:04 +0000</pubDate>
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		<description>Et bien! Je suis persuadée que ce site n&#039;a jamais été aussi &quot;vivant&quot;... 

Pour ma part, ayant également assisté à la conférence, il est clair que j&#039;ai été quelque peu déçue par son contenu. Je ne sais plus qui le disait mais il est vrai que nous avons eu droit à un discours plus que centré sur les jeux vidéos et avec tout le vocabulaire &quot;inaccessible&quot; associé.

J&#039;ai été d&#039;autant plus déçue que finalement, tout le monde savait (ou en tout cas cela se voyait)que l&#039;auditoire était majoritairement composé de parents, d&#039;étudiants et de professeurs...(et heureusement de quelques joueurs) qui n&#039;y connaissaient rien et qui auraient, je pense, préféré avoir des pistes de réflexions sur l&#039;usage des médias &quot;courants&quot; (TV, Internet etc.)fait par leurs enfants plutôt qu&#039;un discours &quot;jeux vidéo&quot; qui ne touche qu&#039;une minorité des adolescents. 

Au delà du contenu, le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas eu d&#039;échange, de question à la suite du monologue de monsieur Stora, est révélateur selon moi de l&#039;inaccessibilité du sujet...

Enfin pour finir, je tiens à noter que j&#039;ai été admirative du calme olympien dont a fait preuve &quot;la dame/demoiselle Powerpoint&quot; face à l&#039;impatience et à la non amabilité de monsieur Stora...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et bien! Je suis persuadée que ce site n&#8217;a jamais été aussi &laquo;&nbsp;vivant&nbsp;&raquo;&#8230; </p>
<p>Pour ma part, ayant également assisté à la conférence, il est clair que j&#8217;ai été quelque peu déçue par son contenu. Je ne sais plus qui le disait mais il est vrai que nous avons eu droit à un discours plus que centré sur les jeux vidéos et avec tout le vocabulaire &laquo;&nbsp;inaccessible&nbsp;&raquo; associé.</p>
<p>J&#8217;ai été d&#8217;autant plus déçue que finalement, tout le monde savait (ou en tout cas cela se voyait)que l&#8217;auditoire était majoritairement composé de parents, d&#8217;étudiants et de professeurs&#8230;(et heureusement de quelques joueurs) qui n&#8217;y connaissaient rien et qui auraient, je pense, préféré avoir des pistes de réflexions sur l&#8217;usage des médias &laquo;&nbsp;courants&nbsp;&raquo; (TV, Internet etc.)fait par leurs enfants plutôt qu&#8217;un discours &laquo;&nbsp;jeux vidéo&nbsp;&raquo; qui ne touche qu&#8217;une minorité des adolescents. </p>
<p>Au delà du contenu, le fait qu&#8217;il n&#8217;y ait pas eu d&#8217;échange, de question à la suite du monologue de monsieur Stora, est révélateur selon moi de l&#8217;inaccessibilité du sujet&#8230;</p>
<p>Enfin pour finir, je tiens à noter que j&#8217;ai été admirative du calme olympien dont a fait preuve &laquo;&nbsp;la dame/demoiselle Powerpoint&nbsp;&raquo; face à l&#8217;impatience et à la non amabilité de monsieur Stora&#8230;</p>
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	<item>
		<title>Par : El Charpi</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-340</link>
		<dc:creator>El Charpi</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 03:38:36 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,

Pour me situer, je suis l&#039;étudiant en informatique et &quot;sociologue du dimanche&quot; qui est intervenu lors de la conférence de M. Stora, que je remercie encore d&#039;avoir bien voulu donner, même si j&#039;ai exprimé quelques avis contraires aux votres lors du débat.

Je ne peux que m&#039;exprimer en faveur d&#039;un débat plus poussé sur le sujet, qui m&#039;interesse particuluèrement.

Cordialement, 
Clément Charpentier.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Pour me situer, je suis l&#8217;étudiant en informatique et &laquo;&nbsp;sociologue du dimanche&nbsp;&raquo; qui est intervenu lors de la conférence de M. Stora, que je remercie encore d&#8217;avoir bien voulu donner, même si j&#8217;ai exprimé quelques avis contraires aux votres lors du débat.</p>
<p>Je ne peux que m&#8217;exprimer en faveur d&#8217;un débat plus poussé sur le sujet, qui m&#8217;interesse particuluèrement.</p>
<p>Cordialement,<br />
Clément Charpentier.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pecolo agnes</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-338</link>
		<dc:creator>Pecolo agnes</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 17:36:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-338</guid>
		<description>Effectivement ils remplissent, tout comme la consommation &quot;cicatrice&quot; (comme la nomme B.Heilbrun) palie quelque part la perte des repères et l&#039;effritement des liens intergénérationnels. Effectivement également l&#039;idélogie des droits de l&#039;enfant a permis aussi aux adultes de se décharger de leurs responsabilités pour la faire porter à de bien trop petites épaules. Les pairs remplaçant les pères, coeur de mes réflexions actuelles, éclairent décidemment beaucoup de choses....
Vous parlez de la prévalence des univers fantastiques et médiévaux, vous parlez donc de garçons....Non ? Et les filles ? Comment situez-vous le rapport de genre dans vos approches des jeux vidéo ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Effectivement ils remplissent, tout comme la consommation &laquo;&nbsp;cicatrice&nbsp;&raquo; (comme la nomme B.Heilbrun) palie quelque part la perte des repères et l&#8217;effritement des liens intergénérationnels. Effectivement également l&#8217;idélogie des droits de l&#8217;enfant a permis aussi aux adultes de se décharger de leurs responsabilités pour la faire porter à de bien trop petites épaules. Les pairs remplaçant les pères, coeur de mes réflexions actuelles, éclairent décidemment beaucoup de choses&#8230;.<br />
Vous parlez de la prévalence des univers fantastiques et médiévaux, vous parlez donc de garçons&#8230;.Non ? Et les filles ? Comment situez-vous le rapport de genre dans vos approches des jeux vidéo ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Thomas G.</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-335</link>
		<dc:creator>Thomas G.</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 18:43:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-335</guid>
		<description>Et bien, j&#039;apprécie particulièrement vos points de vue, notamment sur l&#039;ambivalence parentale qui pointent une atomisation individualiste poussant à retrouver régulièrement une cohabitation familiale dans le foyer (cf. Pasquier) et la disparition des espaces sécures naturels.

On ne sait plus ce qui fait une famille parfois, notamment dans le rejet continuel (sous la poussée de l&#039;idéologie  dominante d&#039;autonomisation) de la dépendance, de l&#039;interdépendance, des membres du groupe familial et des groupes sociaux.  

 Ceci est à relier avec les modifications de l&#039;individu dans la société capitaliste et industrielle moderne telles que Lasch et Ehrenberg en parlent notamment. 

En ceci pour moi, le virtuel et les médiations en général peuvent servir à remplir. Remplir le vide laissé par l&#039;autre, son absence, et donc dénier ou annuler la dépendance à l&#039;autre (en écho à la néoténie structurelle de l&#039;Homme). Dans le même temps en tant qu&#039;adulte, dénier soi-même ou accepter l&#039;évitement de la dépendance parent-enfant permet d&#039;esquiver la responsabilité parentale envers sa progéniture et la culpabilité afférente, notamment de les avoir mis dans un monde instable et illisible (Arendt) et d&#039;autre part liée à la dépossession des devoirs et rôles parentaux par les offres des services sociaux/industriels/sanitaires et les experts de la culture de masse (cf. Lasch). 
Ce que retrouve donc - dans les jeux massivement multijoueurs- les joueurs, c&#039;est autant une toute-puissance liée à leur désir d&#039;autonomie qu&#039;une interdépendance (le groupe de héros) où chacun à une place/un rôle et qui soude le groupe et fait lien. Peut-être pourrait-on aller du côté du pharmakon avec le remède/poison mais c&#039;est bien cette question selon moi que travaille les ados joueurs de jeux en ligne. 
La prévalence des univers fantastiques et médiévaux renvoie tant à la toute-puissance de la magie qu&#039;à un rejet du monde pollué tant chimiquement et sensoriellement que médiatiquement. Ce monde pur et naturel d&#039;Azeroth et Norrath forment un paradis perdu de synthèse.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et bien, j&#8217;apprécie particulièrement vos points de vue, notamment sur l&#8217;ambivalence parentale qui pointent une atomisation individualiste poussant à retrouver régulièrement une cohabitation familiale dans le foyer (cf. Pasquier) et la disparition des espaces sécures naturels.</p>
<p>On ne sait plus ce qui fait une famille parfois, notamment dans le rejet continuel (sous la poussée de l&#8217;idéologie  dominante d&#8217;autonomisation) de la dépendance, de l&#8217;interdépendance, des membres du groupe familial et des groupes sociaux.  </p>
<p> Ceci est à relier avec les modifications de l&#8217;individu dans la société capitaliste et industrielle moderne telles que Lasch et Ehrenberg en parlent notamment. </p>
<p>En ceci pour moi, le virtuel et les médiations en général peuvent servir à remplir. Remplir le vide laissé par l&#8217;autre, son absence, et donc dénier ou annuler la dépendance à l&#8217;autre (en écho à la néoténie structurelle de l&#8217;Homme). Dans le même temps en tant qu&#8217;adulte, dénier soi-même ou accepter l&#8217;évitement de la dépendance parent-enfant permet d&#8217;esquiver la responsabilité parentale envers sa progéniture et la culpabilité afférente, notamment de les avoir mis dans un monde instable et illisible (Arendt) et d&#8217;autre part liée à la dépossession des devoirs et rôles parentaux par les offres des services sociaux/industriels/sanitaires et les experts de la culture de masse (cf. Lasch).<br />
Ce que retrouve donc &#8211; dans les jeux massivement multijoueurs- les joueurs, c&#8217;est autant une toute-puissance liée à leur désir d&#8217;autonomie qu&#8217;une interdépendance (le groupe de héros) où chacun à une place/un rôle et qui soude le groupe et fait lien. Peut-être pourrait-on aller du côté du pharmakon avec le remède/poison mais c&#8217;est bien cette question selon moi que travaille les ados joueurs de jeux en ligne.<br />
La prévalence des univers fantastiques et médiévaux renvoie tant à la toute-puissance de la magie qu&#8217;à un rejet du monde pollué tant chimiquement et sensoriellement que médiatiquement. Ce monde pur et naturel d&#8217;Azeroth et Norrath forment un paradis perdu de synthèse.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pecolo agnes</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-331</link>
		<dc:creator>Pecolo agnes</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 12:06:05 +0000</pubDate>
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		<description>Je n&#039;adhère pour ma part absolument pas à la thèse que l&#039;on pourrait shématiser par &quot;on ne communique plus&quot; (sous-entendu bien sûr sur le mode &quot;traditionnel&quot;, je te touche et regarde , tu me touches et regardes), à l&#039;idée que le virtuel a dévoré le réel.
Si le virtuel est au cœur de leur univers, les rencontres physiques « pour de vrai » sont toujours le but ultime (comme l&#039;a dit je crois mais je n&#039;en suis pas certaine, Serge Tisseron, quand il est amoureux, l&#039;ado se déconnecte....)et les corps en suspens se réincarnent alors avec tous les soucis de l’apparence d&#039;ailleurs. Dans une culture du contact, ils sont avides de conversations même superficielles, de relations sociales même virtuelles mais restent selon moi ancrés dans un face à face en chair et en os.
Les bars sont toujours pleins et les soirées existent encore....
Derrière cette approche de la perte du contact social réel, je repère en général trois aspects qui me semblent peu recevables :
- La glorification déplacée d&#039;un passé fantasmé que je symbolise par l&#039;orange sous le sapin de Noel (pour critiquer la soc de conso d&#039;auj qui vomit littéralement des montagnes de cadeaux), la lecture de contes devant la cheminée d&#039;antan (pour critiquer la TV avant ,après et pendant la  table).....
-La généralisation à tous, des excès de quelques uns. Si les médias adorent dresser le portrait de jeunes japonais totalement &quot;out&quot; du réel, je sais qu&#039;il s&#039;agit d&#039;abord  d&#039;une traduction d&#039;une angoisse sociale (la virtualisation) que l&#039;on peut entendre, mais certainement pas une réalité sociale. Après les coach potatoes de l&#039;ère télévisuelle et les autistes de l&#039;ére Nintendo, voici venue celle des êtres virtualisés en totale rupture avec le &quot;vrai&quot; monde qui devient effrayant (cf le film Denise au Téléphone qui était très éclairant) dont le rôle est d&#039;abord d&#039;affoler les foules pour produire des garde-fous.
-Le déterminisme technologique qui laisse penser que la disponibilité des outils induit ,en ligne droite, des fréquentations tout azimut alors que les usages permettent justement de constater ce que Monsieur Gaon nomme les &quot;proportions&quot; variables selon chaque famille et individu. Les médias sont d&#039;abord des potentialités, ils seront ensuite socialement et culturellement situés. S&#039;ils sont des médiateurs ils sont eux aussi sujets à médiation, médiation humaine (la Tv n&#039;est pas venue toute seule du haut de sa détermination s&#039;installer à table.....).
Ceci étant je suis d&#039;accord que tous les médias sont des médiateurs (le livre est clairement un support de virtualisation également susceptible de représenter une &quot;fuite&quot; de la réalité et s&#039;il n&#039;est pas &quot;attaqué&quot; au même titre que les écrans c&#039;est bien qu&#039;il y va d&#039;une question de légitimité culturelle , les parents rencontrés ne reprochent que rarement à leur enfant d&#039;être enfermé des heures pour lire vautré dans un fauteuil....) et que par là, la multiplication de ces médiateurs, multiplie la possibilité de contact avec l&#039;irréalité ou plus exactement avec les réalités virtuelles.Reste à savoir quels rôle et place on compte leur donner.
LES ADULTES sont clairement à interroger quand ils acceptent la transformation des chambres d&#039;ado en annexe audiovisuelle ET critiquent le temps passé aux écrans. Il me semble évident et c&#039;est le clin d&#039;oeil qu&#039;ont voulu faire passer les étudiants, en intro de la conf, aux adultes de tous poils, en leur montrant des photos de chambres avec et sans....que l&#039;on récolte ce que l&#039;on a semé. 
Les offres culturelles &quot;autres&quot; que celles écraniques, supposent que l&#039;on joue avec eux plutôt que de s&#039;occuper de ses petites affaires (gonflant), que l&#039;on ait les moyens et les codes pour  les emmener au musée ou les inscrire à l&#039;école de musique, que l&#039;on ait le courage de se faire une balade avec eux ou de les emmener au concert après une journée harassante, que l&#039;on ait les nerfs suffisament accrochés pour s&#039;atteler aux immondes devoirs/ enjeu/ bataille/. C&#039;est si simple l&#039;écran....et c&#039;est si simple de ne pas batailler.
Je suis totalement d&#039;accord avec l&#039;intérêt des croisements comparatifs environnements d&#039;hier et d&#039;aujourd&#039;hui si tant est que l&#039;on croise en même temps les profils d&#039;adultes d&#039;hier et d&#039;aujourd&#039;hui....et de fait les statuts d&#039;enfant d&#039;hier et d&#039;aujourd&#039;hui. Vaste programme. Mais les perspectives générationnelles sont justement riches à ce moment où l&#039;on analyse ensembles les effets d&#039;époque, d&#039;âge et de génération.
Je crois que l&#039;environnement technologique qui s&#039;épaissit en lieu et place des environnements naturels renvoie pour finir aux statut et place que l&#039;on confère aux ados dans les espaces urbains et ruraux (au delà de l&#039;abri bus, quels sont les lieux dans la ville pour eux où ils peuvent expérimenter une sociabilité en &quot;vrai&quot; ?). Comme par hasard,c&#039;est dans l&#039;espace virtuel cette fois-ci , qu&#039;ils peuvent en revanche  aujourd&#039;hui rêver, échanger,créer leur monde et leur vie, fabriquer en toute virtualité leurs espaces d&#039;intervention, leurs cabanes virtuelles et leur feux de tous bois.
PS : S&#039;ils ne savent plus faire un feu de camp c&#039;est aussi parce que c&#039;est devenu &quot;dangereux&quot;......et là aussi les parents finissent souvent par avouer qu&#039;au moins, pendant qu&#039;ils sont derrière leurs écrans, ils sont à la maison, sous-entendu, on sait où ils sont.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;adhère pour ma part absolument pas à la thèse que l&#8217;on pourrait shématiser par &laquo;&nbsp;on ne communique plus&nbsp;&raquo; (sous-entendu bien sûr sur le mode &laquo;&nbsp;traditionnel&nbsp;&raquo;, je te touche et regarde , tu me touches et regardes), à l&#8217;idée que le virtuel a dévoré le réel.<br />
Si le virtuel est au cœur de leur univers, les rencontres physiques « pour de vrai » sont toujours le but ultime (comme l&#8217;a dit je crois mais je n&#8217;en suis pas certaine, Serge Tisseron, quand il est amoureux, l&#8217;ado se déconnecte&#8230;.)et les corps en suspens se réincarnent alors avec tous les soucis de l’apparence d&#8217;ailleurs. Dans une culture du contact, ils sont avides de conversations même superficielles, de relations sociales même virtuelles mais restent selon moi ancrés dans un face à face en chair et en os.<br />
Les bars sont toujours pleins et les soirées existent encore&#8230;.<br />
Derrière cette approche de la perte du contact social réel, je repère en général trois aspects qui me semblent peu recevables :<br />
- La glorification déplacée d&#8217;un passé fantasmé que je symbolise par l&#8217;orange sous le sapin de Noel (pour critiquer la soc de conso d&#8217;auj qui vomit littéralement des montagnes de cadeaux), la lecture de contes devant la cheminée d&#8217;antan (pour critiquer la TV avant ,après et pendant la  table)&#8230;..<br />
-La généralisation à tous, des excès de quelques uns. Si les médias adorent dresser le portrait de jeunes japonais totalement &laquo;&nbsp;out&nbsp;&raquo; du réel, je sais qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;abord  d&#8217;une traduction d&#8217;une angoisse sociale (la virtualisation) que l&#8217;on peut entendre, mais certainement pas une réalité sociale. Après les coach potatoes de l&#8217;ère télévisuelle et les autistes de l&#8217;ére Nintendo, voici venue celle des êtres virtualisés en totale rupture avec le &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; monde qui devient effrayant (cf le film Denise au Téléphone qui était très éclairant) dont le rôle est d&#8217;abord d&#8217;affoler les foules pour produire des garde-fous.<br />
-Le déterminisme technologique qui laisse penser que la disponibilité des outils induit ,en ligne droite, des fréquentations tout azimut alors que les usages permettent justement de constater ce que Monsieur Gaon nomme les &laquo;&nbsp;proportions&nbsp;&raquo; variables selon chaque famille et individu. Les médias sont d&#8217;abord des potentialités, ils seront ensuite socialement et culturellement situés. S&#8217;ils sont des médiateurs ils sont eux aussi sujets à médiation, médiation humaine (la Tv n&#8217;est pas venue toute seule du haut de sa détermination s&#8217;installer à table&#8230;..).<br />
Ceci étant je suis d&#8217;accord que tous les médias sont des médiateurs (le livre est clairement un support de virtualisation également susceptible de représenter une &laquo;&nbsp;fuite&nbsp;&raquo; de la réalité et s&#8217;il n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;attaqué&nbsp;&raquo; au même titre que les écrans c&#8217;est bien qu&#8217;il y va d&#8217;une question de légitimité culturelle , les parents rencontrés ne reprochent que rarement à leur enfant d&#8217;être enfermé des heures pour lire vautré dans un fauteuil&#8230;.) et que par là, la multiplication de ces médiateurs, multiplie la possibilité de contact avec l&#8217;irréalité ou plus exactement avec les réalités virtuelles.Reste à savoir quels rôle et place on compte leur donner.<br />
LES ADULTES sont clairement à interroger quand ils acceptent la transformation des chambres d&#8217;ado en annexe audiovisuelle ET critiquent le temps passé aux écrans. Il me semble évident et c&#8217;est le clin d&#8217;oeil qu&#8217;ont voulu faire passer les étudiants, en intro de la conf, aux adultes de tous poils, en leur montrant des photos de chambres avec et sans&#8230;.que l&#8217;on récolte ce que l&#8217;on a semé.<br />
Les offres culturelles &laquo;&nbsp;autres&nbsp;&raquo; que celles écraniques, supposent que l&#8217;on joue avec eux plutôt que de s&#8217;occuper de ses petites affaires (gonflant), que l&#8217;on ait les moyens et les codes pour  les emmener au musée ou les inscrire à l&#8217;école de musique, que l&#8217;on ait le courage de se faire une balade avec eux ou de les emmener au concert après une journée harassante, que l&#8217;on ait les nerfs suffisament accrochés pour s&#8217;atteler aux immondes devoirs/ enjeu/ bataille/. C&#8217;est si simple l&#8217;écran&#8230;.et c&#8217;est si simple de ne pas batailler.<br />
Je suis totalement d&#8217;accord avec l&#8217;intérêt des croisements comparatifs environnements d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui si tant est que l&#8217;on croise en même temps les profils d&#8217;adultes d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui&#8230;.et de fait les statuts d&#8217;enfant d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui. Vaste programme. Mais les perspectives générationnelles sont justement riches à ce moment où l&#8217;on analyse ensembles les effets d&#8217;époque, d&#8217;âge et de génération.<br />
Je crois que l&#8217;environnement technologique qui s&#8217;épaissit en lieu et place des environnements naturels renvoie pour finir aux statut et place que l&#8217;on confère aux ados dans les espaces urbains et ruraux (au delà de l&#8217;abri bus, quels sont les lieux dans la ville pour eux où ils peuvent expérimenter une sociabilité en &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; ?). Comme par hasard,c&#8217;est dans l&#8217;espace virtuel cette fois-ci , qu&#8217;ils peuvent en revanche  aujourd&#8217;hui rêver, échanger,créer leur monde et leur vie, fabriquer en toute virtualité leurs espaces d&#8217;intervention, leurs cabanes virtuelles et leur feux de tous bois.<br />
PS : S&#8217;ils ne savent plus faire un feu de camp c&#8217;est aussi parce que c&#8217;est devenu &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo;&#8230;&#8230;et là aussi les parents finissent souvent par avouer qu&#8217;au moins, pendant qu&#8217;ils sont derrière leurs écrans, ils sont à la maison, sous-entendu, on sait où ils sont.</p>
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	<item>
		<title>Par : Thomas G.</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-324</link>
		<dc:creator>Thomas G.</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 19:42:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-324</guid>
		<description>Yann et Michael, soyez heureux de rencontrer Agnès Pecolo,  Maître de conférence à Bordeaux III en info-com (spécialisé jeunesse) si je me souviens bien. Son article dans le sociographe n°15 &quot;génération-écran.com&quot; était particulièrement éclairant.

Pour ce qui est du débat de spécialistes, je pense qu&#039;il dépend également de paramètres afférents, tels que le cadre d&#039;intervention, le rôle social, l&#039;expérience clinique et théorique. Ne vous attendez donc pas à avoir un tel débat en place publique s&#039;il n&#039;y a pas d&#039;intérêt purement et exclusivement intellectuel.
Lire les positions de chacun reste malheureusement le seul moyen, la réthorique prenant souvent le pas sur d&#039;autres considérations.

Pour ce qui est de la fascination des enfants. Je souscrits aux positions de Yann. La dernière étant sans conteste la plus intéressante. Dans notre société les moments de contacts avec le réel sensible deviennent de plus en plus rare, la multiplication des images ou des médiateurs constituent une barrière-écran dont l&#039;étanchéité ou l&#039;hermétisme varient selon les sujets. Mais c&#039;est considérer le réel sensible naturel comme premier et prioritaire qui reste à interroger. 
Pour les enfants ces médiateurs essentiellement domestiques les entourent depuis leurs débuts. J&#039;en viens à relier et proportionner les expériences quotidiennes et familiales de contacts réels et partagés avec l&#039;enfant (diner discussion avec des gens en chair et en os, ballade en environnement réel plaisant) avec les usages infantiles. En d&#039;autres termes, la médiation technologique n&#039;est-elle pas devenue la forme de communication prioritaire par rapport à la forme naturelle, et ce faisant le réel sensible dans sa rugosité et son âpreté seraient délaissé au profit d&#039;une réalité médié, virtuelle et audiovisuelle, illusoirement plus malléable et certainement plus protectrice. La différence ne réside donc pas dans la génération ou l&#039;âge de la vie, mais plutôt dans l&#039;environnement dans lequel a grandi le sujet. Et évidemment les enfants n&#039;ont pas eu le même que leurs parents.
Une étude comparant les temps quotidiens de médiation (cinéma, film, téléphone, ordinateur, radio, etc.) vécus et observés chez leur parents par les enfants puis comparés permettrait de mettre cela en évidence.
Réfléchir enfin sur les conséquences d&#039;une telle adaptation/ apprivoisement inégaux à ces différents régimes de réalité permettraient de penser les forces et faiblesses, intérêts et désintérêts, des hommes de demain. 
Myasaki (célèbre mangaka)s&#039;horrifiait que les jeunes nippons ne sachent plus faire un feu de camp. Ce à quoi on peut lui peut répondre: à quoi ça sert désormais d&#039;autant plus si on ne va plus en forêt ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Yann et Michael, soyez heureux de rencontrer Agnès Pecolo,  Maître de conférence à Bordeaux III en info-com (spécialisé jeunesse) si je me souviens bien. Son article dans le sociographe n°15 &laquo;&nbsp;génération-écran.com&nbsp;&raquo; était particulièrement éclairant.</p>
<p>Pour ce qui est du débat de spécialistes, je pense qu&#8217;il dépend également de paramètres afférents, tels que le cadre d&#8217;intervention, le rôle social, l&#8217;expérience clinique et théorique. Ne vous attendez donc pas à avoir un tel débat en place publique s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;intérêt purement et exclusivement intellectuel.<br />
Lire les positions de chacun reste malheureusement le seul moyen, la réthorique prenant souvent le pas sur d&#8217;autres considérations.</p>
<p>Pour ce qui est de la fascination des enfants. Je souscrits aux positions de Yann. La dernière étant sans conteste la plus intéressante. Dans notre société les moments de contacts avec le réel sensible deviennent de plus en plus rare, la multiplication des images ou des médiateurs constituent une barrière-écran dont l&#8217;étanchéité ou l&#8217;hermétisme varient selon les sujets. Mais c&#8217;est considérer le réel sensible naturel comme premier et prioritaire qui reste à interroger.<br />
Pour les enfants ces médiateurs essentiellement domestiques les entourent depuis leurs débuts. J&#8217;en viens à relier et proportionner les expériences quotidiennes et familiales de contacts réels et partagés avec l&#8217;enfant (diner discussion avec des gens en chair et en os, ballade en environnement réel plaisant) avec les usages infantiles. En d&#8217;autres termes, la médiation technologique n&#8217;est-elle pas devenue la forme de communication prioritaire par rapport à la forme naturelle, et ce faisant le réel sensible dans sa rugosité et son âpreté seraient délaissé au profit d&#8217;une réalité médié, virtuelle et audiovisuelle, illusoirement plus malléable et certainement plus protectrice. La différence ne réside donc pas dans la génération ou l&#8217;âge de la vie, mais plutôt dans l&#8217;environnement dans lequel a grandi le sujet. Et évidemment les enfants n&#8217;ont pas eu le même que leurs parents.<br />
Une étude comparant les temps quotidiens de médiation (cinéma, film, téléphone, ordinateur, radio, etc.) vécus et observés chez leur parents par les enfants puis comparés permettrait de mettre cela en évidence.<br />
Réfléchir enfin sur les conséquences d&#8217;une telle adaptation/ apprivoisement inégaux à ces différents régimes de réalité permettraient de penser les forces et faiblesses, intérêts et désintérêts, des hommes de demain.<br />
Myasaki (célèbre mangaka)s&#8217;horrifiait que les jeunes nippons ne sachent plus faire un feu de camp. Ce à quoi on peut lui peut répondre: à quoi ça sert désormais d&#8217;autant plus si on ne va plus en forêt ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Yann Leroux</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-311</link>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 22:04:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-311</guid>
		<description>Il faut faire la part de l&#039;idéologie : tous les adolescents ne sont pas attirés par les écrans. J&#039;en connais quelques uns qui ne jouent pas avec des jeux vidéos, et d&#039;autres qui jouent simplement pour être en contact avec les copains. Le pouvoir d&#039;attraction des images n&#039;est donc pas le même pour tous, comme on pouvait d&#039;ailleurs s&#039;y attendre.

L&#039;idéologie serait de penser qu&#039;il y a d&#039;un coté les &quot;natives&quot; et de l&#039;autre les &quot;migrants&quot;. Nous sommes tous des émigrés dans les terres digitales : nous avons tous a nous approprier les outils. On ne nait pas digiborigene. On le devient.

Le débat avec Michael Stora aura sans doute lieu. Il l&#039;appelle d&#039;ailleurs de ses voeux. Dommage qu&#039;il n&#039;y ait pas pensé en venant à Talence.

Cela dit, je suis de ceux qui pensent que l&#039;on peut compter sur l&#039;intelligence du public et même de ce public que l&#039;on dit &quot;grand&quot;. Voilà les termes du débat : l&#039;addiction aux jeux vidéos, c&#039;est un marché ou une réalité clinique ? Du point de vue de la réalité clinique, je n&#039;ai jamais vu un consensus des spécialistes sur la question. Kimberley Young qui fait un lobbying constant auprès des psychiatres américains pour voir l&#039;Internet Addiction Disorder reconnu s&#039;est vue désavouée : pas d&#039;IAD dans le Diagnostic Standard Manual avant 2012. L&#039;étude sur laquelle Young se base est un simple sondage. On cherche encore les propriétés addictogénes des jeux vidéos. L&#039;addiction sans drogue est une extension telle de la notion que l&#039;on en vient a lire que les femmes battues sont dépendantes de la violence de leur conjoint. Dans le même livre, &quot;Les nouvelles formes addictions&quot;, on lit :

&quot;Disons le clairement, nous n’avons pas connaissance de dépendance ou d’addiction aux jeux vidéos&quot;

Et pourtant, les auteurs tentent de montrer le contraire sur les vingt pages qui suivent !

Je suis ennuyé que des étudiants aient étés &quot;intimidés&quot;. Le blog leur est ouvert : qu&#039;ils n&#039;hésitent pas a faire par de leur point de vue.

Sur les pistes de travail :
* Il y a entre le travail de l&#039;adolescent et le travail du virtuel des points communs que Serge Tisseron a relevé dans un texte déjà ancien. Vous le trouverez dans le numéro que la revue adolescence a consacré au virtuel

*Il y a aussi le fait que pour beaucoup d&#039;adultes, le travail de transmission est en panne. Les années 80 et 90 ont été rudes, et ceux que l&#039;on appelle aujourd&#039;hui la génération Y ont grandi à l&#039;ombre de parents rudoyés par le malaise de la civilisation. La transmission s&#039;est, sur le point des machines, inversé : les adultes ont attendu que les enfants les éclairent.

*Il y a le fait que les mondes numériques ont longtemps - disons 20 ans - constitué un moratoire pour les adolescents. Dans une société ou les enfants sont a la fois abandonnés et hypersurveillés, les mondes numériques ont été des lieux ou ils ont pu socialiser, jouer, être violent, retourner les signifiants clés de la culture etc.


* Ce qui colle quelqu&#039;un a un jeu vidéo est très exactement ce qui va le coller a des livres, au cinéma, à la pratique d&#039;un sport. Cela peut être une manoeuvre plus ou moins consciente pour éviter d&#039;être au contact avec des pensées, des émotions ou les personnes qui les suscitent. Cela peut aussi être une manoeuvre pour essayer de penser ces émotions ou pensée en passant par un médiateur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut faire la part de l&#8217;idéologie : tous les adolescents ne sont pas attirés par les écrans. J&#8217;en connais quelques uns qui ne jouent pas avec des jeux vidéos, et d&#8217;autres qui jouent simplement pour être en contact avec les copains. Le pouvoir d&#8217;attraction des images n&#8217;est donc pas le même pour tous, comme on pouvait d&#8217;ailleurs s&#8217;y attendre.</p>
<p>L&#8217;idéologie serait de penser qu&#8217;il y a d&#8217;un coté les &laquo;&nbsp;natives&nbsp;&raquo; et de l&#8217;autre les &laquo;&nbsp;migrants&nbsp;&raquo;. Nous sommes tous des émigrés dans les terres digitales : nous avons tous a nous approprier les outils. On ne nait pas digiborigene. On le devient.</p>
<p>Le débat avec Michael Stora aura sans doute lieu. Il l&#8217;appelle d&#8217;ailleurs de ses voeux. Dommage qu&#8217;il n&#8217;y ait pas pensé en venant à Talence.</p>
<p>Cela dit, je suis de ceux qui pensent que l&#8217;on peut compter sur l&#8217;intelligence du public et même de ce public que l&#8217;on dit &laquo;&nbsp;grand&nbsp;&raquo;. Voilà les termes du débat : l&#8217;addiction aux jeux vidéos, c&#8217;est un marché ou une réalité clinique ? Du point de vue de la réalité clinique, je n&#8217;ai jamais vu un consensus des spécialistes sur la question. Kimberley Young qui fait un lobbying constant auprès des psychiatres américains pour voir l&#8217;Internet Addiction Disorder reconnu s&#8217;est vue désavouée : pas d&#8217;IAD dans le Diagnostic Standard Manual avant 2012. L&#8217;étude sur laquelle Young se base est un simple sondage. On cherche encore les propriétés addictogénes des jeux vidéos. L&#8217;addiction sans drogue est une extension telle de la notion que l&#8217;on en vient a lire que les femmes battues sont dépendantes de la violence de leur conjoint. Dans le même livre, &laquo;&nbsp;Les nouvelles formes addictions&nbsp;&raquo;, on lit :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Disons le clairement, nous n’avons pas connaissance de dépendance ou d’addiction aux jeux vidéos&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et pourtant, les auteurs tentent de montrer le contraire sur les vingt pages qui suivent !</p>
<p>Je suis ennuyé que des étudiants aient étés &laquo;&nbsp;intimidés&nbsp;&raquo;. Le blog leur est ouvert : qu&#8217;ils n&#8217;hésitent pas a faire par de leur point de vue.</p>
<p>Sur les pistes de travail :<br />
* Il y a entre le travail de l&#8217;adolescent et le travail du virtuel des points communs que Serge Tisseron a relevé dans un texte déjà ancien. Vous le trouverez dans le numéro que la revue adolescence a consacré au virtuel</p>
<p>*Il y a aussi le fait que pour beaucoup d&#8217;adultes, le travail de transmission est en panne. Les années 80 et 90 ont été rudes, et ceux que l&#8217;on appelle aujourd&#8217;hui la génération Y ont grandi à l&#8217;ombre de parents rudoyés par le malaise de la civilisation. La transmission s&#8217;est, sur le point des machines, inversé : les adultes ont attendu que les enfants les éclairent.</p>
<p>*Il y a le fait que les mondes numériques ont longtemps &#8211; disons 20 ans &#8211; constitué un moratoire pour les adolescents. Dans une société ou les enfants sont a la fois abandonnés et hypersurveillés, les mondes numériques ont été des lieux ou ils ont pu socialiser, jouer, être violent, retourner les signifiants clés de la culture etc.</p>
<p>* Ce qui colle quelqu&#8217;un a un jeu vidéo est très exactement ce qui va le coller a des livres, au cinéma, à la pratique d&#8217;un sport. Cela peut être une manoeuvre plus ou moins consciente pour éviter d&#8217;être au contact avec des pensées, des émotions ou les personnes qui les suscitent. Cela peut aussi être une manoeuvre pour essayer de penser ces émotions ou pensée en passant par un médiateur.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : pecolo agnes</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-309</link>
		<dc:creator>pecolo agnes</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 21:27:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-309</guid>
		<description>Match nul de mon côté... 
Un point pour Monsieur leroux dans la mesure où  il esévidemment passionnant de débattre sur la place pubique et que les plus grandes avancées reposent justement dans les dissensus et non derrière les consensus. Vos échanges sont pour nous, les externes de la place pubique, passionnants à entendre, et il serait dommage que cela reste dans les arcanes de vos cabinets. 
Néanmoins, un point pour Mr Stora dans la mesure où il intègre pour cette soirée avec grande justesse, la notion de &quot;grand public&quot; qui fait que je doute que beaucoup de personnes aient vraiment pu, eu les moyens de participer à ces échanges.....Beaucoup de mes étudiants se sont sentis intimidés par le tournant que prenait vos &quot;mots&quot; et ont démissionné, je n&#039;ose imaginer ce que cela a pu donner côté enseignant. 
Il eut fallu pour croiser les deux pespectives, préparer les choses différemment, organiser un débat, une confrontation de points de vue( du fond d&#039;autant plus riche que croisé et discuté), ET pensée avec une accessibilité permanente pour les novices que nous sommes( une forme toujours attentive, respect ultime selon moi, du public). 
En bref nous méritons un débat, nous méritons d&#039;entendre autre chose que les thèses médiatisées à la va vite et au plus spectaculaire car nous sommes non seulement curieux et concernés mais également aptes, si tant est que l&#039;on nous en donne les clés, à comprendre des enjeux et des controverses, capables de nous faire, à l&#039;issue, notre petite idée/position car comme toujours quand les preuves &quot;scientifiques &quot; ne sont pas là il nous reste nos propres morale et culture... CEPENDANT  il est un art savoir nous y faire participer !!!  
Je reste en tout cas sur ma faim pour ce qui est de la question toute simple qui me travaille : Qu&#039;est-ce qui peut expliquer un tant soi peu côté psy-clinico-psychia cette attraction, attirance, passion, intérêt, attachement,séduction qu&#039;ont TOUS les ado avec leurs écrans, que ceux-ci soient régulés ou pas par les adultes, &quot;excessifs&quot; ou pas dans leurs usages ? J&#039;explore et entrevois les pistes mutations culturelles et communicationnelles (histoires de nouvelles générations,de nouveaux outils pour de nouvelles cultures), croisées à des mutations adolescentes (correspondance entre des outils participatifs, synergiques et favorisant l&#039;expression, et des métamorphoses adolescentes-corps et identité). Façon de dire rien de neuf sous le soleil....Mais de votre côté, comment cernez-vous cette irresistible attirance de fait par tout ce qui ressemble à de l&#039;image animée qui cause et ce dès le plus jeune âge.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Match nul de mon côté&#8230;<br />
Un point pour Monsieur leroux dans la mesure où  il esévidemment passionnant de débattre sur la place pubique et que les plus grandes avancées reposent justement dans les dissensus et non derrière les consensus. Vos échanges sont pour nous, les externes de la place pubique, passionnants à entendre, et il serait dommage que cela reste dans les arcanes de vos cabinets.<br />
Néanmoins, un point pour Mr Stora dans la mesure où il intègre pour cette soirée avec grande justesse, la notion de &laquo;&nbsp;grand public&nbsp;&raquo; qui fait que je doute que beaucoup de personnes aient vraiment pu, eu les moyens de participer à ces échanges&#8230;..Beaucoup de mes étudiants se sont sentis intimidés par le tournant que prenait vos &laquo;&nbsp;mots&nbsp;&raquo; et ont démissionné, je n&#8217;ose imaginer ce que cela a pu donner côté enseignant.<br />
Il eut fallu pour croiser les deux pespectives, préparer les choses différemment, organiser un débat, une confrontation de points de vue( du fond d&#8217;autant plus riche que croisé et discuté), ET pensée avec une accessibilité permanente pour les novices que nous sommes( une forme toujours attentive, respect ultime selon moi, du public).<br />
En bref nous méritons un débat, nous méritons d&#8217;entendre autre chose que les thèses médiatisées à la va vite et au plus spectaculaire car nous sommes non seulement curieux et concernés mais également aptes, si tant est que l&#8217;on nous en donne les clés, à comprendre des enjeux et des controverses, capables de nous faire, à l&#8217;issue, notre petite idée/position car comme toujours quand les preuves &laquo;&nbsp;scientifiques &nbsp;&raquo; ne sont pas là il nous reste nos propres morale et culture&#8230; CEPENDANT  il est un art savoir nous y faire participer !!!<br />
Je reste en tout cas sur ma faim pour ce qui est de la question toute simple qui me travaille : Qu&#8217;est-ce qui peut expliquer un tant soi peu côté psy-clinico-psychia cette attraction, attirance, passion, intérêt, attachement,séduction qu&#8217;ont TOUS les ado avec leurs écrans, que ceux-ci soient régulés ou pas par les adultes, &laquo;&nbsp;excessifs&nbsp;&raquo; ou pas dans leurs usages ? J&#8217;explore et entrevois les pistes mutations culturelles et communicationnelles (histoires de nouvelles générations,de nouveaux outils pour de nouvelles cultures), croisées à des mutations adolescentes (correspondance entre des outils participatifs, synergiques et favorisant l&#8217;expression, et des métamorphoses adolescentes-corps et identité). Façon de dire rien de neuf sous le soleil&#8230;.Mais de votre côté, comment cernez-vous cette irresistible attirance de fait par tout ce qui ressemble à de l&#8217;image animée qui cause et ce dès le plus jeune âge.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Yann Leroux</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-300</link>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 08:04:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/hier-talence#comment-300</guid>
		<description>Nous pouvons donc discuter de clinicien à clinicien. Et comme clinicien, je sais que nous sommes tous prompts a mettre des étiquettes sur ce que nous vivons. Banalement, un non médecin qui lit un ouvrage de médecine se trouve toujours quelques symptômes inquiétants. De la même façon une personne qui sort d&#039;un livre de Michael Stora se trouvera sans doute des symptômes de dépendance. Et lorsque cette personne se trouve devant M. Stora, c&#039;est tout aussi naturellement qu&#039;elle se dira &quot;dépendante&quot;. Ce que tu notes, comme clinicien, c&#039;est avant tout des effets de transfert que tu as contribué a installer.

Je note que tu maintient l&#039;idée d&#039;une addiction aux jeux vidéos. Cela permettra des discussions argumentées. Si le vrai problème est la difficulté des parents a fixer des limites, pourquoi utiliser le terme de dépendance ou d&#039;addiction aux jeux vidéos ?

Tu vois, c&#039;est là qu&#039;est le problème : en un paragraphe, tu dis une chose (la dépendance) et son contraire (il n&#039;y a pas de dépendance)

P. S. Sur la &quot;cyberprédation&quot;, il y a aussi pas mal d&#039;idées toutes faites.
.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Nous pouvons donc discuter de clinicien à clinicien. Et comme clinicien, je sais que nous sommes tous prompts a mettre des étiquettes sur ce que nous vivons. Banalement, un non médecin qui lit un ouvrage de médecine se trouve toujours quelques symptômes inquiétants. De la même façon une personne qui sort d&#8217;un livre de Michael Stora se trouvera sans doute des symptômes de dépendance. Et lorsque cette personne se trouve devant M. Stora, c&#8217;est tout aussi naturellement qu&#8217;elle se dira &laquo;&nbsp;dépendante&nbsp;&raquo;. Ce que tu notes, comme clinicien, c&#8217;est avant tout des effets de transfert que tu as contribué a installer.</p>
<p>Je note que tu maintient l&#8217;idée d&#8217;une addiction aux jeux vidéos. Cela permettra des discussions argumentées. Si le vrai problème est la difficulté des parents a fixer des limites, pourquoi utiliser le terme de dépendance ou d&#8217;addiction aux jeux vidéos ?</p>
<p>Tu vois, c&#8217;est là qu&#8217;est le problème : en un paragraphe, tu dis une chose (la dépendance) et son contraire (il n&#8217;y a pas de dépendance)</p>
<p>P. S. Sur la &laquo;&nbsp;cyberprédation&nbsp;&raquo;, il y a aussi pas mal d&#8217;idées toutes faites.<br />
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