La mise en groupe suscite au delà du partage d’information un de normes et de valeurs. Ce partage est toujours source de conflits. Ces conflits plongent leurs racines dans le fait que la vie du groupe repose sur un groupe de base dont le fonctionnement est inconscient. Les buts et la vie inconsciente de ce groupe peut être en synergie ou en opposition avec ceux que le groupe s’est donné officiellement.

Quelque soit la taille du réseau social, les conflits se ramènent toujours a des structures triangulaires. En effet, tout conflit dans un groupe peut être résolu ou augmenté par l’intervention d’un tiers. La position que prend le tiers dans l’ensemble considéré est importante à considérer car de là peuvent découler plusieurs stratégie. Trois cas de figure sont possibles : dans le premier, les protagonistes sont tous liés, tandis que dans deux cas suivants, le réseau des protagonistes est déconnecté.

 

Le premier cas est le plus simple puisque l’’information circule le plus librement possible entre les différents protagonistes. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de conflit ou des forces qui s’exercent sur les parties en présence, mais tout simplement que toutes les combinaisons sont possible. Dans le cas de figure 2, le lien entre alter et tiers est rompu tandis que dans le troisième cas de figure, c’est le lien entre ego et tiers qui est rompu.

Ces discontinuités dans le groupe ouvrent à deux types de stratégies : Tertius gauden vs divide et impera.

Le Tertius gauden est celui à qui profite le conflit. Deux figures se présentent : ou bien alter et tiers sont en conflit, et ego profite de sa situation médiane. Ou bien ego est dans une position privilégie, et  alter et tiers sont en rivalité pour accéder aux ressources qu’il dispense

Le Divide et impera est la figure bien connue du puissant qui divise les parties qui lui sont opposées pour pouvoir régner plus facilement. Elle se présente classiquement dans la figure 2 mais elle peut aussi fonctionner de façon dans la figure 3 : un acteur est utilisé contre un autre de la même façon qu’un marionnettiste se sert de sa marionnette.

Dans tous les cas, un individu ou une faction prend avantage de la structure du réseau pour créer ou tirer bénéfice de conflits existant entre deux individus ou factions. Il ne faudrait cependant pas penser que la figure 1 serait idéale et que les deux autres témoignerait d’une situation conflictuelle. Dans la figure 1, la difficulté est contenue dans le fait que tout le monde est en lien avec tout le monde. Autrement dit, le travail de liaison appelle comme solution possible son négatif : la déconnection; a contrario, un réseau déconnecté appelle comme solution possible une meilleur connexion entre les acteurs.

A l’intérieur d’un réseau, l’identification de ces triades peut être un enjeu important. Les trous structurels permettent en effet de repérer des acteurs dont l’importance n’est pas contenue dans la taille de leur réseau social, mais dans le fait qu’il conjoignent ou disjoignent deux groupes distincts.

Figures du pouvoir dans les reseaux sociaux

Une pensée sur “Figures du pouvoir dans les reseaux sociaux

  • 9 novembre 2009 à 15:19
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    Bien évidement les relations dans un groupe ne sont pas figées et un protagoniste peut également très bien successivement n’avoir aucune relation avec les autres, entretenir une relation avec tous les autres et selon les circonstances n’avoir de relation qu’avec l’un ou l’autre des protagonistes. Le triangle se fait roue.

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