<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Psy et Geek ;-) &#187; Les explorateurs du web</title>
	<atom:link href="http://www.psyetgeek.com/category/les-explorateurs-du-web/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.psyetgeek.com</link>
	<description>Psy &#38; Geek ;-) explore les mondes numériques</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 10:00:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Facebook n&#8217;est pas le mal</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/facebook-nest-pas-le-mal</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/facebook-nest-pas-le-mal#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 May 2010 12:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/facebook-nest-pas-le-mal</guid>
		<description><![CDATA[Il semble que la blogosphère se soit trouvé un nouveau méchant : Facebook. Cela aurait pu être Google, ou Twitter, mais&#160; il faut dire que Facebook avec ses intentions affichées de dévorer le web, la longue histoire qu’on lui connaît vis à vis des manipulations des données utilisateurs [En], et l’origine trouble du service est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Ffacebook-nest-pas-le-mal"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Ffacebook-nest-pas-le-mal&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p align="justify"><img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" alt="http://www.sowhowins.com/Character%20Pictures/Darth%20Vader%202.jpg" align="left" src="http://www.sowhowins.com/Character%20Pictures/Darth%20Vader%202.jpg" width="235" height="305" /></p>
<p align="justify">Il semble que la blogosphère se soit trouvé un nouveau méchant : <strong>Facebook</strong>. Cela aurait pu être Google, ou Twitter, mais&#160; il faut dire que Facebook avec ses intentions affichées de dévorer le web, la longue histoire qu’on lui connaît vis à vis des manipulations des données utilisateurs [<a href="http://www.schneier.com/blog/archives/2010/01/privacy_violati.html">En</a>], et l’origine trouble du service est un excellent client.</p>
<p align="justify">Les billets contre Facebook se multiplient. <strong><a href="http://www.eff.org/">L’Electronic Frontier Foundation</a></strong> vient de publier une&#160; “<a href="http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline">Facebook Timeline</a>” [Trad. Fr <a href="http://eco.rue89.com/2010/05/06/2005-2010-comment-facebook-a-brade-notre-vie-privee-150368">Comment Facebook a bradé notre vie privée</a>] . Ce n’est qu’est billet parmi d’autres car on a pu voir aussi passer des billets expliquant que “Facebook c’est mal” [<a href="http://dube.wordpress.com/2008/03/16/top-10-reasons-facebook-is-evil/">En</a>] appelant à détruire son compte Facebook tandis que d’autres donnaient les 10 <strong>raisons pour lesquelles il faut quitter Facebook</strong>. <a href="http://www.rocket.ly/home/2010/4/26/top-ten-reasons-you-should-quit-facebook.html">[En]</a></p>
<p align="justify">Le problème ? Facebook ne respecterait pas les règles les plus élémentaires en matière de “privacy” – entendez : vie privée. Facebook jouerait avec nos données et exploiterait sans vergogne nos vies sociales.Nos souvenirs de vacances, nos pensées, nos relations, nos coups de cœur et de gueule, tout cela, en définitive, ne servirait qu’à vendre du Coca-Cola.</p>
<p align="justify"><strong>Est-ce une si grande surprise ?</strong> Ne savons nous pas que la gratuité de la plupart de ces services n’est qu’apparente et qu’il faut bien que quelqu’un paye la facture à la fin du mois. Ne savons nous pas que cette gratuité est la plupart du temps une étape préliminaire avant la mise en place d’un service “pro” c’est-à-dire payant ? Ne savons nous pas qu’il s’agit la plupart du temps d’obtenir la masse critique d’utilisateurs qui permettra au service de vivre ?</p>
<p align="justify">Mais l’Internet des réseaux sociaux n’est pas un espace que les digiborigènes possèdent en propre. Les serveurs appartiennent aux sociétés 2.0 et, effectivement, personne ne peut garantir les opérations qu’elles effectuent sur leurs machines. il faut rappeler ici l’adage pré-web : le problème est entre le clavier est la chaise. Personne n’est obligé de s’inscrire à un service. Chacun a le contrôle de ce qu’il met en ligne…<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/19/analyse/facebook-comme-bac-a-sable/">Facebook n’est qu’un bac à sable</a>, et nous n’en avons pas les clés.</p>
<p align="justify">Nous le savons, et nous avions comme tactique de passer d’une béta à une autre à partir du moment ou le service devenait payant. Il faut dire que l’environnement numérique offrait des services à foison et que beaucoup étaient redondants.. La donne est aujourd’hui différente : les services sont devenus beaucoup moins nombreux, et notre mobilité est réduite d’autant. D’où le sentiment d’être piégés et l’affolement de quelques uns. Mais nous avons toujours été dans la nasse.</p>
<p align="justify"><strong>L’ombre de l’Esclave 2.0 toujours plané sur le web</strong> depuis que les services sont devenus des enveloppes vides que les utilisateurs doivent remplir par leurs activités. Même du temps maintenant glorieux des forums, cette suspicion planait sur les groupes : sommes nous ici pour que quelques uns viennent profiter de notre travail ? Le web 2.0 a transformé en vertu ce qui était avant lui un usage problématique voire même anti-social. Nous verrons ce que ce fameux “contenu généré par les utilisateurs deviendra à l’étape suivante”</p>
<p align="justify"><strong>La donne a changé </strong>et en grande partie grâce à nos usages de Facebook. Ce que nous considérions comme une information personnelle ou privée – aller à une réunion, préparer un anniversaire – est devenue une information à broadcaster. Nous nous sommes comportés comme des médias et nous avons ainsi contribué à faire de nos vies des informations marchandes. Tout, ou presque, est devenu partageable; tout, ou presque, est devenu <a href="http://www.psyetgeek.com/mondes-lgendaires">légendable</a>; Ce faisant, nous avons redessiné les frontières du commun, du partagé, de l’intime et du privé. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Le web est à l’aube d’une nouvelle transformation.</strong> L’extraordinaire est qu’elle est initiée par une entité qui il y a une poignée d’année n’était qu’un trombinoscope pour étudiants. Avec <a href="http://www.internetactu.net/2007/09/28/comprendre-le-graphe-social/">l’Open Graph</a> de Facebook, tout devient un objet social. Et, tout devient une donnée sur les serveurs de Facebook. Cela donne une emphase encore plus grande au fait que le cyberespace est un espace qui jamais tout à fait privé et jamais tout à fait public. </p>
<p align="justify">Je pense que nombreux sont ceux qui pensent que cette situation n’est qu’un pis aller. D’évidence, Facebook rend des services, sinon il n’aurait pas autant d’utilisateurs. Y renoncer&#160; ne pas pas être facile car le service a sur se placer comme centre stratégique de la vie numérique. La question ne concerne pas seulement Facebook. Plus le temps passe, plus il devient impossible de ne pas avoir sur le réseau une image de ses actions dans le monde physique. Nous sommes en train de créer des doubles numériques avec lesquels nous devons apprendre à vivre. Beaucoup des questions que nous nous posons à propos de l’Internet reprennent l’imaginaire du double : Frankenstein, Dorian Grey.ou Dr Jekkyl et Mr Hyde en sont les figures</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Le point important est de redonner aux utilisateurs le contrôles sur leurs données</strong>. Pour beaucoup, l’hébergement de celles ci sur des serveurs distants, qu’ils soient propriété de Facebook, Google ou Twitter est une aberration. Des solutions sont en cours de construction. Elles passent par&#160; la mise au point d’un format ouvert d’échange permettant à un utilisateur de passer sans difficultés d’un service de réseau social à un autre. L’avantage est de défusionner le service du réseau social : nous ne sommes pas attachés à Facebook comme marque, mais au réseau de relations que nous y avons créé. <a href="http://www.movim.eu/">Movim</a> est un des dispositifs qui explore cette voie. </p>
<p align="justify">Combien d’entre nous l’emprunteront ?</p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=805&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/facebook-nest-pas-le-mal/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les m&#233;tamorphoses du livre</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/les-mtamorphoses-du-livre</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/les-mtamorphoses-du-livre#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 13:58:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/les-mtamorphoses-du-livre</guid>
		<description><![CDATA[Notre culture est bâtie sur le livre &#8211; d&#8217;aucun diraient même sa religion ou sa fétichisation. Toute transformation de cet artéfact a nécessairement des effets sur la culture dans son entier. Nous en avons déjà eu la preuve avec l’invention de Gutenberg. Toute le mouvement de la Renaissance peut être compris comme une conséquence du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fles-mtamorphoses-du-livre"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fles-mtamorphoses-du-livre&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p align="justify"><img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" title="Cavalier d&#39;Arpin. détail de Diane et Actéon. [louvre.edu], photo Erich Lessing" border="1" alt="Cavalier d&#39;Arpin. détail de Diane et Actéon. [louvre.edu], photo Erich Lessing" src="http://www.ac-creteil.fr/lettres/tice/ovide/ovide_eleves/acteon/images/image18.jpg" width="344" height="344" />Notre culture est bâtie sur le livre &#8211; d&#8217;aucun diraient même sa religion ou sa fétichisation. Toute transformation de cet artéfact a nécessairement des effets sur la culture dans son entier. Nous en avons déjà eu la preuve avec l’invention de <strong>Gutenberg</strong>. Toute le mouvement de la Renaissance peut être compris comme une conséquence du double effet de l’imprimerie : l’accumulation des savoirs d’un coté, et leur diffusion de l’autre..</p>
<p align="justify">Le livre change. En changeant de forme, il permet des annotations et des extractions et il est le lieu de pratiques sociales et remet en cause la notion d’auteur (<a href="http://www.livre-paca.org/index.php?show=dazibao&amp;id_dazibao=110&amp;type=5&amp;article=1601"><strong>Hervé Le Crosnier</strong></a>). Il rend l’acte de lecture compliqué et difficile et produit une surcharge cognitive. Finalement, l’environnement de la lecture numérique serait peu favorable à une attention approfondie (<a href="http://www.livre-paca.org/index.php?show=dazibao&amp;id_dazibao=110&amp;type=5&amp;article=1604"><strong>Alain Giffard</strong></a>). Les difficultés de lecture sont dues en partie au média lui même : le scintillement des écrans en rend difficile la lecture (<a href="http://www.livre-paca.org/index.php?show=dazibao&amp;id_dazibao=110&amp;type=5&amp;article=1606"><strong>Thierry Baccino</strong></a>). L’utilisateur devient participant de la bibliothèque <a href="http://www.livre-paca.org/index.php?show=dazibao&amp;id_dazibao=110&amp;type=5&amp;article=1608">(<strong>Isabelle Le Masne de Chermont</strong></a>). Le livre numérique fait également courir des risques d’<strong>éugénisme</strong> <strong>documentaire</strong> en devenant un “<strong>monopolivre</strong>”&#160; (<a href="http://www.livre-paca.org/index.php?show=dazibao&amp;id_dazibao=110&amp;type=5&amp;article=1610"><strong>Marin Dacos</strong></a>). Il produit de nouveaux processus de <strong>grammatisation</strong> principalement au service des logiques commerciales (<a href="http://www.livre-paca.org/index.php?show=dazibao&amp;id_dazibao=110&amp;type=5&amp;article=1611"><strong>Bernard Stiegler</strong></a>)</p>
<p align="justify">L’idée générale est celle d’une opposition entre la profondeur et la surface. Le numérique serait finalement un monde de la superficialité et de l’immédiateté tandis que le livre emprunterait les longs sillons de la profondeur et de l’histoire. </p>
<p align="justify"><font size="1">Sur le sujet on lira aussi </font><a href="http://www.imageson.org/document591.html"><strong><font size="1">De l’écrit sur l’écran</font></strong></a><font size="1"> superbe introduction de Roger Chartier au colloque <strong></strong><em><strong>Les écritures d’écran : histoire, pratiques et espaces sur le Web</strong></em> (<strong>mai 2005)&#160; </strong>et </font><a href="http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d01/1chartier.html"><strong><font size="1">Du Codex à l&#8217;Écran : les trajectoires de l&#8217;écrit</font></strong></a></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Je comprends que l’on puisse s’inquiéter des changements que l’on vois s’opérer presque au jour le jour. Mais là où l’on voit la <em>dilution de l’attention</em>, ne peut-on pas aussi voir une <em>attention à autre chose</em> ? N’est ce pas la fin du rapport quasi-hypnotique du lecteur à l’auteur ? Ne faut-il pas voir cette “dilution” comme une libération ? Là ou l’on voit de la <em>perte de sens</em>, ne peut on pas voir un enrichissement à <em>d’autres sens</em> ? Là ou l’on voit la <em>mort de l’auteur</em> (tout de même annoncée depuis les années 70 !), ne peut on pas voir des<em> créations multiples </em>?</p>
<p align="justify"><a href="http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d01/1chartier.html"><strong><font size="1"></font></strong></a></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p>&quot;</p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=795&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/les-mtamorphoses-du-livre/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans mon r&#233;seau Facebook</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/dans-mon-rseau-facebook</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/dans-mon-rseau-facebook#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 09:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
		<category><![CDATA[graphe]]></category>
		<category><![CDATA[visualisation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/dans-mon-rseau-facebook</guid>
		<description><![CDATA[J’ai fait un graphe de mon réseau Facebook pour comprendre comment il était constitué. On reconnait assez facilement quatre amas différents : un groupe est constitué l’OMNSH, un association regroupant des chercheurs en sciences humaines travaillant sur les mondes numériques; un second groupe est constitué par des blogueurs; un troisième groupe est formé par des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fdans-mon-rseau-facebook"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fdans-mon-rseau-facebook&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p align="justify">J’ai fait un graphe de mon réseau Facebook pour comprendre comment il était constitué. On reconnait assez facilement quatre amas différents : un groupe est constitué l’OMNSH, un association regroupant des chercheurs en sciences humaines travaillant sur les mondes numériques; un second groupe est constitué par des blogueurs; un troisième groupe est formé par des membres de la communauté des blogueurs bordelais et enfin on trouve quelques psychologues. Ce dernier groupe est constitué de psychologues qui se sont installés sur Facebook après que les listes de diffusion sur lesquelles ils se trouvaient se soient éteintes.Cette dernière communauté isolée et ne tient à l’ensemble que grâce à une seule personne qui joue ici le rôle de pont (cercle rouge)</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb.png" width="469" height="377" /></a> </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Un an plus tard, la situation est très différente</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_3.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_3.png" width="527" height="157" /></a> </p>
<p align="justify">Le réseau a beaucoup grossi : il a plus que quintuplé tandis que le degré moyen, c’est à dire le nombre moyen des liens entrants et sortant de chaque acteur a diminué de moitié. On trouve un énorme amas que les premières itération de visualisation&#160; n’arrive pas à afficher clairement et un amas plus petit qui correspond à des connaissances retrouvées sur Facebook. Enfin, ça et là, quelques composants sont déconnectés de l’ensemble. On distingue clairement le composant Sénagal qui est dans mon réseau Facebook un véritable morceau d’histoire. S’y trouvent en effet des amis d’enfance qui m’ont retrouvé sur Facebook. </p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_4.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_4.png" width="532" height="365" /></a> </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Si l’on se réfère au nombre de liens entrants <em>(in degree</em>), le centre de gravité se déplace</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_5.png"><img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_5.png" width="533" height="487" /></a></p>
<p align="justify">Une dernière visualisation permet d’y voir un peu plus clair. Le réseau est en pleine métamorphose et se distribue principalement en trois composantes. Le sphère bordelaise s’est développée et est en contact avec la composante centrale des “blogueurs”. Il s’agit en fait à la fois d’individus&#160; et de sociétés très impliquées dans le développement du web 2.0. Il est assez normal que le groupe des bordelais soit en contact étroit avec cet autre ensemble : beaucoup participent des deux.</p>
<p align="justify">La psychosphère est également en développement. Sur Facebook, on trouve maintenant près de 500 personnes se déclarant psychologues.Le groupe des psychologues est dans mon réseau plus épars. Ce manque de densité traduit les usages des psychologues en ligne qui généralement restent cantonnés entre eux et&#160; n’ont pas encore pris l’habitude de réseauter.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_6.png"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://www.psyetgeek.com/images/DansmonrseauFacebook_13C4C/image_thumb_6.png" width="539" height="479" /></a></p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=761&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/dans-mon-rseau-facebook/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une psychologie de Twitter (part. 2/2)</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/une-psychologie-de-twitter-part-22</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/une-psychologie-de-twitter-part-22#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 09:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie twitter grohol]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/une-psychologie-de-twitter-part-22</guid>
		<description><![CDATA[Quelques éléments de réflexion sur une psychologie de Twitter]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fune-psychologie-de-twitter-part-22"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fune-psychologie-de-twitter-part-22&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
</p>
<p>En F&#233;vrier et en Mars, quelques blogs se sont risqu&#233;s a une psychologie de Twitter. Le premier semble avoir &#233;t&#233; <strong><a href="http://psychcentral.com/bio.htm">John Grohol</a></strong>&#160; qui met en ligne en F&#233;vrier 2009 The psychology of Twitter. <strong><a href="http://psychcentral.com/bio.htm">John Grohol</a></strong> n&#8217;est pas un nouveau venu. Il est un premiers &#224; s&#8217;etre int&#233;ress&#233; a la psychologie du cyberespace et on lui doit le mot d&#8217;<em>etherapy</em> (1998) et il g&#232;re depuis le mois d&#8217;ao&#251;t de la m&#234;me ann&#233;e <a href="http://www.psychcentral.com%20">psychcentral.com</a> . Il a &#233;t&#233; de ceux qui ont particip&#233; a la mise en place d&#8217;un cadre pour la pratique psychoth&#233;rapeutique en ligne((Voir <a href="http://www.ismho.org/issues/9901.htm">Best Practices in e-therapy : confidentiality &amp; Privacy</a>))</p>
<p>Grohol commence par situer Twitter par rapport aux autres dispositifs et remarque que parmis tous les syst&#232;mes de conversation, Twitter est le plus facile d&#8217;acc&#232;s et le plus grand public. Comparant Twitter aux chats et aux blogues, <strong>John Grohol</strong> note :</p>
<blockquote><p>The important differences that Twitter brings to the party is that its chat room is readily accessible to anyone, the conversation is automatically stored forever, it&#8217;s all readily searchable, and most importantly, it can act as a shared communications medium (like a regular chat room) or a private one (like IM). Twitter also supports applications that make twittering easy from anywhere. And just like blogging before it, one of Twitter&#8217;s primary uses seems to be to share URLs of other interesting, helpful or entertaining resources online. <strong><a href="http://psychcentral.com/blog/archives/2009/02/23/the-psychology-of-twitter/">John Grohol, The psychology of Twitter</a></strong></p>
</blockquote>
<blockquote><p>Les diff&#233;rences importantes que Twitter apporte est que la salle de chat est accessible &#224; tous, la conversation est automatiquement strock&#233;e, elle peut faire l&#8217;objet de recherches et, plus important, il peut fonctionner comme un m&#233;dia de communications partag&#233;es (comme une chat room habituelle) or un m&#233;dia priv&#233; (comme les messageries instantann&#233;es) Twitter supporte des applications qui rendent son utilisation ais&#233;e d&#8217;ou que l&#8217;on soit. Et comme les blogs auparavant, un des usages principaux de Twitter semble &#234;tre le partage d&#8217;URLs ou autres ressources int&#233;ressantes, aidantes ou amusantes. <strong><a href="http://psychcentral.com/blog/archives/2009/02/23/the-psychology-of-twitter/">John Grohol, The psychology of Twitter</a></strong></p>
</blockquote>
<p>De ce fait, Twitter a de bons et de mauvais cot&#233;s. Dans les bons cot&#233;s, il apporte une nouvelle fa&#231;on de communiquer en ligne, c&#8217;est un &quot;<strong>m&#233;dium de communication global</strong>&quot;, et il lui semble que c&#8217;est le premier service qui &quot; <strong>sorte les <i>chats rooms</i> des t&#233;n&#232;bres et les mette dans la lumi&#232;re publique</strong>&quot;. Les mauvais cot&#233;s tiennent pr&#233;cis&#233;ment au fait qu&#8217;il s&#8217;agit de conversations publiques : tout message post&#233; est non seulement public, mais il est stock&#233; et peut &#234;tre retrouv&#233; via <a href="http://www.summize.com">le moteur de recherche</a>. Autre &#233;l&#233;ment n&#233;gatifs, le fait que les conversations n&#8217;aient pas de fin. Dans le monde offline, des signaux marquent le d&#233;but et la fin des conversations. Ces marqueurs n&#8217;existent pas dans twitter. Pour Grohol, cela peut encourager le besoin d&#8217;&#234;tre pr&#233;sent afin de ne rien manquer. L&#8217;&#233;l&#233;ment le plus d&#233;favorable est cependant le fait que l&#8217;on ne sait pas ce que l&#8217;on a manqu&#233; ; d&#8217;ailleurs, on manque toujours quelque chose puisque le flot des conversations est incessant.</p>
<blockquote><p>Between blogs, RSS feeds, news headlines, emails, Facebook status updates, and now Twitter, many people are starting to look like zombies trying to process all the information being pushed to them. Good information helps us (lead more productive lives, stay informed, etc.), while bad information results in a waste of our time and cognitive resources. But tools like Twitter don&#8217;t differentiate, all the while pushing dozens (or hundreds!) of updates to our eyes everyday. <strong><a href="http://psychcentral.com/blog/archives/2009/02/23/the-psychology-of-twitter/">John Grohol, The psychology of Twitter</a></strong></p>
<p>Entre les blogs, les flux RSS, les news, le mail, les updates de Facebook et maintenant Twitter, beaucoup de personnes vont commencer a ressembler &#224; des zombies en essayant de traiter toute l&#8217;information qui leur arrive. La bonne information nous aide (elle permet d&#8217;&#234;tre plus productif, de rester inform&#233;s etc.) tandis que la mauvaise information produit une perte de temps et de ressources cognitivies. Mais des outils comme twitter ne font aucune diff&#233;rence, passant sans cesse des douzaines (ou des centaines !) d&#8217;updates sous nos yeux. <strong><a href="http://psychcentral.com/blog/archives/2009/02/23/the-psychology-of-twitter/">John Grohol, The psychology of Twitter</a></strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://tarahunt.emurse.com/"><strong>Tara Hunt</strong></a><strong> </strong>n&#8217;est pas psychologue, mais elle donne des &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion int&#233;ressants sur <a href="http://www.horsepigcow.com/2007/03/15/twits-twittering-for-the-sake-of-tweets-or-thats-not-why-i-twitter/">sa pratique de twitter</a>. Twitter est d&#8217;abord pour elle un moyen de garder des &quot;<strong>enregistrements des choses qui sont importantes pour elle</strong>&quot;. C&#8217;est ensuite un moyen de suivre ce qui est <em>en ce moment </em>important pour elle. Elle laisse entendre que cela peut &#234;tre un probl&#232;me puisque ces donn&#233;es peuvent &#234;tre utilis&#233;es a des fins commerciales. C&#8217;est enfin un moyen de garder une trace de son activit&#233; Elle peut ainsi retrouver dans twitter des choses qu&#8217;elle n&#8217;a pas pris le temps de marquer dans son agenda, ou encore . Enfin, c&#8217;est un fa&#231;on de se faire des amis</p>
<p><a href="http://headrush.typepad.com/about.html"><strong>Kathy Sierra</strong></a><strong> </strong>est une ancienne game designeuse. M&#234;me si elle consid&#232;re que Twitter peut &#234;tre b&#233;n&#233;fique et que le service peut &#234;tre utilis&#233; d&#8217;une mani&#232;re utile, elle a ax&#233; son billet sur les probl&#232;mes que pose Twitter sans doute parce qu&#8217;elle n&#8217;aime pas elle m&#234;me &#234;tre trop connect&#233;e. Elle demande si <a href="http://headrush.typepad.com/creating_passionate_users/2007/03/is_twitter_too_.html">Twitter n&#8217;est pas trop bon</a>. Le service est suspect&#233; d&#8217;&#234;tre comme un bandit manchot. Katthy Sierra s&#8217;appuie sur les travaux de Skinner qui avait montr&#233; qu&#8217;un conditionnement &#233;tait d&#8217;autant plus fort que le renforcement &#233;tait intermittent. Les machines &#224; sous des casinos, parce on ne peut pas savoir quand le gain sera donn&#233;, produisent pour Skinner ce type de renforcement. Sans plus d&#8217;explicitation, elle a firme que Twitter est &quot;l&#8217;exemple presque parfait du principe psychologique de la variable de r&#233;compense intermittente&quot;. </p>
<p>Le sens de la connections (&quot;feeling of connectedness&quot;) est le second point sur lequel s&#8217;attarde <b><a href="http://headrush.typepad.com/about.html">Kathy Sierra</a>. </b></p>
<p>Elle a lu attentivement le billet <strong><a href="http://tarahunt.emurse.com/">Tara Hunt</a></strong>&#160; et ses commentaires et elle se demande si les liens que nous faisons en ligne sont vraiment des liens. Elle cite les travaux du neurobiologiste <a href="http://www.thomaslewis.com/tol.htm">Thomas Lewis</a> qui affirme que nous pourrions tromper nos vieux circuits neuronaux en faisant croire que nous avons une &quot;vraie&quot; interaction lorsque nous sommes en ligne. L&#8217;id&#233;e g&#233;n&#233;rale est qu&#8217;un caf&#233; avec son voisin est plus b&#233;n&#233;fique qu&#8217;un millier d&#8217;updates twitter</p>
<p>Enfin, Twitter serait un grand facteur de discontinuit&#233;. Notre attention est sans cesse interrompue, ce qui ne nous permet pas d&#8217;&#234;tre suffisamment concentr&#233;s pour faire quelque chose de valable</p>
<p><strong>Moses Ma</strong> a &#233;crit deux articles sur la psychologie de Twitter. Dans le premier <a href="http://blogs.psychologytoday.com/blog/the-tao-innovation/200903/understanding-the-psychology-twitter">Understanding the psychology of Twitter</a> il s&#8217;appuie sur la pyramide des besoins de Maslow. Abraham Maslow avait pr&#233;sent&#233; <a href="http://psychclassics.yorku.ca/Maslow/motivation.htm">une th&#233;orie des motivations</a> en 1943 dans laquelle posait que les besoins les plus &#233;l&#233;mentaires devaient &#234;tre satisfaits avant les besoins les plus &#233;lev&#233;s. Twitter r&#233;pondait aux besoins sociaux &#233;l&#233;mentairses, tels que l&#8217;affection, l&#8217;amour, le sentiment d&#8217;appartenance :</p>
<blockquote><p>Clearly, feeling connected to people via Twitter helps to fulfill some of this need to belong and feel cared about. <strong>Moses Ma, <a href="http://blogs.psychologytoday.com/blog/the-tao-innovation/200903/understanding-the-psychology-twitter">Understanding the psychology of Twitter</a></strong></p>
</blockquote>
<blockquote><p>Manifestement, le sentiment d&#8217;&#234;tre reli&#233; a des gens via Twitter permet de satistifaire quelques uns de ces besoins d&#8217;appartenance. <strong>Moses Ma, <a href="http://blogs.psychologytoday.com/blog/the-tao-innovation/200903/understanding-the-psychology-twitter">Understanding the psychology of Twitter</a></strong></p>
</blockquote>
<p>Mais Twitter ne satisfait pas seulement les besoins de base. Il r&#233;pond &#233;galement aux besoins d&#8217;estime de soi et re reconnaissance sociale. Twitter serait alors un exercice de &quot;narcissisme inconditionnel&quot; puisque le service est bas&#233; sur l&#8217;id&#233;e que les autres puissent &#234;tre int&#233;ress&#233;s par ce que je fais. Twitter serait donc la preuve que nous vivons dans un monde narcissique. Citant David Lewis :</p>
<p>&#8220;Using Twitter suggests a level of insecurity whereby, unless people recognise you, you cease to exist. It may stave off insecurity in the short term, but it won&#8217;t cure it.&#8221;<a href="http://women.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/women/the_way_we_live/article5747308.ece">Daniel Lewis</a></p>
<p>Utiliser Twitter sugg&#232;re un niveau d&#8217;ins&#233;curit&#233; tel que, si les autres ne nous reconnaissent pas, vous cessez d&#8217;exister. Cela peut att&#233;nuer l&#8217;ins&#233;curit&#233; &#224; court terme, mais cela ne la soignera pas. <a href="http://women.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/women/the_way_we_live/article5747308.ece">Daniel Lewis</a></p>
<p><strong>John Grohol </strong>reprend le clavier en mars 2009 et donne <a href="http://psychcentral.com/blog/archives/2009/04/11/the-psychology-of-twitter-part-2/">une seconde partie &#224; sa psychologie de twitter</a>. Il repart de du constat que le flux de Twitter ne s&#8217; arr&#234;te jamais pour poser quelques hypoth&#232;se sur les motivations &#224; twitter.</p>
<p>La premi&#232;re r&#233;ponse qu&#8217;il donne est que &quot;il y a autant de raisons de twitter que de personnes&quot; mais que le besoin central est celui d&#8217; &quot;&#234;tre et de sentir <strong>&#234;tre connect&#233;s </strong>les uns aux autres&quot;. John Grohol pointe alors ce qui lui &#234;tre au coeur des usages de Twitter</p>
<blockquote><p>It is simply socializing on a vast, unheard of scale. Whether it&#8217;s with people we actually know and trust, or complete strangers, in our increasingly inattention- and interruption-driven world, twitter is the perfect complement. It says, &#8220;Hey, I will not only reinforce your inattention, I will celebrate it!&#8221; While most people twitter while doing other things, the <em>twittering makes a person feel even more connected to others who aren&#8217;t with them</em> at the moment than any previous technology ever has.</p>
</blockquote>
<blockquote><p>C&#8217;est tout simplement socialiser &#224; une &#233;chelle jusqu&#8217;a pr&#233;sent inconnue. Que ce soit avec des personnes que nous connaissons et en qui nous avons confiance, dans notre mode de plus en plus fait d&#8217;inattention et d&#8217;interruption &#8211; twitter est le compl&#233;mente parfait. Il nous dit &quot;H&#233;, je ne vais pas seulement augmenter manque d&#8217;attention, je vais le f&#234;ter !&quot; Alors que la plupart des autres personnes twittent en faisant autre chose, twitter fait qu&#8217;une personne se sent davantage connect&#233;e avec d&#8217;autres personnes qui ne sont pas avec elles sur le moment qu&#8217;avec toute autre technologie</p>
</blockquote>
<p>Pour <strong>John Grohol</strong>, il n&#8217;y a pas de pr&#233;c&#233;dent. </p>
<p>There&#8217;s never been a time in human existence where people could be in a group, socializing, and at the same time, <em>actively socializing with an entirely different group of people who were not in the room</em>.</p>
<p>Il n&#8217;y a jamais eu moment dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanit&#233; o&#249; des personnes pouvaient &#234;tre dans un groupe et interagir et en m&#234;me temps, interagir avec un groupe de personnes qui ne sont pas dans la m&#234;me place. John Grohol, <a href="http://psychcentral.com/blog/archives/2009/04/11/the-psychology-of-twitter-part-2/">The psychology of Twitter, part 2</a></p>
<p>Avec Twitter, l&#8217;ubiquit&#233; n&#8217;est pas loin</p>
<p>&#160;</p>
<p><strong>Remarques criques</strong></p>
<p>La position de <strong>Kathy Sierra</strong>&#160; pose quelques types de probl&#232;mes principalement du fait qu&#8217;elle repose sur une conception tr&#232;s b&#233;havioriste des comportements. Le premier tient &#224; la th&#233;orie de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Skinner" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Skinner" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Skinner</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> qui est pass&#233; du conditionnement du pigeon aux apprentissages de l&#8217;&#233;l&#232;ve. On m&#8217;accordera qu&#8217;il y a l&#224; un changement de gradient que la th&#233;orie ne prend pas en compte. Le second tient &#224; ce que le renforcement intermittent n&#8217;est efficace qu&#8217;une fois le conditionnement acquis. Dans la perspective de Kathy Sierre, cela n&#8217;explique pas pourquoi les nouveaux venus continuent &#224; utiliser Twitter. Le troisi&#232;me tient au glissement des apprentissages &#224; Twitter car&#160; la variable renforcement n&#8217;est pas pr&#233;cis&#233;e.</p>
<p>A propos du narcissisme inconditionnel donn&#233; par<strong> Moses Ma,</strong> il y a un contre sens, qui tient, il est vrai, aussi au narcissisme. Le narcissisme est l&#8217;amour que l&#8217;on se porte &#224; soi-m&#234;me. Cet amour nous est n&#233;cessaire&#160; jusque dans l&#8217;amour ou l&#8217;int&#233;ret que l&#8217;on porte aux autre car qui ne s&#8217;aime suffisamment ne peut aimer un autre. Il y a dans les pathologies narcissiques deux types de positions. La premi&#232;re tient le monde pour n&#233;gligeable : je n&#8217;aime que moi, et il n&#8217;y a que moi qui puisse &#234;tre digne d&#233;sint&#233;r&#234;t, d&#8217; attention et d&#8217;amour. Je n&#8217;ai pour les autres que m&#233;pris. La seconde position fait de mon existence propre un reflet des autres : la valeur que je me donne est une image de la valeur que me donnent les autres (plus exactement : de la valeur que je suppose que les autres me donnent, c&#8217;est-&#224;-dire, le plus souvent, nulle.</p>
<p>Le mod&#232;le de Maslow pose &#233;galement probl&#232;me. Maslow a utilis&#233; un mod&#232;le hom&#233;ostatique, c&#8217;est &#224; dire qu&#8217;il a tent&#233; de construire un syst&#232;me retrournant &#224; l&#8217;&#233;quilibre. Dans ce mod&#232;le, un type de besoin ne peut apparaitre que si les besoins primaires ont &#233;t&#233; satisfaits. Le mod&#232;le qui s&#8217;impose est ici celui de la fontaine de champagne : lorsque les verres ne se remplissent que lorsque les verres pr&#233;c&#233;dents sont pleins. De la m&#234;me fa&#231;on, dans le mod&#232;le de Maslow, un mod&#232;le n&#8217;apparait que les besoins pr&#233;c&#233;dents ont &#233;t&#233; au moins partiellement satisfatits. Dans la discussion qu&#8217;il en donne, Maslow reconna&#238;t lui m&#234;me qu&#8217;il y a quantit&#233; de situations dans lesquelles un individu cherche &#224;&#160; peut satisfaire des besoins &#233;lev&#233;s alors que ses besoins de base ne sont pas satisfaits.</p>
<p>De toutes les critiques, celles de Kathy Sierra me semble &#234;tre les plus faibles : l&#8217;analogie avec les machines a sous, la reprise du mod&#232;le skinnerien du renforcement intermittent ou encore l&#8217;id&#233;e que les interactions en ligne seraient plus fausses que les interactions hors ligne, tout cela reste encore &#224; prouver. Par contre, les questions pos&#233;es par le caract&#232;re public des &#233;changes n&#8217;est pas sans poser question. De fa&#231;on &#233;vidente, il y a pour l&#8217;instant sur Twitter un caract&#232;re bon enfant et d&#8217;entraide tout &#224; fait sympathique. De fa&#231;on tout &#224; fait &#233;vidente, la vie priv&#233;e sur Twitter, , tout comme sur Facebook ou un autre r&#233;seau social, est encore en construction.</p>
<p>&#160;</p>
<p><strong>Twitter est un espace de d&#233;p&#244;t</strong></p>
<p>La twittosphere fonctionne comme espace de d&#233;p&#244;t. Plusieurs utilisations de ce d&#233;p&#244;t sont possible. La premi&#232;re est de faire de twitter un espace ou l&#8217;on d&#233;pose un trop plein : l&#8217;exasp&#233;ration vis &#224; vis d&#8217;une compagnie ou par rapport &#224; quelque chose de plus personnel donne une premi&#232;re voie de d&#233;gagement. Cela me semble particuli&#232;rement vrai pour les messages dans lesquels l&#8217;utilisateur t&#233;moigne de l&#8217; ennui que suscite sa participation &#224; une r&#233;union : ce qui ne peut &#234;tre dit dans ce groupe (le groupe de travail) est dit dans un autre groupe (twitter). En ce sens, Twitter fonctionne comme un contener : il contient les &#233;motions et pens&#233;es que l&#8217;on ne pourrait exprimer en toute s&#233;curit&#233; dans l&#8217;espace de r&#233;union.</p>
<p>Twitter peut fonctionner comme un d&#233;p&#244;t au dans le sens d&#8217;un d&#233;p&#244;t pour le futur. <a href="http://headrush.typepad.com/creating_passionate_users/2007/03/is_twitter_too_.html">Twitter son accouchement</a>, c&#8217;est d&#233;j&#224; faire de cet &#233;v&#233;nement un apr&#232;s-coup. C&#8217;est se projeter dans un lendemain ou ces messages seront partag&#233;s avec d&#8217;autres, et tr&#232;s certainement avec l&#8217;enfant lui m&#234;me. Le d&#233;p&#244;t est alors comme une promesse dont on esp&#232;re que le d&#233;ploiement sera porteur de b&#233;n&#233;fices et de plaisirs.</p>
<p>Enfin, <strong>Twitter est le d&#233;p&#244;t d&#8217;une trace.</strong> </p>
<p>Dans un monde ou tout change &#224; tout moment, nous avons de deux choses. D&#8217;abord d&#8217;&#233;l&#233;ments pour visualiser ces changements. De l&#224; vient notre go&#251;t pour tous les dispositifs qui mettent en forme les flux d&#8217;informations et pour eux qui nous permettent de la trier. Mais nous avons aussi besoins de lieux ou nous pouvons nous assurer de la permanence de notre self malgr&#233; tous les changements auquels nous sommes confront&#233;s. D&#8217;une certaine mani&#232;re, l&#8217;exp&#233;rience de LifeStreaming men&#233;e par les laboratoires Microsoft avec le projet <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/MyLifeBit" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  MyLifeBit" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >MyLifeBit</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> (Le site : <a href="http://research.microsoft.com/en-us/projects/mylifebits/">mylifebits</a>) est devenue &#224; la fois banale, massive et en ligne. C&#8217;est banalement que nous laissons des traces en ligne et c&#8217;est tout aussi banalement que ces traces sont reprises par d&#8217;autres. Twitter est un des lieux ou il est possible de jouer avec ces changements.</p>
<p>Twitter donne en effet <em>a la fois </em>une repr&#233;sentation de l&#8217;incessant renouvellement de l&#8217;information et la possibilit&#233; de sa ma&#238;trise.Des outils de filtres et d&#8217;automatisation permettent de venir &#224; bout de ce formidable <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prot&#233;e" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Prot&#233;e" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Prot&#233;e</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> ou tout au moins d&#8217;en avoir une utilisation efficace. La transformation des faits de la vie quotidienne en donn&#233;es permet non seulement d&#8217;arr&#234;ter un bref instant de flot dans lequel on est entra&#238;n&#233; et de le retrouver plus tard.Il permet &#233;galement de recevoir des commentaires d&#8217;un ou de plusieurs autres. </p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=476&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/une-psychologie-de-twitter-part-22/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nous sommes tous des &quot;digital migrants&quot;</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/nous-sommes-tous-des-digital-migrants</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/nous-sommes-tous-des-digital-migrants#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 10:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[digital]]></category>
		<category><![CDATA[migrant]]></category>
		<category><![CDATA[pew internet]]></category>
		<category><![CDATA[usages]]></category>
		<category><![CDATA[wow]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/nous-sommes-tous-des-digital-migrants</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu la chance d&#8217;observer il y a peu un primo arrivant &#224; World of Warcraft. Il s&#8217;agissait d&#8217;un adolescent qui n&#8217;avait jamais jou&#233; auparavant a un MMO. La rencontre en jeu avait &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e quelque temps auparavant avec deux de ses amis qui venaient de faire des personnages. On d&#233;cide donc de se rejoindre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fnous-sommes-tous-des-digital-migrants"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fnous-sommes-tous-des-digital-migrants&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p align="justify">J&#8217;ai eu la chance d&#8217;observer il y a peu un primo arrivant &#224; <strong>World of Warcraft</strong>. Il s&#8217;agissait d&#8217;un adolescent qui n&#8217;avait jamais jou&#233; auparavant a un MMO. La rencontre <em>en jeu </em>avait &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e quelque temps auparavant avec deux de ses amis qui venaient de faire des personnages. On d&#233;cide donc de se rejoindre &#224; <a href="http://worldofwarcraft.judgehype.com/images.php?img=18199" target="_blank">Dun Morogh</a> &#224; la Vall&#233;e des Frig&#232;res. Les deux amis arrivent juste &#224; temps pour voir le nouveau venu appara&#238;tre. Vite, on lui envoie une invitation &#224; rejoindre le groupe. Il l&#8217;annule. On lui en envoie une autre. Il l&#8217;annule. Une troisi&#232;me. Il l&#8217;annule encore. On y regarde de plus pr&#232;s et on le voit tourner sur lui m&#234;me les bras ballants. Il semble perdu. Devant la gravit&#233; de la situation, on d&#233;cide de grand moyens. Un coup de t&#233;l&#233;phone lui est pass&#233; :</p>
<blockquote><p align="justify">- Ey c&#8217;est nous qui t&#8217;invitons, accepte !</p>
</blockquote>
<p align="justify">Retour dans le jeu. On conduit le nouveau venu devant les donneurs de qu&#234;tes.Il reste encore les bras ballants. Nouveau coup de t&#233;l&#233;phone</p>
<blockquote><p align="justify">- Clique que le personnage et accepte la qu&#234;te !</p>
</blockquote>
<p align="justify">Visiblement, le nouveau n&#8217;a pas encore param&#233;tr&#233; son compte, et les qu&#234;tes d&#233;filent&#160; l e n t e m e n t au lien de s&#8217;afficher d&#8217;un seul coup. On s&#8217;impatiente. On finit enfin par emmener le nouveau sur le lieu de la premi&#232;re qu&#234;te. Et l&#224; encore : bras ballants . Le canal de groupe chauffe :</p>
<blockquote><p align="justify">- tape les mobs noob !</p>
<p align="justify">- ???</p>
</blockquote>
<p align="justify">Nouveau coup de t&#233;l&#233;phone. &quot;Faut taper les loups&quot; explique-t-on. Le guerrier s&#8217;ex&#233;cute. Ai-je dis que c&#8217;&#233;tait un guerrier ? Comme tout bon guerrier, il est rapidement envieux des armes de ses deux amis chasseurs</p>
<blockquote><p align="justify">- comment on a un fusil ?</p>
<p align="justify">- t&#8217;as pas besoin de fusil t un wawa</p>
<p align="justify">- les guerriers n&#8217;ont pas de fusil, c les chasou qu&#8217;en ont </p>
</blockquote>
<p align="justify">Le guerrier est un peu d&#233;&#231;u. En attendant, il tape quelques mobs. Il r&#233;ussit a finir sa premi&#232;re qu&#234;te. GG !</p>
<p align="justify">Pour r&#233;aliser une qu&#234;te qui prend 5 minutes, il lui aura fallu trois quart d&#8217;heure.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Voil&#224; donc un adolescent tout ce qu&#8217;il y a de plus banal avec deux de ses amis, tout ce qu&#8217;il y a de plus banal &#233;galement. Il sait se servir d&#8217;un t&#233;l&#233;phone portable, a une console de salon et une console portable avec lesquelles il joue r&#233;guli&#232;rement. Il a &#233;galement un ordinateur avec lequel il surfe sur le r&#233;seau et dont il se sert aussi pour jouer. Et voil&#224; que cet adolescent est bien en peine de ma&#238;triser un jeu comme World Of Warcraft. Ce n&#8217;est pas que le jeu soit plus compliqu&#233; qu&#8217;un autre. C&#8217;est tout simplement que comme tout ce qui est nouveau, il demande un temps d&#8217;apprentissage.</p>
<p align="justify">Autrement dit, il n&#8217;y a pas une affinit&#233; particuli&#232;re entre des &quot;jeunes&quot; et les mondes num&#233;riques. Chaque dispositif &#8211; forum, messagerie instantann&#233;e, jeux&#8230; &#8211; demande un temps d&#8217; adaptation et des apprentissages. Le fait que les dispositifs aient des grammaires communes : par exemple, les MMO fonctionnent tous sur les m&#234;me principes; a l&#8217;int&#233;rieur d&#8217;un MMO, les commandes du chat sont semblables a celles des chats que l&#8217;on trouve sur l&#8217;Internet etc. &#8211; facilite grandement les apprentissages car il suffit de savoir se servir d&#8217;un dispositif pour &#234;tre a l&#8217;aise dans toute une s&#233;rie de situations. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>A chaque g&#233;n&#233;ration, son internet</strong></p>
<p align="justify"><a href="http://www.psyetgeek.com/wp-content/uploads/2009/02/gnrations-internet-pew-internet.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="G&#233;n&#233;rations Internet Pew Internet 2009" src="http://www.psyetgeek.com/wp-content/uploads/2009/02/gnrations-internet-pew-internet-thumb.png" width="322" align="left" border="0" /></a>Le mot cl&#233; est ici : temps. Les apprentissages prennent beaucoup de temps. Le temps c&#8217;est aussi ce dont disposent les senior, et ils ma&#238;trisent &#233;galement les outils du web. La diff&#233;rence entre les plus vieux et les plus jeunes tient surtout au types de dispositifs qu&#8217;ils utilisent pr&#233;f&#233;rentiellement. Les plus jeunes aiment les messageries instantan&#233;es, et les plus vieux les forums. </p>
<p align="justify">Le PewInternet note que contrairement a ce qui est g&#233;n&#233;ralement proclam&#233;, la G&#233;n&#233;ration Y ne domine pas l&#8217;internet. Les usages se diversifient selon l&#8217;age. La g&#233;n&#233;ration X est celle qui utilise le plus l&#8217;internet pour les service bancaire, le commerce et obtenir des informations sur la sant&#233; en g&#233;n&#233;ral. Les baby boomers l&#8217;utilisent comme la g&#233;n&#233;ration Y pour organiser des voyages. (source : <a href="http://www.pewinternet.org/PPF/r/275/report_display.asp" target="_blank">Pew Internet</a>). Chaque g&#233;n&#233;ration a donc un internet particulier et des usages du r&#233;seau qui correspondent a leurs besoins. </p>
<p align="justify"> Si l&#8217;Internet reste encore jeune, de plus en plus de personnes de plus de quarante ans l&#8217;investissent. Ce sont les seniors qui enregistrent la plus forte croissance. En 2005, 26% des personnes de 70-75 &#233;taient sur Internet. Elles sont aujourd&#8217;hui 45% &#224; &#234;tre en ligne.</p>
<p align="justify"><a href="http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_Generations_2009.pdf" target="_blank">Le Pew Internet observe trois usages</a></p>
<p align="justify"><strong>Les adolescents et la g&#233;n&#233;ration Y (18-32) utilisent le r&#233;seau pour le jeu et les r&#233;seaux sociaux</strong></p>
<p align="justify">Les jeux vid&#233;os, les mondes en ligne comme Second Life, la musique en ligne sont pr&#233;f&#233;rentiellement utilis&#233;s par les plus jeunes. Ce sont eux qui ont le plus tendance &#224; blogger et &#224; commenter les blogues des autres. Ils utilisent plus facilement les r&#233;seaux sociaux pour rester en contact avec leurs amis, et h&#233;sitent moins a compl&#233;ter leurs profils ou &#224; le mettre &#224; jour. Enfin, ils utilisent plus fr&#233;quemment les messageries instantan&#233;es. Le jeu reste l&#8217;activit&#233; reine chez les plus jeunes(78% des 12-17 ans) [Voir <a href="http://pewinternet.org/PPF/r/263/report_display.asp" target="_blank">Teens, Video Games and Civics</a>]. Il est suivi de pr&#232;s par l&#8217;email (73% des 12-17 ans)</p>
<p align="justify"><strong>Les plus vieux se servent d&#8217;Internet pour chercher des informations et commercer</strong></p>
<p align="justify">Les plus vieux se servent d&#8217;avantage d&#8217;Internet comme un lieu de ressource pour trouver des informations, le mail et pour faire des achats. Les informations relatives &#224; la sant&#233; sont particuli&#232;rement pris&#233;es. La g&#233;n&#233;ration X (33-72 ans) utilise principalement le r&#233;seau pour faire des achats : 80% d&nbsp;&raquo;entre eux ach&#233;te en ligne, contre 38% chez les adolescents. Ce sont &#233;galement eux qui utilisent le plus les services bancaires</p>
<p align="justify"><strong>Le t&#233;l&#233;chargerment des vid&#233;os, les voyages et les recherches sur le travail r&#233;unissent les plus vieux et les plus jeunes</strong></p>
<p align="justify">Quelques activit&#233;s sont partag&#233;es par les plus vieux et les plus jeunes. Le t&#233;l&#233;chargement des vid&#233;os qui &#233;tait en 2005 tr&#232;s populaire chez les plus jeunes est maintenant entr&#233; dans les usages de la g&#233;n&#233;ration X . M&#234;me les plus vieux t&#233;l&#233;chargent davantage de vid&#233;os qu&#8217;en&#160; 2005 : 13% des 64-72 ans disent qu&#8217;ils t&#233;l&#233;chargent des vid&#233;os alors qu&#8217;ils n&#8217;&#233;taient que 8% en 2005</p>
<p align="justify"><strong></strong></p>
<p align="justify">
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=436&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/nous-sommes-tous-des-digital-migrants/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une boite &#224; outil pour les mondes num&#233;riques</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/une-boite-outil-pour-les-mondes-numriques</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/une-boite-outil-pour-les-mondes-numriques#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 12:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie psychologie psychanalyse gabriel tarde guy gimenez serge tisseron didier anzieu image geneviève lombard annie anzieu michel de certeau philippe hert sociologie bruno latour luc boltanski]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/une-boite-outil-pour-les-mondes-numriques</guid>
		<description><![CDATA[Des r&#233;cits marchent devant les pratiques sociales pour leur ouvrir un champ&#34; Michel de Certeau Pour Michel de Certeau, ces r&#233;cits &#233;taient ceux des petites gens, des hommes et femmes &#34;sans qualit&#233;s&#34;. Comment ne pas voir que le bavardage de quelques un a ouvert le champ de la blogosph&#232;re ? Comment ne pas voir que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fune-boite-outil-pour-les-mondes-numriques"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fune-boite-outil-pour-les-mondes-numriques&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<blockquote><p>Des r&#233;cits marchent devant les pratiques sociales pour leur ouvrir un champ&quot; <strong>Michel de Certeau</strong></p>
</blockquote>
<p><img height="161" src="http://www.tooloutil.com/images/BT11.jpg" width="161" align="left" />Pour Michel de Certeau, ces r&#233;cits &#233;taient ceux des petites gens, des hommes et femmes &quot;sans qualit&#233;s&quot;. Comment ne pas voir que le bavardage de quelques un a ouvert le champ de la blogosph&#232;re ? Comment ne pas voir que les gazouillis de Twitter ont produisent en ce moment m&#234;me <em>autre chose ?&#160; </em></p>
<p>On trouve en compagnie des r&#233;cits des <strong>th&#233;ories. </strong>Il est assez facile de voir que des th&#233;ories qui ont bruiss&#233; dans les ann&#233;es 70 prennent corps dans le r&#233;seau d&#8217;aujourd&#8217;hui. Nous avons par ailleurs besoin de ces th&#233;ories pour nous aider &#224; ajouter de l&#8217;intelligence &#224; ces mondes num&#233;riques qui sinon risquent forts de rester malins.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Chacun a sa bo&#238;te &#224; outil pour essayer de comprendre ce que l&#8217;Internet fait de nous. Voici la mienne. </p>
<p><strong>1</strong>. L&#8217;association <a href="http://association.cor.free.fr" target="_blank">Clinique des Objets de Relation</a> a fait un travail int&#233;ressant sur les m&#233;diations; Guy Gimenez en a fait une bonne synth&#232;se dans <strong><a href="http://www.amazon.fr/processus-psychiques-m%C3%A9diation-Bernard-Chouvier/dp/210008268X" target="_blank">Les processus psychiques de la m&#233;diation</a>, (Chouvier</strong> et all) Les objets peuvent &#234;tre des ponts vers l&#8217;autres. ils m&#233;diatisent alors la rencontre en &#233;tablissant une zone tampon entre les deux subjectivit&#233;s. On peut alors parler de l&#8217;objet tout en parlant d&#8217;autre chose &#8211; par exemple, s&#8217;extasier sur le collier de la dame. La m&#233;diation peut aussi &#233;chouer, parce que l&#8217;autre vivra l&#8217;int&#233;ret port&#233; &#224; son objet comme trop proche de lui. C&#8217;est que ces objets de relation sont biface : une face est tourn&#233;e vers l&#8217;ext&#233;rieur &#8211; le collier est le collier &#8211; et une autre est tourn&#233;e vers l&#8217;int&#233;rieur : le collier est li&#233; &#224; tout un ensemble de souvenirs conscients et a la vie psychique inconscient : repr&#233;sentations, fantasmes, affects. Nous avons un exemple de ces objets de relation dans les psychoth&#233;rapies m&#233;diatis&#233;es par le jeu vid&#233;o. Dans ce cas, le jeu vid&#233;o permet d&#8217;&#233;tablir avec le patient une zone dans laquelle il ne se sent pas menac&#233; : il joue au jeu vid&#233;o: tout en lui donnant l&#8217;occasion, par ses verbalisations, de parler d&#8217;autre chose.</p>
<p><strong>2. </strong>Le travail de<strong> Serge Tisseron</strong> sur le <a href="http://www.psyapsy.org/index.php?Itemid=76&amp;id=223&amp;option=com_content&amp;task=view" target="_blank">travail&#160; des objets</a> est aussi une cl&#233; importante. Les objets ne nous laissent pas indiff&#233;rents : ils suscitent en nous &#233;mois et pens&#233;es, collectivement et individuellement. Par exemple, c&#8217;est apr&#232;s avoir &#233;t&#233; boulevers&#233; des peintures de Bacon que <strong>Didier Anzieu </strong>a &#233;crit son premier article sur le moi-peau. Le contact avec les objets, leur perte, leurs dons, leurs r&#233;ceptions et leurs destruction sont autant d&#8217;occasion de travail psychique et parfois de symbolisation. Enfin, les objetS sont des espaces de d&#233;p&#244;t. Ils contiennent des &#233;mois, des souvenirs qui ne peuvent &#234;tre sur le moment &#234;tre utilis&#233;s tels quels par le psychisque. Qu&#8217;en est il de ce travail dans les mondes num&#233;riques puisqu&#8217;un objet peut &#234;tre tr&#232;s facilement copi&#233; et transf&#233;r&#233; &#224; d&#8217;autres et aussi tout aussi facilement d&#233;truit ? Qu&#8217;en est il de la symbolisation dans un monde ou les objets sont <strong>&#224; la fois </strong>indestructibles et extr&#234;mement fragiles ?</p>
<p><strong>3. Serge Tisseron </strong>donne une autre cl&#233; de compr&#233;hension des jeux vid&#233;o par son travail sur les <strong><a href="http://www.amazon.fr/Psychanalyse-lImage-premiers-traits-virtuel/dp/2100490508" target="_blank">images</a></strong>. Les images sont des &#233;crans pour la pens&#233;e, c&#8217;est &#224; dire &#224; la fois des <strong>appuis </strong>et des <strong>obstacles</strong>. Les <strong>puissances de l&#8217;image </strong>ont leur place dans les les mondes num&#233;riques: puissance de sensorialit&#233;, de m&#233;moire, d&#8217;accomplissement de d&#233;sir, d&#8217;action et de sens. Les mondes num&#233;riques ont cette particularit&#233; de nous pr&#233;senter des textes comme des images. ils nous permettent &#233;galement de les transformer de fa&#231;on infinie (&#233;dition)</p>
<p><strong>4. <a href="http://www.inconscient.net" target="_blank">Genevieve Lombard</a> </strong>est sans doute la premi&#232;re psychanalyste fran&#231;aise &#224; s&#8217;&#234;tre int&#233;ress&#233;e aux bruissements du r&#233;seau, des murmures de la foret des news jusqu&#8217;aux des ombilics de la blogosph&#232;re en passant par les cin&#233;tiques du r&#233;seau, son point de vue donne toujours &#224; penser.</p>
<p><strong>4. </strong>La m&#233;tapsychologie psychanalytique du dessin (<strong>Annie Anzieu, Serge Tisseron</strong>) est &#233;galement utile pour comprendre ce qui est en jeu dans les mondes num&#233;riques. La trace et l&#8217;effacement n&#8217;y fonctionnent pas du tout de la m&#234;me fa&#231;on, et les supports (la feuille, l&#8217;&#233;cran) y sont &#233;galement tr&#232;s diff&#233;rents. La dynamique du trac&#233; y est &#233;galement diff&#233;rente : ici, ce qui s&#8217;&#233;coule du style est control&#233; et sa forme provoque plaisir ou d&#233;plaisir selon qu&#8217;elle est conforme a ce que l&#8217;on en attendait. L&#224;, la forme est toujours conforme &#224; l&#8217;id&#233;al : un &quot;a&quot; a toujours une forme de &quot;a&quot;</p>
<p><strong>5. </strong>Le travail d&#8217;<strong>Harold Searles </strong>sur <strong><a href="http://www.amazon.fr/Lenvironnement-non-humain-H-Searles/dp/207070680X" target="_blank">l&#8217;environnement non-humain</a></strong>, celui de <strong>Sherry Turkle </strong>sur les <strong><em><a href="http://www.amazon.fr/Life-Screen-Identity-Age-Internet/dp/0684803534/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;s=english-books&amp;qid=1233782161&amp;sr=1-3" target="_blank">objets &#233;vocateurs</a> </em></strong>et celui de Christopher Bollas sur la <strong><a href="http://www.amazon.fr/forces-destin%C3%A9e-Christopher-Bollas/dp/2702125034/ref=sr_1_4?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1233782234&amp;sr=1-4" target="_blank">transitionnalit&#233;</a> </strong>sont aussi des points de r&#233;f&#233;rence importants</p>
<p><strong>6. </strong>En debors de la psychanalyse, le travail de <strong>Michel Foucault&#160; </strong>sur le <strong><a href="http://www.amazon.fr/Surveiller-punir-Michel-Foucault/dp/2070729680/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1233782291&amp;sr=1-1" target="_blank">panoptique</a>, </strong>les <strong><a href="http://foucault.info/documents/heteroTopia/foucault.heteroTopia.fr.html" target="_blank">espaces h&#233;t&#233;rotopiques</a>, </strong>et <strong><a href="http://www.amazon.fr/Dits-Ecrits-2-1976-1988/dp/2070762904/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1233782362&amp;sr=1-1" target="_blank">les techniques de soi</a> </strong>est tout simplement <strong>n&#233;cessaire. </strong></p>
<p><strong>7. </strong>Les r&#233;flexions de <strong>Michel de Certeau</strong> sur <strong><a href="http://www.amazon.fr/Linvention-quotidien-faire-Michel-Certeau/dp/2070325768/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1233782415&amp;sr=1-1" target="_blank">les tactiques et les strat&#233;gies</a> </strong>permettent de comprendre les d&#233;tournements dont le r&#233;seau est habituel, du premier mail de Tomlinson aux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/{machiminas}" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  {machiminas}" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >{machiminas}</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup></p>
<p><strong>8. </strong>Le travail de Marc Aug&#233; prolonge heureusement ceux de Michel de Foucault et de Michel de Certeau. Marc Aug&#233; a montr&#233; que notre soci&#233;t&#233; a produit des lieux particuliers. Ce sont des lieux sans esprit, sans caract&#232;re, sans &#226;me. On n&#8217;y habite pas : on y passe. Ce sont les &#233;changeurs d&#8217;autoroute, les halls d&#8217;a&#233;roport, certaines enseignes commerciales. La halte y est interdite. A cot&#233; des lieux qui sont des espaces de rencontre avec l&#8217;autre et d&#8217;ancrage de l&#8217;identit&#233; (on est de tel village, de tel quartier et m&#234;me de tel immeuble) sont apparus <strong>non-lieux. </strong>Ils sont<strong>&#160;</strong>non-identitaires. Le temps s&#8217;y acc&#233;l&#232;re.</p>
<p><strong>9. Philippe Hert </strong>a &#233;crit deux textes &#224; la fois magistraux et stimulants: Internet comme dispositif h&#233;t&#233;rotopique et Quasi oralite dans l&#8217;ecriture electronique </p>
<p><strong>10. La sociologie&#160; </strong>apporte une contribution importante avec des auteurs comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Tarde" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Gabriel Tarde" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Gabriel Tarde</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Latour" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Bruno Latour" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Bruno Latour</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Boltanski" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Luc Boltanski" style="padding-bottom: 2px; border-bottom: 1px dotted #DD0000" >Luc Boltanski</a><sup style="font-family: Georgia, Times New Roman, Serif; font-weight: bold; color: #AAAAAA" ><em>W</em></sup>. </p>
<p>&#160;</p>
<p>Et vous, quelle est votre boite &#224; outil ?</p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=422&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/une-boite-outil-pour-les-mondes-numriques/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;identit&#233; dans tous ses &#233;tats</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/lidentit-dans-tous-ses-tats</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/lidentit-dans-tous-ses-tats#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 10:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[gisela pankow]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[introjection]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[oubli]]></category>
		<category><![CDATA[projection]]></category>
		<category><![CDATA[serge tisseron]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/lidentit-dans-tous-ses-tats</guid>
		<description><![CDATA[Nos identit&#233;s en ligne sont nos ambassades. Elles nous repr&#233;sentent dans des territoires &#233;trangers et nous attendons d&#8217;elles que leur souverainet&#233; soit &#224; la fois reconnue et respect&#233;e. Ces ambassades peuvent avoir des formes diverses. Elles peuvent &#234;tre le nom que l&#8217;on utilise sur Usenet ou sur une liste de diffusion. Cela peut aussi &#234;tre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Flidentit-dans-tous-ses-tats"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Flidentit-dans-tous-ses-tats&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p align="justify">Nos identit&#233;s en ligne sont nos ambassades. Elles nous repr&#233;sentent dans des territoires &#233;trangers et nous attendons d&#8217;elles que leur souverainet&#233; soit &#224; la fois reconnue et respect&#233;e. Ces ambassades peuvent avoir des formes diverses. Elles peuvent &#234;tre le nom que l&#8217;on utilise sur Usenet ou sur une liste de diffusion. Cela peut aussi &#234;tre une image que l&#8217;on associe &#224; son identit&#233; en ligne. Cette identit&#233; est composite : certains &#233;l&#233;ments sont enti&#232;rement construits par l&#8217;utilisateur (nom, login, signature succession de caract&#232;res &#224; la droite du signe @), d&#8217;autres d&#233;pendent d&#8217;un tiers (adresse IP, suffixe de l&#8217;adresse email). Tous d&#233;pendent des sp&#233;cificit&#233;s des espaces en ligne consid&#233;r&#233;s : certaines listes de diffusion n&#8217;acceptent que le texte brut; certains noms peuvent &#234;tre interdits comme dans le MMO City of Heroes qui bannit tout joueur prenant le nom d&#8217;un super h&#233;ro existant.</p>
<p align="justify">L&#8217;identit&#233; en ligne ne se limite pas &#224; ces &#233;l&#233;ments. Le fond que l&#8217;on son mail, les couleurs et les caract&#232;res avec lesquelles on &#233;crit, leurs variations sont autant d&#8217;&#233;lements avec lesquels l&#8217;identit&#233; se dit et se transmet. Enfin, l&#8217;identit&#233; en ligne passe par les autres : leurs commentaires, leurs r&#233;ponses, leurs silences valident ou invalident</p>
<p align="justify">Je ne m&#8217;int&#233;resse ici qu&#8217;&#224; la partie sur laquelle l&#8217;utilisateur &#224; une libert&#233; totale. L&#8217;identit&#233; en ligne est alors le support et le contenant de tout un travail psychique. Ce travail est un travail de symbolisation qui aboutit &#224; l&#8217;&#233;largissement du Moi. Ce travail met en jeu <strong>l&#8217;environnement non-humain</strong>, comme l&#8217;ont montr&#233; <strong>Harold Searles</strong> (1986) et <strong>Serge Tisseron</strong> (1995). Pour ce dernier, le rapport aux objets met en jeu une&#160; double circulation entre le monde externe et le monde interne. Une premi&#232;re boucle est constitu&#233;e par projection dans le monde non-humain d&#8217;exp&#233;riences qui ne peuvent &#234;tre sur le moment suffisamment int&#233;gr&#233;es. D&#8217;une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le monde est prend la teinte de nos projections, et qu&#8217;il semble morne et triste lorsque l&#8217;on est d&#233;prim&#233;.&#160; Ces exp&#233;riences sont dans un second temps r&#233;install&#233;es &#224; l&#8217;int&#233;rieur de du psychisme par introjection. Cette r&#233;installation se fait par petites touches, banalement, au contact des objets qui ont &#233;t&#233; d&#233;positaires des projections : on se sentira plus beau dans ce v&#234;tement particulier; le contact de tel objet rassurera. Cette r&#233;installation d&#8217;exp&#233;riences pr&#233;alablement mises en d&#233;p&#244;t dans le monde ext&#233;rieur peut se faire sur plusieurs g&#233;n&#233;rations. Les enfants ou les petits enfants int&#233;riorisent alors ce qui ce qui &#233;tait rest&#233; en souffrance chez un parent ou un grand parent via un objet laiss&#233; en h&#233;ritage. Des &#233;motions, des pens&#233;es ou des fantasmes peuvent &#234;tre pris dans cette circulation psychique.</p>
<p align="justify">L&#8217;environnement humain joue bien entendu &#233;galement un r&#244;le. Il appara&#238;t dans la succession des identifications et des d&#233;sidentifications associ&#233;es aux usages que l&#8217;on a de l&#8217;objet. Mettre le costume de Robin des Bois, c&#8217;est aussi s&#8217;identifier &#224; Robin des Bois. Ce principe n&#8217;est pas limit&#233; &#224; l&#8217;enfance. Pour beaucoup, le costume professionel permet d&#8217;entrer dans le r&#244;le qui lui correspond. Il permet de s&#8217;identifier &#224; un personnage&#160; et d&#8217;incarner une fonction- cela peut &#234;tre une personne que l&#8217;on a connu ou un id&#233;al &#8211; et d&#8217;&#234;tre identifi&#233; comme tel par les autres. Les identifications fonctionnent &#233;galement au coeur de la relation que l&#8217;on a avec les objets. Ne pas se s&#233;parer d&#8217;un objet, c&#8217;est rejouer dans la relation avec cet objet la question d&#8217;une s&#233;paration qui s&#8217;est jou&#233; avec un autre. Mais c&#8217;est aussi se donner l&#8217;occasion de la rejouer diff&#233;rement puisque l&#8217;on peut &#234;tre alternativement celui qui se s&#233;pare et celui dont on se s&#233;pare.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Ces m&#233;canismes existent &#233;galement pour les objets num&#233;riques en g&#233;n&#233;ral et pour les identit&#233;s en ligne en particulier. Le fait que les objets num&#233;riques soient facilement rempla&#231;ables parce que duplicables ne nous emp&#234;chent pas de les investir fortement. Certains ont besoin d&#8217;un environnement particulier pour pouvoir se sentir &#224; l&#8217;aise avec l&#8217;ordinateur. Cela va du r&#233;glage des pr&#233;f&#233;rences du navigateur a l&#8217; utilisation de logiciels sp&#233;cifiques. Bien &#233;videment, certains choix sont reli&#233;s &#224; des positions id&#233;ologiques &#8211; on est MAC ou PC, linux ou Window&#8230; &#8211; mais ces positions sont toujours aussi r&#233;f&#233;rables &#224; des &#233;l&#233;ments personnels . Avoir besoin de telle page d&#8217;accueil pour son navigateur Internet est par exemple en lien avec les accueils que l&#8217;on estime &#234;tre en droit de recevoir</p>
<p align="justify">&#160; </p>
<p align="justify"><strong>Identit&#233;s</strong></p>
<p align="justify">La fa&#231;on dont les identit&#233;s se disposent sur le r&#233;seau attir&#233; l&#8217;attention des observateurs. L&#8217;un des premiers d&#8217;entre eux a &#233;t&#233; John Suler qui a mis l&#8217;accent sur la &quot;labilit&#233;&quot; des idenit&#233;s en ligne. John Suler entend par l&#224; qu&#8217;il nous est facile de changer d&#8217;identit&#233; sur le r&#233;seau, puisque celle ci n&#8217;est plus attach&#233; &#224; des constantes physiologiques. Lisa Nakamura est all&#233; jusqu&#8217;a parler de &quot;tourisme identitaire&quot; pour d&#233;crire la fa&#231;on dont nous pouvons &quot;visiter&quot; d&#8217;autres identit&#233;. d&#8217;autres Soi. Mais ce sont surtout les &quot;Gender studies&quot; qui s&#8217;y sont int&#233;ress&#233;es de pr&#232;s : l&#8217;Internet semblait &#234;tre une sorte de gigantesque bac &#224; sable ou leurs les rapports entre l&#8217;identit&#233; et le corps pouvaient &#234;tre mis &#224; l&#8217;&#233;preuve.</p>
<p align="justify">Aujourd&#8217;hui, la tendance semble plut&#244;t &#234;tre invers&#233;e : chacun veille sur <em>son</em> identit&#233; en ligne. L&#224; o&#249; Suler observait un mouvement de diffraction, on note aujourd&#8217;hui une tendance &#224; la concentration. Les diff&#233;rents espaces d&#8217;&#233;criture sont per&#231;us comme des espaces de comp&#233;tition o&#249; inscrire son identit&#233; permet de r&#233;server son espace, et partant, son influence. Un outil comme <a href="http://usernamecheck.com/" target="_blank">usernamecheck.com</a> montre bien les besoins que nous avons de v&#233;rifier l&#8217;&#233;tat de disponibilit&#233; de notre identit&#233; en ligne.</p>
<p align="justify">Il s&#8217;agit l&#224; des deux faces d&#8217;un travail sur l&#8217;identit&#233; que les mondes en ligne permettent ou imposent. Le m&#233;canisme pr&#233;valent de ce travail est l&#8217;identification c&#8217;est &#224; dire le<strong> &quot;processus psychologique par lequel un sujet assimile un aspect, une propri&#233;t&#233;, un attribut de l&#8217;autre et se transforme, totalement ou partiellement, sur le mod&#232;le de celui-ci&quot;</strong> (Laplanche et Pontalis, 1988). Cette identification comportent deux volets. Le premier est de &quot;reconna&#238;tre pour identique&quot;. Le second est l&#8217;acte par lequel on devient identique &#224; quelque d&#8217;autre. La psychanalyse s&#8217;est plus &#233;tendue sur le seconde sens du mot identification. Freud y voit le processus &#224; la base de la sympathie, de l&#8217;imitation et de la contagion mentale : <strong>&quot;l&#8217;identification n&#8217;est pas simple imitation, mais appropriation fond&#233;e sur la pr&#233;tention &#224; une &#233;tiologie commune; elle exprime un &quot;tout comme si&quot; et se rapporte &#224; un &#233;l&#233;ment commun qui demeure dans l&#8217;inconscient&quot;</strong> (Freud, 1900 : 115)</p>
<p align="justify">L&#8217;identification est un m&#233;canisme charni&#232;re. Elle est en jeu &#224; la fois dans ce que nous avons de plus singulier et de plus priv&#233;&#160; et dans le lien que nous avons avec l&#8217;autre (Ka&#235;s, Un singulier pluriel). Le travail de l&#8217;identit&#233; est ce qui nous permet de nous sentir jour apr&#232;s jour identiques &#224; nous m&#234;me. Il doit &#234;tre suffisament souple pour nous permettre des changements au fil du temps ou lorsque nous sommes confront&#233;s a des traumatismes sans que ces changements n&#8217;introduisent de trop grandes ruptures dans le sentiment de continuit&#233; d&#8217;exister. Identitiques &#224; nous m&#234;mes, nous le sommes aussi &#224; plusieurs autres : en chaque un, plusieurs identifications peuvent se cotoyer : <strong>&quot;le fait de l&#8217;identification autorise peut-&#234;tre un emploi <em>litt&#233;ral</em>&#160; de l&#8217;expression : pluralit&#233; des personnes psychiques&quot; </strong>(Freud, 1887,1902).</p>
<p align="justify">Ces deux versants du travail de l&#8217;identit&#233; se retrouvent dans nos usages en ligne. Lorsque nous utilisons diff&#233;rentes identit&#233;s en ligne, ou une identit&#233; en ligne diff&#233;rente de ce que nous nous sentons &#234;tre hors ligne, nous explorons les diff&#233;rentes identifications qui nous composent. Lorsque nous utilisons la m&#234;me identit&#233; en ligne dans des environnements diff&#233;rents, nous mettons &#224; l&#8217;&#233;preuve le sentiment de continuit&#233; de notre identit&#233;. Dans le premier cas, nous sentons les diff&#233;rentes parties qui nous composent, alors que dans le second nous nous vivons plut&#244;t comme uniques</p>
<p align="justify">C&#8217;est ainsi que l&#8217;on pourra changer sans que son identit&#233; en ligne ne change. Par exemple, garder le m&#234;me nom en ligne apr&#232;s un divorce, ou maintenir une photo li&#233;e &#224; un profil qui ne correspond plus &#224; ce que l&#8217;on est hors ligne. On pourra aussi avoir des identit&#233;s en ligne tr&#232;s diff&#233;rentes de son identit&#233; hors ligne&#160; que ces identit&#233;s soient dans des lieux diff&#233;rents (<a href="http://eu.wowarmory.com/search.xml?searchQuery=rastofire&amp;searchType=all" target="_blank">Rastofire</a> sur World of Warcraft, Lacan sur City of Heroes) ou dans le m&#234;me lieu (<a href="http://twitter.com/rastofire" target="_blank">Rastofire</a> ou <a href="http://twitter.com/yannleroux" target="_blank">yannleroux</a> sur Twitter). De premier cas, nous exp&#233;rimentons des changements d&#8217;identit&#233; sans changement d&#8217;apparence, et dans le second des changements d&#8217;apparence sans changement d&#8217;identit&#233;. </p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;identit&#233; comme forme, comme contenu et sens.</strong></p>
<p align="justify">Nos identit&#233;s en ligne sont investies tant&#244;t comme des formes, tant&#244;t comme des contenus et du sens. </p>
<p align="justify">Le num&#233;rique est la derni&#232;re &#233;tape en date d&#8217;une &#233;volution qui a vu peu a peu les objets s&#8217;&#233;loigner du corps de l&#8217;homme : d&#8217;abord prolongement d&#8217;une de ses fonctions avec l&#8217;outil, puis automatisation de ces fonctions avec la machine, les objets sont maintenant d&#233;mat&#233;rialis&#233;s. Ils ne sont accessibles que dans un espace num&#233;rique avec des interfaces particuli&#232;res. Cela n&#8217;emp&#234;che pas que nous ayons avec eux les m&#234;me rapports que nous avons avec les objets en g&#233;n&#233;ral.</p>
<blockquote><p align="justify"><strong>&#171; Tous les objets sont &#224; la fois des supports de relation et de communication, des poteaux indicateurs de nos r&#234;ves, avou&#233;s ou secrets, et des outils pour nous assimiler le monde &#187; S</strong>. TISSERON, Comment l&#8217;esprit vient aux objets, Aubier, 1999, p. 22</p>
</blockquote>
<p align="justify">En ligne, nous faisons fonctionner de notre identit&#233; de deux fa&#231;ons. Nous pouvons choisir une identit&#233; diff&#233;rente pour chaque lieu ou d&#8217;avoir la m&#234;me identit&#233; dans des lieux diff&#233;rents. En d&#8217;autres termes, nous pouvons choisir de garder la m&#234;me forme pour plusieurs identit&#233;s, o&#249; garder la m&#234;me identit&#233; sous plusieurs formes. Ce capacit&#233; a &#233;t&#233; jusqu&#8217;&#224; pr&#233;sent interpr&#233;t&#233;e dans le sens d&#8217;une explorations des diff&#233;rentes parties du Self. Une autre interpr&#233;tation est possible. Ces jeux d&#8217;identit&#233; renvoient aux deux grandes fonctions de l&#8217;image inconsciente du corps telles que les a d&#233;finie Gisela Pankow</p>
<blockquote><p align="justify">&quot;<strong><em>La premi&#232;re fonction de l&#8217;image du corps</em> concerne uniquement sa structure en tant que forme ou <em>Gestalt,</em> c&#8217;est &#224; dire en tant que cette structure exprime un lien dynamique entre les parties et la totalit&#233;</strong> (&#8230;) <strong><em>La seconde fonction de l&#8217;image du corps</em>&#160; ne concerne plus la structure comme forme, mais comme contenu et sens. C&#8217;est ici que l&#8217;image comme repr&#233;sentation ou reproduction d&#8217;un objet, ou m&#234;me encore comme renvoi &#224; autre chose joue un r&#244;le consid&#233;rable</strong>&quot;&#160; Gisela Pankow, Structure familiale et psychose Flammarion<strong>,</strong> Champs, 2005 p. 27-28</p>
</blockquote>
<p align="justify">Comme <em>forme, </em>l&#8217;identit&#233; num&#233;rique autorise les changement d&#8217;apparence sans changement de d&#8217;identit&#233;, et les changements d&#8217;identit&#233; sans changement de forme. Il est possible d&#8217;avoir plusieurs avatars dans des mondes persistants et un compte peut &#234;tre partag&#233; par plusieurs personnes. Comme <em>contenu </em>et <em>sens, </em>ce qui est en cause, c&#8217;est moins la fonction contenante que le sens donn&#233; au contenu.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Identit&#233; comme support de m&#233;moire et d&#8217;oubli.</strong></p>
<p align="justify">Nous avons deux types de relations avec nos identit&#233;s en ligne. Celles ci peuvent &#234;tre des <strong>supports de m&#233;moire. </strong>Elles comm&#233;morent alors un &#233;v&#233;nement, heureux ou malheureux. L&#8217;identit&#233; rappellera alors une naissance, un lieu, une langue. Ce rappel peut &#234;tre manifeste dans sa forme et visible pour tous ou cach&#233; et connu du sujet seul. C&#8217;est le cas, par exemple, du mot de passe qui est souvent compos&#233; de dates anniversaires ou de lieux <em>que l&#8217;on ne peut pas oublier</em>.&#160; Elles peuvent aussi &#234;tre des <strong>supports d&#8217;oubli. </strong>L&#8217;identit&#233; en ligne est alors comme un placard dans lequel on enferme une id&#233;e, un affect, un souvenir avec lequel on ne souhaite plus &#234;tre en contact. Elle sont alors d&#233;sinvesties consciemment et parfois inconsciemment. L&#8217;important est moins l&#8217;objet &#8211; l&#8217;identit&#233; en ligne &#8211; que le processus &#8211; le d&#233;sinvestissement &#8211; dans lequel il est pris. Ce d&#233;sinvestissement est le signal que d&#8217;autres d&#233;sinvestissements sont possibles et/ou en cours. Il faut a ce propos remarquer que sur Internet, le d&#233;sinvestissement est tr&#232;s souvent pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; la destruction d&#8217;un compte&#8230; un peu &#224; la mani&#232;re des inconscients individuels ou collectifs dans lesquels les contenus ne sont jamais d&#233;truits, mais r&#233;prim&#233;s, d&#233;plac&#233;s, refoul&#233;s ou forclos.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><strong>Conclusion</strong></p>
<p align="justify">De la m&#234;me fa&#231;on que les objets constituent des enveloppes pour l&#8217; identit&#233; de chacun (Tisseron, 1995), nos identit&#233;s en ligne constituent des supports d&#8217;inscription, de protection et de communication. Chaque pseudo, chaque adresse email, chaque &#233;l&#233;ment mis en ligne, dans sa forme comme dans son contenu, sont des occasions donn&#233;es pour un travail psychique qui va soit dans le sens d&#8217;une plus grande symbolisation. Il s&#8217;agit alors d&#8217;une introjection r&#233;ussie qui permet de mettre en mot et de partager avec un autre des &#233;l&#233;ments psychiques. Ce travail peut aussi rencontrer des avatar et &#234;tre mis, temporairement ou durablement entre parenth&#232;se. L&#8217;identit&#233; en ligne est alors une occasion de d&#233;p&#244;t &#8211; comme on se d&#233;barasse un moment d&#8217;un fardeau trop lourd pour soi &#8211; et le traitement de ce qui ne peut &#234;tre imm&#233;diatement en charge passe par des processus qui vont du non advenu au d&#233;ni en passant par la d&#233;n&#233;gation.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=392&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/lidentit-dans-tous-ses-tats/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Il n&#8217;y a pas d&#8217;addiction aux jeux videos</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/il-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-videos</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/il-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-videos#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 09:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeux vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[addiction]]></category>
		<category><![CDATA[keith bakker]]></category>
		<category><![CDATA[michael stora]]></category>
		<category><![CDATA[serge tisseron]]></category>
		<category><![CDATA[thomas gaon]]></category>
		<category><![CDATA[yann leroux]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/il-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-videos</guid>
		<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas d&#8217;addiction &#224; l&#8217;Internet&#124;aux jeux vid&#233;os. Vol&#224; un billet que j&#8217;ai &#233;crit en 2006 et ma position n&#8217;a pas boug&#233; depuis. Elle s&#8217;articule principalement autour de deux points : 1. la psychopathologie. Ce que l&#8217;on rassemble sous le terme d&#8217;addiction aux jeux vid&#233;os ne correspond pas la s&#233;miologie de l&#8217;addiction sauf a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fil-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-videos"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fil-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-videos&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<h4><a href="http://yann.leroux.free.fr/?p=94">Il n&#8217;y a pas d&#8217;addiction &#224; l&#8217;Internet|aux jeux vid&#233;os</a>. Vol&#224; un billet que j&#8217;ai &#233;crit en 2006 et ma position n&#8217;a pas boug&#233; depuis. Elle s&#8217;articule principalement autour de deux points :</h4>
<p><strong>1. la psychopathologie. </strong>Ce que l&#8217;on rassemble sous le terme d&#8217;addiction aux jeux vid&#233;os ne correspond pas la s&#233;miologie de l&#8217;addiction sauf a faire &#233;clater la notion sous le terme d&#8217;addiction sans objet (ou sans drogue). En psychologie comme dans les autres disciplines, le principe d&#8217;&#233;conomie est applicable : on n&#8217;invente pas de nouvelles hypoth&#232;ses si le ph&#233;nom&#232;ne observ&#233; peut s&#8217;expliquer avec les th&#233;ories existantes. Pour le jeu vid&#233;os, c&#8217;est clairement le cas. Jouer peut &#234;tre pris dans une probl&#233;matique obsessionnelle (la compulsion), d&#233;pressive (jouer pour &#233;viter de penser), narcissique (jouer restaurer ou maintenir un id&#233;al) ou m&#234;me psychotique (jouer pour s&#8217;&#233;prouver vivre). Dans tous ces cas de figure, &quot;jouer&quot; est un terme impropre puisque <a href="http://yann.leroux.free.fr/?p=105" target="_blank">les fonctions du jeu vid&#233;o</a>&#160; sont grandement alt&#233;r&#233;es.</p>
<p><strong>2. l&#8217;&#233;thique. </strong>La notion d&#8217;addiction sans objet conduit &#224; faire de tout et n&#8217;importe quoi une addiction. On peut ainsi lire dans Les nouvelles addictions que les femmes battues seraient d&#233;pendantes de la violence. Les enfants agit&#233;s qui re&#231;oivent des corrections de leurs parents seraient dans le m&#234;me cas. Le cadre surmen&#233; par une hi&#233;rarchie&#160; et serait lui d&#233;pendant du travail.&#160; On en arrive a des positions qui montrent bien que la psychologie peut &#234;tre un relais disciplinaire tel que l&#8217;entendait Michel Foucault dans <a href="http://www.amazon.fr/Surveiller-punir-Michel-Foucault/dp/2070729680" target="_blank">Surveiller et Punir</a> :</p>
<blockquote><p>il peut y avoir des addictions meilleures que d&#8217;autres. Celles qui sont li&#233;es au travail, par exemple. <strong><a href="http://www.inpes.sante.fr/SLH/articles/396/03.htm" target="_blank">Michael Stora</a></strong>&#160;</p>
</blockquote>
<p>Gameblog.fr vient de publier un billet faisant &#233;tat de la position de Keith Baker : <a href="http://www.gameblog.fr/news_7087_jeu-video-addiction-un-specialiste-se-retracte" target="_blank">Jeu vid&#233;o et addiction : un sp&#233;cialiste se r&#233;tracte.</a> Keith Baker a ouvert en 2006 le premier centre pour les d&#233;pendants aux jeux vid&#233;os, la Smith &amp; Jones Centre. Deux ans d&#8217;exp&#233;rience, des centaines de patients pour en arriver &#224; la conlusion qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;addiction aux jeux vid&#233;os</p>
<blockquote><p>Ces enfants arrivent en montrant quelques vagues sympt&#244;mes similaires &#224; d&#8217;autres addictions, et d&#233;pendances chimiques, mais plus nous travaillons avec ces gosses, moins je pense qu&#8217;on peut appeler &#231;a de la d&#233;pendance. Ce dont beaucoup de ces enfants ont besoin, c&#8217;est de leurs parents et de leurs professeurs d&#8217;&#233;cole &#8211; c&#8217;est un probl&#232;me social&quot;. Jouer excessivement ne serait donc pas un probl&#232;me psychologique, mais bel et bien social. <strong>Keith Bakker</strong></p>
</blockquote>
<p>Le papier reprend une interview de Keith Baker donn&#233; &#224;&#160; BBC News : <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/7746471.stm" target="_blank">Compulsive gamers &quot;not addict&quot;</a> . On trouve d&#8217;ailleurs en langue anglo-saxonne toute une s&#233;rie de papier sur les bienfaits des jeux vid&#233;os : <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/7619372.stm" target="_blank">Computer games drives social ties</a> ou <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/7740895.stm" target="_blank">Online Time &quot;googd for teens&quot;</a> que l&#8217;on comparera avec le fait que la chine tente toujours de <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/6544759.stm" target="_blank">limiter le temps de jeu</a>. Cela me semble tout aussi excessif que de faire des jeux vid&#233;os une drogue. Les jeux vid&#233;os ne sont ni des drogues, ni dans le sens d&#8217;une drogue, ni dans le sens d&#8217;un m&#233;dicament. Ce sont des objets sociaux, profond&#233;ments enracin&#233;s dans la culture, faisant des liens avec la litt&#233;rature et le cin&#233;ma. L&#8217;usage que chacun en fait d&#233;pend d&#8217;une dynamique personnelle. </p>
<p>En France, Thomas Gaon a fait une <a href="http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100435610&amp;fa=sommaire" target="_blank">critique de la notion de d&#233;pendance aux jeux vid&#233;os</a> qui va dans ce sens. Elle n&#8217;est malheureusement pas disponible et ligne et appara&#238;t mal dans le sommaire puisque l&#8217;article est publi&#233; sous le titre curieuse&#160; &#171; Soigner des jeux vid&#233;o / soigner par les jeux vid&#233;o &#187; avec une double signature : Thomas Gaon et Michael Stora.</p>
<p>L&#8217;exemple donn&#233; par la BBC </p>
<blockquote><p>&quot;I liked gaming because people couldn&#8217;t see me, they accepted me as my online character &#8211; I could be good at something and feel part of a group.&quot;</p>
</blockquote>
<p>montre bien ce que le jeu vid&#233;o peut avoir d&#8217;int&#233;gratif. Il montre aussi en creux les difficult&#233; d&#8217;acceptation de soi ou la honte qui peuvent conduire au jeu excessif. Ce qui est recherch&#233; ce n&#8217;est pas alors le plaisir du rush mais l&#8217;appaisement de l&#8217;int&#233;gration dans un groupe ou une guilde. Il est bien &#233;videment d&#8217;autres dynamiques : la compulsion, la d&#233;pression, l&#8217;entr&#233;e dans un fonctionnement psychotique, un traumatisme, une s&#233;paration peuvent &#233;galement se traduire par du jeu excessif</p>
<p>&#160;</p>
<p><strong>Keith Bakker</strong> en est arriv&#233; &#224; ce point. Et il pr&#233;cise que si les figures tut&#233;laires des enfants pr&#234;taient plus d&#8217;attention a ce que les enfants disent, alors les probl&#232;mes d&#8217;isolation et de frustration pourraient &#234;tre trait&#233;es &#224; la source. Cela est tout &#224; fait exact. Il en va dans une famille pour les jeux vid&#233;o comme pour toute autre activit&#233; : elle peut &#234;tre support de communication ou support de silence, c&#8217;est &#224; dire que les jeux vid&#233;os r&#233;v&#232;lent des dynamiques familialles plus qu&#8217;ils ne les cr&#233;ent. </p>
<p>Il faudrait cependant &#233;viter de faire des parents l&#8217;alpha et l&#8217;om&#233;ga de cette question. Pour comprendre ce ce qui se passe lorsque nous jouons &#224; un jeu vid&#233;o, il nous faut un mod&#232;le qui prenne en compte &#224; la fois le narcissisme (le jeu vid&#233;o, les relations &#224; l&#8217;objet (le jeu vid&#233;o comme emprise, contr&#244;le, passion&#8230;.) et les relations &#224; l&#8217;environnement (le jeu vid&#233;o comme &#233;tayage; le jeu vid&#233;o comme isolement). C&#8217;est dans cette voie que travaille <a href="http://www.squiggle.be/tisseron" target="_blank">Serge Tisseron</a> qui a propos&#233; le mod&#232;le de <a href="http://www.omnsh.org/spip.php?article142" target="_blank">la dyade num&#233;rique</a>. </p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=374&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/il-ny-a-pas-daddiction-aux-jeux-videos/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Google, la grippe et la sante publique</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/google-la-gippe-et-la-sante-publique</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/google-la-gippe-et-la-sante-publique#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 10:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[google]]></category>
		<category><![CDATA[grippe]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/google-la-gippe-et-la-sante-publique</guid>
		<description><![CDATA[Google vient de publier un article tout à fait intéressant montrant la variation saisonnière des requêtes sur la grippe. On retrouve les même variations saisonnières avec les allergies ou les coups de soleil. Pour ceux qui pensent encore que le &#171;&#160;virtuel&#160;&#187; est quelque chose de séparé de quelque chose que l&#8217;on pourrait appeler la &#171;&#160;réalité&#171;&#160;, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fgoogle-la-gippe-et-la-sante-publique"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fgoogle-la-gippe-et-la-sante-publique&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<p>Google vient de publier un article tout à fait intéressant montrant <a href="http://www.google.org/about/flutrends/how.html" target="_blank">la variation saisonnière des requêtes sur la grippe</a>. On retrouve les même variations saisonnières avec les <a href="http://google.com/trends?geo=US&amp;q=allergies" target="_blank">allergies</a> ou <a href="http://google.com/trends?geo=US&amp;q=sunburn" target="_blank">les coups de soleil.</a> Pour ceux qui pensent encore que le &laquo;&nbsp;<strong>virtuel</strong>&nbsp;&raquo; est quelque chose de séparé de quelque chose que l&#8217;on pourrait appeler la &laquo;&nbsp;<strong>réalité</strong>&laquo;&nbsp;, c&#8217;est déjà un enseignement. Le document montre que les requêtes effectuées sur google sur la grippe sont de bons indicateurs de l&#8217;épidémie. Elle permet de voir comment celle-ci se répand sur le territoire américain, et devance même de deux semaines le système de surveillance mis en place par le gouvernement américain.</p>
<p><img src="http://www.google.org/images/flutrends/annual_cdc_comparison.png" alt="" /></p>
<p>Google qu&#8217;au réseau traditionnel de 1500 médecins et 16 millions de patients, on pourrait ajouter un système d&#8217;alerte avancé qui aurait l&#8217;avantage de travailler en temps réél et qui permettrait ainsi de gagner quelques précieux jours voire même une à deux semaines. Pour montrer tout l&#8217;intéret de ce système, Google rappelle l&#8217;épidémie de grippe espagnole de 1918 qui avait fait des millions de morts</p>
<blockquote><p>Our up-to-date influenza estimates may enable public health officials and health professionals to better respond to seasonal epidemics and — though we hope never to find out — pandemics. <strong>Google</strong></p></blockquote>
<blockquote><p>Nos évaluations en temps réel de la grippe peuvent permettre aux agents de la Santé et aux professionnels de la santé publics de répondre mieux aux épidémies saisonnières et &#8211; ce que nous ne souhaitons pas découvrir- des pandémies. <strong>Google</strong></p></blockquote>
<p>Google détient donc des informations &laquo;&nbsp;inattendues&nbsp;&raquo; qui concernent la santé publique.</p>
<p>N&#8217;est il pas souhaitable que les états utilisent le peu de pouvoir qui leur reste pour faire pression auprès des moteurs de recherche pour que les informations concernant la santé et l&#8217;éducation fassent l&#8217;objet d&#8217;un traitement différenciées ? N&#8217;est il pas souhaitable que ces informations soient <strong>libres de droits</strong> &#8211; qu&#8217;elles ne fassent pas l&#8217;objet de commerce &#8211; et qu&#8217;elles soient <strong>publiques</strong> &#8211; qu&#8217;elles ne soit pas détenues ni par un groupe commercial, ni par un état ?</p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=372&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/google-la-gippe-et-la-sante-publique/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le travail de l&#8217;identit&#233; en ligne</title>
		<link>http://www.psyetgeek.com/le-travail-de-lidentit-en-ligne</link>
		<comments>http://www.psyetgeek.com/le-travail-de-lidentit-en-ligne#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 10:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Leroux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les explorateurs du web]]></category>
		<category><![CDATA[Mondes Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Thèse]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[syndrome de munchausen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psyetgeek.com/le-travail-de-lidentit-en-ligne</guid>
		<description><![CDATA[Identit&#233;s Blogcamp View SlideShare presentation or Upload your own. (tags: identit&#233;internetpsychol&#8230;) &#160; Le 12 d&#233;cembre 2004, un jeune homme poste une vid&#233;o sur Youtube et l&#8217;appelle Numa Numa. On le voit danser sur la musique d&#8217;un groupe totalement inconnu et sur et des paroles incompr&#233;hensibles[1]. Numa Numa est reprise , modifi&#233;e, redistribu&#233;e sur le r&#233;seau. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
			<a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fle-travail-de-lidentit-en-ligne"><br />
				<img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.psyetgeek.com%2Fle-travail-de-lidentit-en-ligne&amp;source=yannleroux&amp;style=normal&amp;service=bit.ly&amp;b=2" height="61" width="50" /><br />
			</a>
		</div>
<div id="__ss_725753" style="width: 425px; text-align: left"><a title="Identit&#233;s Blogcamp" style="display: block; margin: 12px 0px 3px; font: 14px helvetica,arial,sans-serif; text-decoration: underline" href="http://www.slideshare.net/rastofire/identits-blogcamp-presentation?type=powerpoint">Identit&#233;s Blogcamp</a><embed src="http://static.slideshare.net/swf/ssplayer2.swf?doc=identits-blogcamp-1225956146917412-9&amp;rel=0&amp;stripped_title=identits-blogcamp-presentation" width="425" height="355" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" />
<div style="font-size: 11px; padding-top: 2px; font-family: tahoma,arial; height: 26px">View SlideShare <a title="View Identit&#233;s Blogcamp on SlideShare" style="text-decoration: underline" href="http://www.slideshare.net/rastofire/identits-blogcamp-presentation?type=powerpoint">presentation</a> or <a style="text-decoration: underline" href="http://www.slideshare.net/upload?type=powerpoint">Upload</a> your own. (tags: <a style="text-decoration: underline" href="http://slideshare.net/tag/identit&eacute;internetpsychologiepsychanalyse">identit&#233;internetpsychol&#8230;</a>)</div>
</p></div>
<p>&#160;</p>
<p>Le 12 d&#233;cembre 2004, un jeune homme poste une vid&#233;o sur Youtube et l&#8217;appelle Numa Numa. On le voit danser sur la musique d&#8217;un groupe totalement inconnu et sur et des paroles incompr&#233;hensibles<a href="#_ftn1_2339" name="_ftnref1_2339">[1]</a>. Numa Numa est reprise , modifi&#233;e, redistribu&#233;e sur le r&#233;seau. Des variantes circulent. On y voit des personnes seules ou en groupe, des jeunes ou des vieux, des professeurs du MIT ou des travailleurs danser sur &#171; Numa Numa &#187;. La vid&#233;o devient ce que l&#8217;on appelle sur Internet un ph&#233;nom&#232;ne viral. D&#8217;apr&#232;s la BBC elle aurait &#233;t&#233; vue plus de 700 millions de fois sur l&#8217;Internet <a href="#_ftn2_2339" name="_ftnref2_2339">[2]</a>. On a vu depuis Numa Numa en Lego, une apparition de Maitre Yoda, ou des personnages de Resident Evil&#8230;</p>
<p>Internet est le domaine des grands chiffres. A 700 millions de visionnages de &#171; Numa Numa &#187;, on peut ajouter les 100 millions de compte du site communautaire Facebook, les 7 milliards de pages vues par jour sur l&#8217;encyclop&#233;die en ligne Wikip&#233;dia, les 10 millions de comptes du jeu massivement multijoueur World of Warcraft. Ces multitudes sont une bonne indication du travail psychique que chaque internaute doit fournir en ligne : partout, plus d&#8217;un autre avec qui se lier et plus d&#8217;un autre avec qui &#233;viter d&#8217;&#234;tre en relation. Les grands nombres ne sont pas les seuls &#224; appeler un travail autour de l&#8217;identit&#233;. Les caract&#233;ristiques de l&#8217;Internet, parce que qu&#8217;elles permettent par rapport au monde hors-ligne sont &#233;galement &#224; prendre en compte. Aussi, avant d&#8217;en venir &#224; la fa&#231;on dont l&#8217;identit&#233; se d&#233;pose en ligne, je prendrais le temps de pr&#233;senter ces espaces num&#233;riques qui se sont ouvert puis d&#233;mocratis&#233;s au point de devenir ubiquitaires.</p>
<p><b></b></p>
<p><b>Nouveaux Mondes</b></p>
<p>L&#8217;Internet n&#8217;est pas n&#233;, comme on le dit souvent, de la volont&#233; du gouvernement am&#233;ricain de se doter d&#8217;un r&#233;seau qui r&#233;sisterait &#224; une guerre atomique. La doctrine militaire &#233;tait alors r&#233;gie l&#8217;&#233;quilibre de la terreur, ce que les am&#233;ricains r&#233;sumaient fort bien par l&#8217;acronyme <b>M</b>utual <b>A</b>ssured <b>D</b>estruction. L&#8217;Internet est n&#233; au sein de la DARPA, agence gouvernementale cr&#233;e par le pr&#233;sident Dwight Eisenhower apr&#232;s que les bips Spoutnik ait fait prendre conscience aux am&#233;ricains le retard technologique qu&#8217;ils avaient pris dans ce domaine. En 1969, l&#8217;ARPA met en place un premier r&#233;seau reliant quatre grands centres universitaires <a href="#_ftn3_2339" name="_ftnref3_2339">[3]</a> Le pr&#233;sident de l&#8217;ARPA, <b>J.C.R. Licklider</b> a pour politique d&#8217;ouvrir l&#8217;ARPA et le r&#233;seau au grand nombre d&#8217;universitaires. La politique de laisser faire bienveillant sera poursuivie par les pr&#233;sidents suivants et aura des cons&#233;quences inattendues. Aux connexions entre les machines, les hommes superposent leur socialit&#233;, faisant du r&#233;seau un nouvel espace social</p>
<p>L&#8217;une des plus grandes inventions de l&#8217;Internet fut invent&#233;e un jour de mars 1971 dans la plus grande discr&#233;tion &#8230; et la culpabilit&#233;. Ray TOMLINSON, ing&#233;nieur chez <b>B</b>olt <b>B</b>eranek and <b>N</b>ewman a modifi&#233; un programme qui permet d&#8217;envoyer des fichiers d&#8217;une machine &#224; une autre via le r&#233;seau ARPANET. En quelques lignes de codes et quelques essais plus tard, TOMLINSON a invent&#233; le &#171; netmail &#187;</p>
<p>Lorsqu&#8217;il en parle &#224; son ami et coll&#232;gue BURCHFIELD, il lui demande le silence : &#171;<i> N&#8217;en parle &#224; personne. Ce n&#8217;est pas ce sur quoi nous sommes suppos&#233;s travailler</i> &#187; Ses craintes seront vaines. Le mail se r&#233;pand sur le r&#233;seau &#224; une telle vitesse, que deux ans plus tard, il constitue les trois quarts du trafic d&#8217;ARPANET. En 1976, un rapport &#233;crit pour la DARPA s&#8217;&#233;tonnera : &#171; <i>Un aspect surprenant de ce service de message est la nature impr&#233;vue, non anticip&#233;e et non soutenue de sa naissance et de sa croissance. C&#8217;est juste arriv&#233;, et son histoire r&#233;cente ressemble davantage &#224; la d&#233;couverte d&#8217;un ph&#233;nom&#232;ne naturel que le d&#233;veloppement raisonn&#233; d&#8217;une nouvelle technologie &#187;<a href="#_ftn4_2339" name="_ftnref4_2339"><b>[4]</b></a></i></p>
<p>ARPAnet retournera finalement au domaine milliaire. Mais les hippies des ann&#233;es 70 l&#8217;auront suffisamment d&#233;tourn&#233; de sa finalit&#233; premi&#232;re &#8211; la communication entre les machines &#8211; pour qu&#8217; &#224; ses marges se d&#233;veloppe des mondes num&#233;riques et leurs cultures : dans les <b>M</b>ulti <b>U</b>ser <b>D</b>ongeons , on d&#233;fend sa vie &#224; coups de sabre, de hache &#224; deux mains ou de pistolet laser. On discute sur les listes de diffusion et les <b>B</b>ulletin <b>B</b>oard <b>S</b>ystems. Avec Usenet, on commence a poser les bases d&#8217;un r&#233;seau mondial.</p>
<p>Mais il manquait &#224; tous ces mondes quelque chose qui puisse les r&#233;unir tous. C&#8217;est ce qu&#8217;apportera Tim Berners-Lee. Alors qu&#8217;il travaille au CERN, il est confront&#233; &#224; la bab&#233;lisation des machines, des syst&#232;mes d&#8217;exploitation et des programmes. La recherche documentaire en est inutilement complexifi&#233;e puisque chacun doit apprendre a se servir de chaque machine. Par ailleurs, les bases de donn&#233;es ne communiquant pas entre elles, une recherche n&#233;cessite souvent de passer par plusieurs machines. Il propose de r&#233;soudre ces difficult&#233;s en utilisant un syst&#232;me hypertexte global et en fait la proposition en 1989. En d&#233;cembre 1990, juste pour No&#235;l, le premier serveur web, nxoc01.cern.ch. est disponible. En 1992, le monde compte environ 50 serveurs web, 4000 newsgroups et plus d&#8217;un million de machines. Trois ans plus tard, on compte 100 000 sites disponibles. Elles sont aujourd&#8217;hui au nombre mille millards<a href="#_ftn5_2339" name="_ftnref5_2339">[5]</a>. </p>
<p>Entre temps, le web a mut&#233;. <a href="http://www.peterme.com/">Peter Merholz </a>propose le mot &#171; wee-blog &#187; (1999) pour d&#233;signer le dispositif d&#8217;&#233;criture que des internautes utilisent d&#233;j&#224; depuis quelques ann&#233;es. Le blog, comme on prendra rapidement l&#8217;habitude de l&#8217;appeler, a pour lui de faciliter l&#8217;&#233;criture en ligne. Un blog est un dispositif d&#8217;&#233;criture dans lequel les <i>billets </i>sont pr&#233;sent&#233;s dans l&#8217;ordre ant&#233;chronologique. C&#8217;est aussi un dispositif social : chaque blog propose une liste de liens vers d&#8217;autres listes (&#171; blogroll &#187;) ; un syst&#232;me de r&#233;trolien permet de publier en commentaire les liens vers les billets qui lui sont relatifs. Enfin, les syst&#232;mes de syndication RSS permettent de diffuser facilement l&#8217;information. Enfin, des permaliens permettent de r&#233;f&#233;rer les billets de fa&#231;on &#171; permanente &#187;. Avec les blogs, il est dor&#233;navant aussi facile d&#8217;&#233;crire et d&#8217;&#233;diter des textes en ligne que de se servir d&#8217;un traitement de texte. En 2004, Technorati recence 4 millions de blogs ; ils sont 133 millions en 2008. </p>
<p>A la base de cette &#233;volution, une nouvelle &#233;criture. A la lin&#233;arit&#233; du texte, le texte num&#233;rique propose de nouvelles fonctionnalit&#233;s : il peut &#234;tre copi&#233; et coll&#233; facilement. Il peut lier n&#8217;importe quel contenu &#224; n&#8217;importe quel autre contenu. Des donn&#233;es peuvent &#234;tre &#233;chang&#233;es et m&#233;lang&#233;es entre diff&#233;rentes applications. Cette facilit&#233; donn&#233;e aux internautes pour produire du contenu par leurs articles, leurs photos, leurs vid&#233;os, leurs commentaires, leurs votes produit une somme extraordinaire de donn&#233;es. </p>
<p><b>Travaux pionniers</b></p>
<p>Ces espaces et leurs usages ont attir&#233; l&#8217;attention des universitaires assez tardivement. John Suler est le premier psychologue &#224; avoir tent&#233; de donner tous premiers &#224; avoir tent&#233; de donner une analyse de ce qu&#8217;il vivait tous les jours en ligne. Partant de son exp&#233;rience de <i>The Palace</i>, un bavardoir graphique, il pose article apr&#232;s article &#224; partir de 1995, les grandes lignes d&#8217;une psychologie du cyberespace. Il explore la psychologie des individus, les relations interindividuelles, les dynamiques de groupe ou le travail clinique en ligne, la r&#233;gression en ligne, le changement de sexe, les tensions entre la vie on et offline<a href="#_ftn6_2339" name="_ftnref6_2339">[6]</a></p>
<p>L&#8217;id&#233;e g&#233;n&#233;rale de ces premiers travaux est que l&#8217;Internet offre un espace ou l&#8217;on peut exp&#233;rimenter diff&#233;rentes identit&#233;s. Lisa Nakamura parle m&#234;me de &#171; tourisme identitaire &#187; pour les avatars : chaque utilisateur, en empruntant une identit&#233;, explorerait en profondeur les caract&#233;ristiques que la culture pr&#234;te a cette identit&#233; <a href="#_ftn7_2339" name="_ftnref7_2339">[7]</a>. A cette id&#233;e s&#8217;ajoute que les internautes profitent largement des avantages que leur offre l&#8217;Internet et ouvrant g&#233;rant en ligne diff&#233;rentes identit&#233;s. De ce point de vue, le texte de John Suler a un peu vieilli, car les pratiques d&#8217;aujourd&#8217;hui sont tout &#224; fait diff&#233;rentes. Devant la multiplication des espaces d&#8217;&#233;criture, les internautes trouvent plus &#233;conomiques d&#8217;utiliser une seule identit&#233;. Cela leur permet d&#8217;&#234;tre rep&#233;r&#233;s et reconnus plus facilement par les moteurs de recherche et les autres internautes ind&#233;pendamment de l&#8217;espace ou ils se trouve. Ce mouvement est accompagn&#233; ou accentu&#233; par la mise en place de dispositifs centralisateurs comme Netvibes, friendfeed ou disqus<a href="#_ftn8_2339" name="_ftnref8_2339">[8]</a></p>
<p><b>L&#8217;identit&#233; s&#8217;&#233;crit plusieurs fois</b></p>
<p>Sur Internet, l&#8217;identit&#233; s&#8217;&#233;crit plusieurs fois. Elle s&#8217;&#233;crit avec l&#8217;adresse email, l&#8217;adresse IP, le nom, la signature et l&#8217;avatar<b>. </b></p>
<p><b>L&#8217;adresse IP</b> est la moins personnelle et la plus sociale des adresses. Elle rattache l&#8217;individu &#224; une machine &#8211; on pourrait m&#234;me dire qu&#8217;elle identifie une machine &#224; tous ses utilisateurs. C&#8217;est &#233;galement elle qui rattache l&#8217;internaute au au Fournisseur d&#8217;Acc&#232;s Internet, et &#224; tout le corps social. Cette adresse IP est un v&#233;ritable cordon ombilical qui nous rattache profond&#233;ment au corps social. Sauf a utiliser des syst&#232;mes de reroutage qui ne sont pas &#224; la port&#233;e de l&#8217;utilisateur lambda, cette adresse donne aux jeux de cache-cache que l&#8217;on peut trouver sur l&#8217;Internet leur valeur exacte : il s&#8217;agit de positions imaginaires par lesquels se disent le rapport &#224; la loi, &#224; la culpabilit&#233; ou &#224; sa propre origine.</p>
<p><b>L&#8217;adresse email</b> est double. Elle s&#8217;articule de part et d&#8217;autre du signe arobase &#171; @ &#187;. A droite, le nom de domaine du fournisseur de l&#8217;adresse indique &#224; tous &#224; qui l&#8217;utilisateur confie son courrier &#233;lectronique et laisse transparaitre quelques informations quant &#224; ses go&#251;ts ou son expertise de l&#8217;Internet : avoir une adresse email chez alice.fr ou chez gmail.com sont deux choses tr&#232;s diff&#233;rentes. A gauche de l&#8217;arobase, le nom que l&#8217;internaute s&#8217;est choisi. Le nom qu&#8217;il se donne, qu&#8217;il soit similaire ou diff&#233;rent de celui de son &#233;tat civil, est toujours tr&#232;s investi.</p>
<p><b>Le nom</b> &#8211; ou le pseudo &#8211; peut correspondre a une partie de l&#8217;adresse email ou &#234;tre diff&#233;rente. La encore, un travail subtil entre les correspondance ou les diff&#233;rences des diff&#233;rentes parties de l&#8217;identit&#233; num&#233;rique sont possible. Se donner un nom est toujours tr&#232;s charg&#233; affectivement. Cela nous place dans la position de nos propres parents &#224; notre naissance, ou plus exactement la position que l&#8217;on imagine avoir &#233;t&#233; la leur. </p>
<p><b>La signature</b> est un bout de texte que l&#8217;on appose a tous les messages que l&#8217;on r&#233;dige. Pr&#233;c&#233;d&#233; des signes &#8211; suivis d&#8217;un espace, il indique que le mail ou le message est termin&#233;. Il cl&#244;t un discours. Si l&#8217;on consid&#232;re la mouvance dans laquelle nous somme pris sur Internet, c&#8217;est un point qui peut &#234;tre investit comme repr&#233;sentant une permanence. Cela peut &#234;tre une adresse g&#233;ographique, une citation, un lien vers un site.. En passant au web, la signature s&#8217;est un peu sophistiqu&#233;e : elle peut se faire image, fixe ou anim&#233;e. Elle peut &#233;galement contenir des &#233;l&#233;ments d&#8217;informations issus d&#8217;un autre domaine, par exemple les statistiques de la personne &#224; un jeu en ligne. Enfin, depuis le Web 2.0, la signature est souvent utilis&#233;e pour faire connaitre les r&#233;seaux sociaux ou l&#8217;ont peut &#234;tre joint. Mais, de Usenet &#224; aujourd&#8217;hui, la dynamique reste la m&#234;me : la signature est le lieu de la permanence. Elle dit en effet, quelque soit le contexte, quelque soit l&#8217;humeur ou la tonalit&#233; du message que l&#8217;on vient d&#8217;&#233;crire, que le fond des choses reste toujours identique &#224; lui-m&#234;me. En ce sens, elle est un repr&#233;sentant de la continuit&#233; d&#8217;exister. Par exemple, Brian Reid avait pour signature &#171; <i>5th thoracic</i> &#187; pour rappeler la part qu&#8217;il avait prise a la&#160; <i>backbone cabal .</i></p>
<p><b>L&#8217;avatar </b>signale le sujet pour les autres depuis que le web s&#8217;est dot&#233; de dispositifs sociaux comme les forum. Il s&#8217;agit d&#8217;une image, choisie par l&#8217;utilisateur, qui le repr&#233;sente. Lorsque l&#8217;utilisateur ne se choisit pas une image, le dispositif d&#8217;&#233;criture lui en donne une par d&#233;faut : il aura la m&#234;me que tous ceux qui souhaitent, de ce point de vue, rester anonyme. L&#8217;image est utilis&#233; dans des buts narcissiques, agressifs ou s&#233;ducteurs : les pouvoirs de l&#8217;image (Tisseron, 2005) jouent ici pleinement.</p>
<p>A l&#8217;exception de l&#8217;adresse I.P. qui est donn&#233;e par un tiers, tous les autres marqueurs d&#8217;identit&#233; sont des &#233;chos de la vie imaginaire et inconsciente de l&#8217;utilisateur. Les marqueurs d&#8217;identit&#233; disent vers qui vont les id&#233;alisations ; ils peuvent comm&#233;morer des &#233;v&#233;nements heureux ou malheureux, et cette comm&#233;moration peut &#234;tre priv&#233;e, familiale, ou publique. </p>
<p>Par exemple, c&#8217;est ainsi que <a href="http://twitter.com/jdseyres" target="_blank">Jean Daniel Seyres</a> pr&#233;sente le nom qu&#8217;il utilise en ligne :</p>
<blockquote><p>Mon pr&#233;nom est Jean-Daniel. La famille et quelques amis d&#8217;enfance m&#8217;appellent Jean-Da, ce que mon &#233;pouse (qui ne l&#8217;&#233;tait pas encore) d&#233;testait. Elle m&#8217;appelait JD.</p>
<p>Parall&#232;lement &#224; &#231;a, j&#8217;ai une tante qui m&#8217;a toujours surnomm&#233; &quot;le sage&quot;, dans le sens du vieux sage, celui qui a des paroles sens&#233;es et r&#233;fl&#233;chies. Mon &#233;pouse me chambrait &#224; ce sujet en m&#8217;appelant JD-san (&quot;san&quot; &#233;tant un suffixe que les japonais utilisent pour marquer le respect). Et JD-san &#233;tant compliqu&#233;, elle a invers&#233;, raccourcis, et c&#8217;est devenu Sanji.</p>
<p>Du coup, j&#8217;ai commenc&#233; &#224; signer Sanji sur usenet en 95 ou 96&#8230;</p>
</blockquote>
<p>En un nom, on croise les investissements d&#8217;une &#233;pouse, le souvenir d&#8217;une tante, la place donn&#233;e &#224; un enfant, le go&#251;t du Japon, une &#233;lision et une inversion. Pour d&#8217;autres, ce sont les jeux avec les images qui diront les mouvements de travail de l&#8217;identit&#233; ou qui marqueront des investissements sucessifs <a href="#_ftn9_2339" name="_ftnref9_2339">[9]</a>. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on peut &#234;tre suffisamment attach&#233; &#224; une image pour l&#8217;associer a son nom dans des lieux diff&#233;rents et que les changements de cette image peuvent marquer </p>
<p><b>L&#8217;identit&#233; s&#8217;&#233;crit dans plusieurs lieux</b></p>
<p>Depuis le web 2.0, l&#8217;identit&#233; s&#8217;&#233;crit aussi dans plusieurs lieux. Par exemple, un billet post&#233; sur un blog sera aussit&#244;t achemin&#233; vers plus d&#8217;un autre via les fils RSS ou le courrier &#233;lectronique. Il appara&#238;tra en int&#233;gralit&#233; ou en partie dans diff&#233;rents espaces, o&#249; il pourra &#234;tre redistribu&#233; ou comment&#233;. Il en va ainsi de tout contenu mis en ligne sur le r&#233;seau : photo, vid&#233;os, textes peuvent &#234;tre comment&#233;, &#233;tiquet&#233;s, distribu&#233;s et m&#234;me parfois modifi&#233;s. Et &#224; chaque fois, le contenu sera associ&#233; &#224; une identit&#233;. Du point de vue de l&#8217;utilisateur, la multitude des lieux d&#8217;&#233;criture o&#249; son identit&#233; est diffract&#233;e a des potentialit&#233;s morcelantes dont il peut avoir &#224; se d&#233;fendre. Cela peut &#234;tre fait en utilisant des dispositifs d&#8217;&#233;criture centralisateurs, comme Facebook ou Netvibes, et &#224; s&#8217;y tenir.</p>
<p><b></b></p>
<p><b></b></p>
<p><b>Kaycee Nicole</b></p>
<p>Il existe sur Internet un nombre important de groupe de discussions d&#233;di&#233;s &#224; des personnes souffrant de pathologies ou &#224; leurs proches. La facilit&#233; avec laquelle il est possible de cr&#233;er des groupes sur Internet, le contact et le recrutement ais&#233; avec des personnes souffrant des m&#234;me difficult&#233;s et la culture du &#171; self-help &#187; garantissent leurs succ&#232;s. Lors de la mise en place du Web 2.0, assez naturellement, des malades ont commenc&#233; &#224; blogger jour apr&#232;s jour leur maladie. L&#8217;un d&#8217;entre eux, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kaycee_Nicole">Kaycee Nicole</a> a tenu en ligne un journal de sa maladie jusqu&#8217;&#224; ses derniers jours. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kaycee_Nicole">Kaycee Nicole</a> cachait deux personnes. Une adolescente, qui a commenc&#233; &#224; incarner cette identit&#233; mais qui a assez rapidement abandonn&#233; le jeu de r&#244;le. Et sa m&#232;re, Debbie Swenson, qui l&#8217;a repris et men&#233; le jeu en ligne pendant des ann&#233;es jusqu&#8217;a son &#233;pilogue. L&#8217;annonce de la mort de Kaycee Nicole a provoqu&#233; une vive &#233;motion chez les personnes qui suivaient son blog. L&#8217;annonce de la supercherie aura un &#233;cho bien au-del&#224; !</p>
<p>Un psychologue am&#233;ricain, <a href="http://www.selfhelpmagazine.com/articles/chronic/faking.html">Marc D. Feldman</a> <a href="#_ftn10_2339" name="_ftnref10_2339">[10]</a> , a forg&#233; en 2001 l&#8217;expression &#171; Syndrome de Muchausen en ligne &#187; pour rendre compte du fait que l&#8217;Internet est en quelque sorte le th&#233;&#226;tre r&#234;v&#233; pour &#224; la fois pour produire des sympt&#244;mes et y trouver une audience. La production des sympt&#244;mes y serait ais&#233;e et m&#234;me facilit&#233;e puisque le dire en texte suffit.. </p>
<p>La notion d&#8217;un syndrome de Munchausen en ligne est&#160; r&#233;cente<a href="#_ftn11_2339" name="_ftnref11_2339">[11]</a>. Elle t&#233;moigne de l&#8217;effort des cliniciens pour rendre compte des faits qu&#8217;ils observent en ligne. Elle est cependant insuffisante et cela pour deux raisons. On peut lui faire comme premi&#232;re critique qu&#8217;elle s&#8217;appuie sur le syndrome de Munchaunsen qui n&#8217;est qu&#8217;une fa&#231;on d&#8217;&#233;viter de parler des troubles hyst&#233;riformes ou de la maltraitance. La seconde critique qui peut lui &#234;tre adress&#233;e est qu&#8217;elle n&#8217;est que descriptive et qu&#8217;elle ne rend pas compte des dynamiques intrapsychiques. </p>
<p>Si l&#8217;on garde comme ligne d&#8217;analyse le cas <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kaycee_Nicole">Kaycee Nicole</a> <a href="#_ftn12_2339" name="_ftnref12_2339">[12]</a>, on peut penser que par une telle conduite, Debbie Swenson explorait les objets de sa fille puisque c&#8217;est d&#8217;elle qu&#8217;elle reprend le personnage de Kaysee. Cela laisse supposer de la part de la m&#232;re une absence de cette censure que les parents &#233;prouvent g&#233;n&#233;ralement vis &#224; vis de leurs enfants.&#160; </p>
<p>On trouve d&#8217;ailleurs une position similaire avec le cas de&#160; <a href="http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/people/m/megan_meier/index.html?inline=nyt-per">Megan Meier</a> <a href="#_ftn13_2339" name="_ftnref13_2339">[13]</a>. Megan Meier est une jeune fille qui s&#8217;est suicid&#233;e apr&#232;s que son flirt en ligne, Josh, lui ait annonc&#233; qu&#8217;il rompt. Josh &#233;tait une identit&#233; en ligne&#160; manipul&#233;e par une amie de Megan et sa m&#232;re. Celle-ci dira qu&#8217;elle souhaitait savoir ce que Megan disait &#224; propos de sa fille&#8230; Dans ce cas, une identit&#233; en ligne a permis d&#8217;approcher un tiers pour conna&#238;tre ses pens&#233;es a propos d&#8217;un proche. </p>
<p>La <a href="http://psychcentral.com/blogs/kaycee_letter.htm">lettre</a> explicative <a href="#_ftn14_2339" name="_ftnref14_2339">[14]</a> laiss&#233;e par Debbie Swenson laisse entrevoir une autre piste : celle d&#8217;un travail de deuil difficile. Kaysee &#233;tait la figure composite de trois personnes&#160; &quot;mortes trop t&#244;t&quot; de cancers et le blog a &#233;t&#233; une fa&#231;on d&#8217;&#233;crire et de transmettre leurs vies. &quot;<em><b>J&#8217;ai &#233;crit</b></em>, dit Debbie Svenson, <em><b>leurs pens&#233;es, leurs plaisanteries, leurs combats, leurs peurs</b></em>&quot; </p>
<p>Le m&#233;canisme psychologique sous-jacent est l&#8217;<strong>identification projective</strong>. Il a &#233;t&#233; d&#233;crit pour la premi&#232;re fois par Melanie Klein a propos de cas pathologiques : il s&#8217;agit du fantasme par lequel l&#8217;enfant imagine p&#233;n&#233;trer le corps maternel, en personne ou avec des objets, afin de la contr&#244;ler. Plus tard, l&#8217;identification projective a &#233;t&#233; reconnue comme faisant partie des m&#233;canismes cl&#233;s du d&#233;veloppement normal. </p>
<p>En effet, l&#8217;identification projective concourt &#224; &#233;tendre les limites de son psychisme en les &#233;tendant &#224; celle d&#8217;un autre, ou d&#8217;un groupe. Aux stades infans du d&#233;veloppement, l&#8217;espace psychique se forme par le va et vient des introjections et des identifications projectives qui installent alternativement les objets dans l&#8217;espace psychique propre et dans l&#8217;espace psychique de l&#8217;autre. La croissance psychique se fait dans ces mouvements dans lesquels alternent la pleine reconnaissance de l&#8217;autre, et des moments de fading ou l&#8217;autre dispara&#238;t en soi ou le soi dispara&#238;t dans l&#8217;autre. </p>
<p>Le mouvement d&#8217;identification projective est souvent port&#233; par un double mouvement. Il s&#8217;agit d&#8217;abord d&#8217;une attente de contenant. On confie &#224; l&#8217;autre ce que l&#8217;on ne peut soi&#160; m&#234;me contenir. Il s&#8217;agit ensuite d&#8217;une attente de transformation : on attend de l&#8217;autre qu&#8217;il puisse faire quelque chose de ce qu&#8217;on lui a confi&#233; afin de pouvoir le r&#233;-introjecter dans son propre espace psychique. </p>
<p>L&#8217;identification projective a &#233;t&#233; remarquablement d&#233;crite par Michel de M&#8217;Uzan. Bien que dans le passage qui suit il s&#8217;attache &#224; d&#233;crire le fonctionnement psychique en s&#233;ance de l&#8217;analyste, les m&#233;canismes qu&#8217;il donne me semblent tout a fait valables en dehors de ce cadre et explicitent remarquablement le ph&#233;nom&#232;ne qui nous occupe. </p>
<blockquote><p>&#171; La ponte d&#233;finit un besoin &#233;prouv&#233; par l&#8217;analyste, celui des d&#233;poser dans l&#8217;analys&#233; des parties de lui-m&#234;me, ses propres productions, ses fa&#231;ons de voir. On reconna&#238;t l&#224; une sorte de projection ; mais il y a plus car l&#8217;analyste est alors expos&#233; &#224; s&#8217;int&#233;resser avant tout au destin de ce qu&#8217;il a d&#233;pos&#233;. Ces d&#233;p&#244;ts se sont-ils d&#233;velopp&#233;s ? L&#8217;analys&#233; est-il bien le terrain esp&#233;r&#233;, propice &#224; une germination ? L&#8217;investissement de son image est-il suffisant pour qu&#8217;il devienne complice d&#8217;une imp&#233;gnation de son Inconscient par ce qui proc&#232;de de l&#8217;analyste ? L&#8217;analyste ferait ainsi de son patient une sorte d&#8217;incubateur.      <br />La convoitise, de son c&#244;t&#233;, vise les contenus psychiques de l&#8217;analys&#233;, en vue d&#8217;utilisations &#233;go&#239;stes, par exemple, une promotion de l&#8217;auto-analyse de l&#8217;analyste. Il s&#8217;agit de repr&#233;sentations d&#8217;objets, &#224; m&#234;me d&#8217;&#234;tre d&#233;limit&#233;s ; mais aussi de quelque chose d&#8217;infiniment plus &#233;l&#233;mentaire, comparable &#224; une mati&#232;re essentielle &#224; traiter. Pour en donner une image, je citerai le r&#234;ve d&#8217;une patiente qui se met en sc&#232;ne avec ses parents. Elle &#233;prouve le sentiment d&#8217;&#234;tre expos&#233;e &#224; un danger extr&#234;me : ses parents s&#8217;appr&#234;tent &#224; pomper sa substance pour la r&#233;partir dans des petits tubes de couleurs diff&#233;rentes.       <br />La domination, enfin, a trait au besoin de contr&#244;ler rigoureusement le fonctionnement psychique de l&#8217;analys&#233;, de s&#8217;en assurer la ma&#238;trise, comme si celui-ci ne devait jouir de la moindre libert&#233;, comme s&#8217;il devait fonctionner conform&#233;ment aux principes qui d&#233;finissent les relations de l&#8217;analyste avec ses propres objets. &#187; Michel de M&#8217;Uzan, La bouche de &#8216;l&#8217;inconscient</p>
</blockquote>
<p>On reconna&#238;t avec la domination et la convoitise l&#8217;identification projective telle que la d&#233;finissait Melanie Klein : les mouvements d&#8217;envie poussent l&#8217;enfant &#224; explorer fantasmatiquement la caverne maternelle et &#224; y d&#233;rober les merveilles qui s&#8217;y trouvent. La ponte en est un m&#233;canisme particulier et il me semble que c&#8217;est celui l&#224; qui est le plus actif dans les cas de supercherie en ligne. </p>
<p>Chaque mail post&#233; sur la liste de diffusion, chaque post d&#233;pos&#233; sur le forum, chaque bout de phrase lanc&#233; dans la <em>chat room</em> sont autant d&#8217;oeufs qui sont avidement lanc&#233;s au groupe. Ce qui est d&#233;pos&#233;, ce sont des &#233;motions, des souvenirs, des fantasmes insuffisamment &#233;labor&#233;s. Ils ne sont plus tout &#224; fait inconscients, puisqu&#8217;ils trouvent une voie de frayage au travers les fantaisies qu&#8217;invente le <em>faker. </em>Mais ils ne sont pas non plus tout &#224; fait conscients, car le <em>faker</em><a href="#_ftn15_2339" name="_ftnref15_2339"><i><b>[15]</b></i></a><em> </em>en ignore les sousbassement fantasmatiques. Chaque r&#233;ponse apport&#233;e est tout aussi avidement re&#231;ue car elle est potentiellement porteuse d&#8217;une introjection. Tant que l&#8217;introjection n&#8217;est pas suffisante, le <em>faker </em>continue &#224; infiltrer le groupe avec son identit&#233; num&#233;rique. Celle ci est un <strong>contenant</strong> des fantasmes qui cherchent imp&#233;rieusement une voie de satisfaction. L&#8217;identit&#233; en ligne est une annexe du self du faker ; elle est &#224; la fois le d&#233;barras, le contener dans lequel on cherche &#224; enfermer ce qui est douloureux et la colonie, les nouvelles espaces que le self &#224; &#224; conqu&#233;rir. Mais c&#8217;est &#233;galement un <strong>objet en attente de transformation. </strong>Au travers des r&#233;ponses qui sont donn&#233;es, le <em>faker </em>peut asseoir de meilleures identifications. Dans le cas de Kaycee Nicole / Debbie Swenson, il peut s&#8217;agir de l&#8217;identification &#224; une personne en deuil qui pourrait lui donner de meilleurs appuis pour son propre travail de deuil : qu&#8217;&#233;prouve-t-on&#160; lorsqu&#8217;un proche est mort ? Qu&#8217;&#233;prouve-t-on lorsqu&#8217;il agonise ? C&#8217;est &#224; ces r&#233;ponses que le groupe r&#233;pond. Il se comporte comme le choeur antique : il fait r&#233;sonner les fant&#244;mes et les revenants. Il est la voix des morts. </p>
<p>&#160;</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>La v&#233;rit&#233; de la fiction</strong></p>
<p>On aura compris que je suis plus que r&#233;ticent devant la formule &quot;syndrome de Munchausen en ligne&quot;. Il me semble que les termes de <em>faker</em> et de <em>troll</em> invent&#233;s par les digiborig&#233;nes sont amplement suffisants. Est un <i>troll</i> toute personne ou tout message dont la fonction est d&#8217;apporter le chaos dans le groupe. Est un <i>faker</i> toute personne qui met en ligne des contenus faux ou plus exactement des contenus qui ne correspondent pas a l&#8217; intitul&#233; : sous le titre du dernier Disney t&#233;l&#233;charg&#233; sur un r&#233;seau P2P peut se cacher un tout autre film.&#160; Trolls et fakers ont aussi, il faut bien l&#8217;admettre, des fonctions positives. Le premier, en pratiquant l&#8217;art d&#8217;avoir toujours raison, rompt les consensus et apporte au groupe les nouveaux points de vue sans lesquels ils s&#8217;axphyxierait. Le second nous rappelle qu&#8217;il peut y avoir une diff&#233;rence entre ce qui s&#8217;&#233;crit et ce qui existe. Tous nous nous enseignent qu&#8217;il y a un malaise dans la culture num&#233;rique : en ligne aussi, la premi&#232;re source de d&#233;sagr&#233;ment, et la moins &#233;vitable, c&#8217;est l&#8217;autre. </p>
<hr align="left" width="33%" size="1" />
<p><a href="#_ftnref1_2339" name="_ftn1_2339">[1]</a> Il s&#8217;agit de Dragostea din Tei par le groupe O-Zone (Dan Balan, writer/producer).</p>
<p><a href="#_ftnref2_2339" name="_ftn2_2339">[2]</a> http://news.bbc.co.uk/1/hi/entertainment/6187554.stm</p>
<p><a href="#_ftnref3_2339" name="_ftn3_2339">[3]</a> Les deux universit&#233;s de Californie (UCLA &amp; USCB), le SRI de Stanford et l&#8217;Universit&#233; de l&#8217;Utah</p>
<p><a href="#_ftnref4_2339" name="_ftn4_2339">[4]</a> Cit&#233; par <u><a href="http://alas.matf.bg.ac.yu/~mr02267/e-mail.htm">http://alas.matf.bg.ac.yu/~mr02267/e-mail.htm</a></u>. Imprim&#233; Septembre 2006. [&quot;A surprising aspect of the message service is the unplanned, unanticipated, and unsupported nature of its birth and early growth,&quot; reads a report on e-mail written for ARPA in 1976. &quot;It just happened, and its early history has seemed more like the discovery of a natural phenomenon than the deliberate development of a new technology.&quot;]</p>
<p><a href="#_ftnref5_2339" name="_ftn5_2339">[5]</a> &#8220;Official Google Blog: We knew the web was big&#8230;.&#8221; http://googleblog.blogspot.com/2008/07/we-knew-web-was-big.html.</p>
<p><a href="#_ftnref6_2339" name="_ftn6_2339">[6]</a> Cette <i>Psychologie of cyberspace </i>est disponible &#224; l&#8217;adresse http://www.rider.edu/users/suler/psycyber/psycyber.html</p>
<p><a href="#_ftnref7_2339" name="_ftn7_2339">[7]</a> <a href="http://www.humanities.uci.edu/mposter/syllabi/readings/nakamura.html">http://www.humanities.uci.edu/mposter/syllabi/readings/nakamura.html</a>, &quot;Race In/For Cyberspace: Identity Tourism and Racial Passing on the Internet&quot;</p>
<p><a href="#_ftnref8_2339" name="_ftn8_2339">[8]</a> Respectivement <a href="http://www.netvibes.com">http://www.netvibes.com</a>, <a href="http://www.friendfeed.com">http://www.friendfeed.com</a>, http://www.disqus.com</p>
<p><a href="#_ftnref9_2339" name="_ftn9_2339">[9]</a> La question int&#233;resse r&#233;guli&#232;rement les internautes comme peut le montrer une recherche rapide avec comme clefs choix+pseudo</p>
<p><a href="#_ftnref10_2339" name="_ftn10_2339">[10]</a> http://www.selfhelpmagazine.com/articles/chronic/faking.html</p>
<p><a href="#_ftnref11_2339" name="_ftn11_2339">[11]</a> La page Wikipedia qui lui est consacr&#233;e date de septembre 2007 et elle est ce jour tr&#232;s peu lue. </p>
<p><a href="#_ftnref12_2339" name="_ftn12_2339">[12]</a> http://en.wikipedia.org/wiki/Kaycee_Nicole</p>
<p><a href="#_ftnref13_2339" name="_ftn13_2339">[13]</a> http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/people/m/megan_meier/index.html?inline=nyt-per</p>
<p><a href="#_ftnref14_2339" name="_ftn14_2339">[14]</a> http://psychcentral.com/blogs/kaycee_letter.htm</p>
<p><a href="#_ftnref15_2339" name="_ftn15_2339">[15]</a> Dans le folklore de l&#8217;Internet, le <i>faker </i>est celui qui met en ligne de faux contenus ou des contenus qui ne correspondent pas &#224; leur intitul&#233;.</p>
<img src="http://www.psyetgeek.com/?ak_action=api_record_view&id=369&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.psyetgeek.com/le-travail-de-lidentit-en-ligne/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

