Les temps changent. Hier on me demandait de parler des jeux vidéo. Aujourd’hui on me demande de parler des réseaux sociaux et des jeux vidéo. C’est à dire d’abord des réseaux sociaux et ensuite des jeux vidéo. Et je suppose que demain on me demandera de parler uniquement des réseaux sociaux car les frontière entre les uns et les autres disparaissent rapidement. Sur Facebook, il existe une l’application I Play WoW (Je joue à WoW) permet de diffuser sur son compte Facebook le flux d’information généré par ses personnages de World of Warcraft; Non seulement les choses arrivent en ligne de plus en plus rapidement, mais ce qui arrive en ligne est mis à disposition tout aussi rapidement.

J’essaierai de montrer que les mondes numériques sont des mondes ou nous légendons nos vies. Nous y avons nos vies imaginaires, nous y construisons nos mythes individuels et collectifs. Mais ce sont  aussi des mondes où nous annotons nos vies. Les blogues, les réseaux sociaux, le micro-blogging ou les applications de géo-localisation sont autant de moyens de que nous nous donnons pour marquer le temps qui passe. Oliver Ertzsheid avait soulevé le lièvre en disant montrant que l’homme est un document comme les autres. Mais si nous faisons cela, si nous nous comportons en patients archivistes de nos vies, c’est parce que nous avons besoin de les légender. Nous avons besoin d’en pointer les temps forts – les anniversaires, les naissances, les deuils – mais aussi les temps faibles : le jour à jour d’une semaine ou d’un mois, l’heure à heure d’une journée

Identifier, Lier, se Séparer, et s’Identifier sont les grandes principales taches psychologiques qui nous attendent dans ces mondes.

A la mediatheque d’Artigues
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